Hôtel
De commerçant
Dit ancien hôtel de Francheville
Hôtel Mynier, anciennement dit hôtel de Francheville, 1, 3 place des Lices, place du Poids Public (Vannes)
Bretagne ; Morbihan (56) ; Vannes ; Lices (place des) 1, 3 ; Poids Public (place du) 21
Vannes
Lices (place des) 1, 3 ; Poids Public (place du) 21
1807 I3 ; 1844 K8 1893 ; 1980 BS 76
En ville
Boutique
15e siècle ; 2e moitié 17e siècle
18e siècle ; 2e quart 20e siècle ; 1er quart 21e siècle
1667 ; 1927
Daté par source ; daté par source
Attribution par source ; attribution par source ; attribution par source ; attribution par source ; attribution par source
Mynier Julien (commanditaire) ; Alquier Jean (propriétaire) ; Le Mintier de Léhélec (propriétaire) ; Le Meilleur François (propriétaire)
Une partie de l'emplacement actuel qui appartient d'après les archives avant 1662 aux familles Guydo et Le Meilleur était occupée au Moyen Age par la maison de Robert de Callac, maître d'hôtel de la Duchesse. Le bâti est alors composé d'une large maison en pan de bois donnant sur la place du Poids Public "vis-à-vis le moulin des dites Lisses"" avec cour, galerie, écurie. Avant l'acquisition de l'ensemble en 1665 par Julien Mynier, marchand, auprès de François Le Meilleur, les propriétaires procèdent à la vente d'un tiers de la maison en 1662 pour 1420 lires. D'après le procès-verbal dressé en 1666 sous l'égide des deux experts Laurent Le Ray et François Cosnier, Julien Mynier forme le projet de démolir et de rebâtir les parties arrières pour agrandir vers le nord la maison. Il est aussi envisagé des travaux de restauration sur la maison proprement dite comme c'est souvent l'usage à l'époque : reprise des façades, rénovation des couvertures accompagnée probablement d'un changement de toiture. Le marché passé entre Julien Minier et François Garderel, terrasseur, confirme l'engagement des travaux en 1667. La description des lieux fournie par la réformation en 1677 situe la porte d'entrée de l'édifice vers l'est et ajoute de ce côté l'existence d'un jardin correspondant aujourd'hui à la voirie. Vers l'ouest, la présence d'une venelle commune est aussi certifiée entre la maison et les deux de monsieur de Francheville qui la longent de ce côté. La restauration de l'hôtel effectué dans le premier quart du 21e siècle a mis à jour des éléments du 15e siècle au niveau du bâti initial qui donne sur la place du Poids Public (cheminée, mur gouttereau nord homogène avec ouvertures). De plus, les traces de fixation des aisseliers sur les poutres du rez-de-chaussée indique un encorbellement primitif de la façade place du Poids Public mis par la suite à l'aplomb du rez-de-chaussée. La réfection de la charpente datée 17e siècle a montré la réutilisation d'un élément de pan de bois, provenant peut-être de la façade.L'observation des façades montre deux campagnes de travaux : la façade place des Lices correspondant typologiquement au 17e siècle, tandis que les ouvertures de la façade sud place du Poids Public sont reprises au début du 18e siècle, travaux dus peut-être au propriétaire suivant, Jean Alquier, sieur de Mézerac, capité à cet endroit en 1733. Cette famille conserve l'hôtel jusqu'en 1759 date à laquelle il est vendu à la famille Le Mintier de Lehellec. En 1881, l'édifice est vendu à monsieur Le Corvec, épicier puis il passe entre les mains de Richard qui le revend en 1925 à monsieur Allioux. Ce dernier entreprend en 1927 de transformer la façade est de l'hôtel au goût du jour sur les plans de l'architecte Alfred Charron. Seule, une partie du projet est réalisée qui correspond à la moitié nord de la façade est.La dernière restauration de l'édifice date de 1978 où l'intervention la plus importante a consisté par du béton à consolider l'échauguette. Jusqu'en 2015, cette dernière a été protégée par un dispositif métallique dans l'attente de travaux.
Granite ; moellon ; enduit ; calcaire ; pierre de taille
Ardoise
Sous-sol ; rez-de-chaussée surélevé ; 2 étages carrés ; étage de comble
Élévation à travées
Toit à longs pans ; croupe ; demi-croupe ; noue
Escalier de distribution extérieur : escalier tournant, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
Hôtel particulier édifié en bordure de voirie sur une parcelle d'angle ne présentant plus d'espace libre. Construit en moellon enduit, l'édifice est tributaire de la dénivellation existante et offre en façade est 3 niveaux avec rez-de-chaussée surélevé desservi par un perron à double volée en maçonnerie, et en façade sud 4 niveaux dont le premier rattrape la pente du site. L'édifice est de plan rectangulaire avec en son centre mais légèrement décalée une cage d'escalier importante, doublée d'une petite cour intérieure couverte aujourd'hui.L'hôtel développe des façades à travées quadrillées par des bandeaux saillants en granit (façade est) et en calcaire (façade sud). Les baies de forme rectangulaire sont appareillées en granit et surmontées côté place des Lices de tables de granit. Les lucarnes sont ornées de frontons semi-circulaires en pierre blanche ; en façade sud, elles sont couvertes d'un arc de segment de cercle et montrent alternativement des frontons triangulaires et cintrés ; présence d'une corniche à modillons de pierre blanche.Une échauguette en pierre calcaire à coins arrondis et surmontée d'une toiture à l'impériale recouverte d'ardoises en écaille orne l'angle sud-est de l'hôtel en offrant un point de vue sur les deux places. L'échauguette repose sur trois trompes ornées de coquilles Saint-Jacques.Les étages sont desservis par un escalier, à retours avec jour, en charpente. Existence d'un autre escalier secondaire de service prenant son départ sur le palier des demi-étages. D'après les documents d'archives et les souches de cheminées, chaque niveau comprend à l'origine 4 pièces, 2 de part et d'autre de l'escalier.
Sculpture
Denticule ; coquille Saint-Jacques
Corniche à denticules. Trompes de l'échauguette ornées de coquilles Saint-Jacques.
inscrit MH partiellement ; inscrit MH
L'échauguette et sa toiture (cad. BS 76) : inscription par arrêté du 25 janvier 1929.Façades, toiture et cage d'escalier (section BS, parcelles n°73) : inscrit par arrêté du 27/07/2016.
Secteur sauvegardé
À signaler
Échauguette
Oeuvre de qualité marquée par la présence de l'échauguette d'angle et le décor des façades que l'on peut peut-être attribué, selon Erwann Le Franc, au maître architecte François Cosnier. Les documents d'archives rendent possible cette hypothèse d'attribution. De même, en façade est, l'utilisation de la toiture à noues rentrantes contribue à mettre en valeur cet hôtel.
Propriété privée
2010
(c) Région Bretagne ; (c) Ville de Vannes
2010
Lainé Claire ; Toscer Catherine ; Danielo Julien ; Mauvais Marion
Sous-dossier
Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35