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Plateforme ouverte du patrimoine

Château, Lannouan (Landévant)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château, Lannouan (Landévant)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Morbihan (56) ; Landévant

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Ria d'Etel

Canton

Pluvigner

Lieu-dit

Lannouan

Références cadastrales

1837E3 624, 623, 623bis, 625, 608, 605, 606, 622 ; 2010E 474, 448, 449, 446, 447, 468, 469, 470, 471, 475

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Allée ; parc ; communs ; puits ; écurie ; ferme ; orangerie ; chenil ; portail ; fossé

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

15e siècle (détruit) ; 18e siècle ; 19e siècle

Description historique

"La métairie de Lannouan est signalée exempte dans l'enquête sur les exempts du fouage de 1448. Hervé de Lannouan, seigneur du lieu paraît à la montre de 1464 : avec cent livres de rente, c'est la seconde seigneurie ou sieurie de la paroisse après le Val. Cette terre passa ensuite aux du Garo de Kermeno par alliance au début du 16e siècle. Cependant d'après P. Robino, les du Garo sont liés aux Lannoan, dès le 14e siècle par transaction et alliances.La terre est acquise en 1702 par Jérôme de Perrien, originaire du diocèse de Tréguier et époux de Jeanne Eudo de Kerohel ; il n'est pas certain que cette date marque le début de la reconstruction du château, car peu de temps s'écoule entre l'acquisition et la mort de Jérôme de Perrien ; de plus, le plan cadastral de 1837 montre un grand corps de logis orienté au sud-ouest nord-est relié au château actuel par le pavillon sud-ouest qui n'existe plus et qui pourrait être l'ancien manoir. Lors de l'inventaire après décès de Jérôme de Perrien en 1705, le château est décrit avec salon, cuisine, chambre haute et quatre autres chambres, complété d'écuries et de greniers. Au milieu du 18e siècle, Charles de Perrien épouse Bonne de Kerboudel de la Courpéan, seule héritière de ses parents : peut-on supposer que l'argent de l'héritage a servi à construire le château ? A la Révolution, le château reste dans la famille de Perrien et le plan cadastral de 1837 fait apparaître une physionomie assez différente d'aujourd"hui : si le corps principal avec son avancée centrale et les pavillons sont bien en place, ces derniers ont été complétés par de nouveaux pavillons en avancée vers le nord après 1840 et d'un nouveau corps en retrait sur la façade sud côté ouest ; c'est sans doute à cette époque que le grand corps en retour est détruit : il s'agit sans doute d'une refonte complète du château avec création d'un parc à l'anglaise qui fait disparaître les jardins et la cour enclos, de même qu'un petit bâtiment carré à l'entrée de la cour (plan cadastral) qui pourrait être la chapelle, ainsi que la ferme ou communs à l'ouest. Cette campagne comprend peut-être aussi la construction de communs édifiés en retrait, tandis qu'une nouvelle ferme est construite à l'ouest derrière ces communs sur une parcelle de bois de fûtaie cernée d'allées sur le cadastre ancien.Le château a subi de grands dégâts durant la seconde Guerre mondiale : incendié, il ne reste plus que deux cheminées du 18e siècle ; le grand corps construit à l'ouest dans la 2e moitié du 19e siècle est détruit, remplacé par un garage et un corps bas en avancée au sud. La plupart des décors repris au 19e siècle ont disparu. La chapelle signalée par Le Méné a disparu peut-être au même moment.L'orangerie qui remonte au 18e siècle est détruite pendant la guerre puis remontée partiellement et agrandie dans la 2e moitié du 20e siècle.La ferme est construite au milieu du 19e siècle sur l'emplacement d'une parcelle de bois de futaie cernée d'allées sur le plan cadastral ancien."

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite ; enduit ; pierre de taille ; moellon

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol ; 1 étage carré ; étage de comble ; comble à surcroît

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; croupe ; noue ; croupe polygonale ; demi-croupe ; ruellée

Commentaire descriptif de l'édifice

Corps de logis principal enduit à un étage carré sur sous-sol. Elévation nord principale avec pavillons en retour, travées centrales réunies sous un fronton triangulaire. Elévation sud à treize travées avec avant-corps central polygonal. Couverture en ardoise avec noue et croupe. Sur les deux élévations, les travées centrales sont ponctuées au niveau de la toiture par des amortissements en forme de balustres. Les lucarnes sont différentes : la plupart sont en bois à fronton cintré à l'est, mais cinq d'entre elles sur les pavillons et sur l'avant-corps sont en calcaire.Communs enduits à avant-corps latéraux sur l'élévation est couverts d'une demi-croupe et noue pour l'articulation avec la toiture principale. Les ouvertures sont en granite gris et en brique (comble), le soubassement en pierre de taille de granite gris. Un bandeau de brique sépare les deux niveaux.La ferme est en moellon enduit à un étage ou double grenier selon que l'on soit dans le logis à l'est ou la dépendance à l'est. Un grand portail à grilles en fer forgé donne accès au château : il est situé latéralement et on y accède par l'ancienne avenue de Talvern, interrompue. Il coupe un fossé creusé le long du mur d'enclos.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Volute ; balustre ; quadrilobe

Description de l'iconographie

Lucarnes à ailes sur les deux façades nord des pavillons latéraux et sur les pans obliques du corps polygonal sur l'élévation sud. Lucarne de type néoclassique au centre de l'élévation est du pavillon est. Amortissements en forme de balustres au niveau des frontons, élévations nord et sud. Battants en bois des portes de remises ornés de quadrilobes.

Protection et label

Observations concernant la protection de l'édifice

Dans un environnement très préservé, le château de Lannouan montre comment à partir d'un petit édifice du 18e siècle contraint dans son développement par une ancienne construction, on aboutit au 19e siècle à un grand château, les augmentations réutilisant la même modénature dans les ouvertures, sauf pour les lucarnes des corps latéraux, d'inspiration très néo-classiques.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Toscer Catherine

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Elévation nord, vue prise du nord-ouest
Elévation nord, vue prise du nord-ouest
(c) Région Bretagne
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