Matériaux du gros-œuvre
granite ; moellon ; brique ; pan de bois
Matériaux de la couverture
ardoise
Typologie de plan
plan rectangulaire régulier
Description de l'élévation intérieure
rez-de-chaussée surélevé ; 2 étages carrés ; étage de comble
Partie d'élévation extérieure
élévation à travées
Typologie de la couverture
toit à longs pans ; pignon découvert ; croupe ; toit à plusieurs pans brisés ; toit conique
Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
Commentaire descriptif de l'édifice
La demeure s'élève au centre d'un terrain boisé et clôturé, à l'écart de la route de Rémilly. Elle comprend une cave, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble. Elle est construite en moellon de granite avec pierre de taille de calcaire (soubassements, chaînes, encadrements) à l'exception de l'étage surmontant la tour d'angle, qui est en brique et pan de bois. Elle est principalement couverte d'un toit à longs pans à pignon découvert (côté sud) et à croupe (côté nord) en ardoise. La tour d'angle, qui comporte un second étage carré, est couverte d'un toit à plusieurs pans brisés, et la tourelle en surplomb d'un toit conique.La demeure se situe à un tournant dans l'histoire de l'architecture de la villégiature à Saint-Honoré-les-Bains. En s'inspirant de l'architecture du Moyen Âge et de la Renaissance, l'auteur puise aux mêmes sources que les architectes du Castel des Loges et de la Villa La Rouveyre, construits une quinzaine d'années plus tôt. Il s'en distingue toutefois en donnant à la villa l'allure d'un véritable manoir en soignant à la fois la mise en œuvre des matériaux et le décor sculpté. Le château de Gien pourrait avoir servi de source d'inspiration. En l'absence d'enduit, attestée dès l'origine, le moellon de granite du Morvan devient un décor à part entière. On le retrouve d'ailleurs, dans les années qui suivent immédiatement, mis à l'honneur de la même manière à la Villa Le Bois Joli et au Castel des Cèdres. Dans la tour, il est associé à la brique et au pan de bois du dernier étage qui rappelle la tour du château de Villemenant à Guérigny. Le calcaire sculpté des croisées couvertes de linteaux en accolade, du corps de moulure qui règne en imposte à l'étage, des culots de la tour d'angle et du cul-de-lampe de la tourelle en surplomb crée un contraste avec le granite de style rustique. La porte d'entrée de la tour est encadrée par deux pilastres et surmontée d'un fronton brisé à volutes supérieures rentrantes et d'un édicule à fronton cintré. Un écu armorié ("D’or au sautoir de gueules") est sculpté au-dessus de chacune des deux entrées. Sa signification précise reste inconnue.En plan, la demeure se présente comme une villa double. Un mur de refend transversal la divise en deux parties égales qui communiquent toutefois à tous les niveaux. Chacune de ces deux parties possède sa propre entrée et son propre escalier. En façade nord-est, la porte donne directement dans la cage d'escalier de la partie nord de la demeure. L'escalier tournant à retours avec jour en charpente de bois dessert tous les étages. Une partie du rez-de-chaussée est occupée par une salle à manger qui conserve son décor ancien (lambris d'appui et cheminée). L'autre porte de la villa donne accès à l'escalier en vis en maçonnerie qui occupe la tour et dessert le rez-de-chaussée et le premier étage. L'escalier s'interrompt ensuite et le second étage de la tour abrite une chambre, mais l'accès à l'étage de comble peut se faire par un second escalier en vis, de taille plus réduite, situé dans la tourelle d'angle en surplomb. Dans cette partie sud de la demeure, on trouve actuellement un grand et un petit salon au rez-de-chaussée, et un cabinet de travail à l'étage, mais il est possible que la fonction des pièces ne soient pas celle d'origine. Cette distribution originale peut s'expliquer par la fonction même de la villa, qui doit permettre au propriétaire d'accueillir des hôtes curistes sans pour autant être gêné par leur présence. Dans la partie sud, le rez-de-chaussée et l'étage pourraient ainsi correspondre à deux appartements. Chacun donne directement sur l'escalier de la tour d'angle et se trouve, de ce fait, indépendant de l'autre. Cette configuration rappelle celle de la Villa La Rouveyre, qui appartenait également à un médecin.
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture (étudié dans la base Palissy)
Indexation iconographique
armoiries
Description de l'iconographie
Écu armorié sculpté au-dessus de chacune des deux portes d’entrée ("D’or au sautoir de gueules"). Ces armoiries sont également celles de la famille Hattstatt (et de la commune de Hattstatt, dans Haut-Rhin) mais aucun lien avec cette famille (ou cette commune) n'a pas être établi. Il est toutefois peu probable que l'écu soit seulement décoratif, puisque l'utilisation de hachures et de pointillés rend compte précisément des couleurs héraldiques. Par ailleurs, l'écu est le même au-dessus des deux portes.
Date de l'enquête ou du récolement
2019