Description historique
Le terrain de 32000 m² fut acquis par les hospices civils de Roubaix en 1868. Emile et Louis Barbotin, père et fils, furent lauréats du concours lancé le 23 janvier 1880 dans la Gazette des architectes et du bâtiment. Selon leur projet initial, les bâtiments auraient été distribués autour de quatre cours en enfilade avec une vaste chapelle dans l'axe ; dans leur projet définitif, ils le sont autour d'une seule vaste cour d'honneur dont la perspective est close par l'aile des cuisines avec, de part et d'autre, une succession de trois pavillons distincts, mais reliés entre eux au rez-de-chaussée par une galerie : pavillons des hommes indigents, de l'infirmerie et des orphelins à droite, des femmes indigentes, de l'infirmerie et des orphelines à gauche ; les dortoirs renfermaient 34 lits. L'hospice était prévu pour offrir une capacité de 600 lits. La pose de la 1ère pierre eut lieu le 29 mars 1890, et les travaux achevés en 1894 en tenant compte des aménagements urbanistiques demandés par la Commisssion départementale des bâtiments civils : élargissement de la rue de Barbieux avec pan coupé sur le bâtiment sis à l'angle du boulevard de Douai.£Les orphelins quittèrent les lieux en 1906. Une chapelle provisoire établie dans l'aile gauche au rez-de-chaussée, fut agrandie en 1906 par Jules Derégnaucourt qui aménagea les combles pour y établir des dortoirs entre 1905 et 1907. A partir du début des années 1950, l'architecte Pierre Neveux entreprit la plus importante transformation portant sur l'hospice en surélevant de deux niveaux le corps de bâtiment bas reliant les trois pavillons de chacune des ailes principales, adoptant pour la construction neuve un parti d'élévation semblable au parti primitif : ainsi il unifiait l'ensemble en en faisant disparaître l'aspect pavillonnaire. Dans le même temps, il aménageait le comble, désormais continu, de manière à le rendre habitable. Par ces divers agrandissements, la capacité d'accueil passait de 600 à 800 lits. Par ailleurs, il divisait les grands dortoirs en chambres pour offrir plus de confort et d'intimité aux pensionnaires. Rénovation en 1962 des cuisines transférées sur un autre emplacement. En 1980, fut mise en oeuvre la construction, sur l'arrière de la parcelle, à l'emplacement de l'ancien jardin potager, de l'hôpital Victor-Provo qui est un modèle type Fontenoy dans sa variante de plan en X. Personnel religieux : soeurs de l'Enfant-Jésus, qui étaient logées au-dessus de la chapelle ; 15 religieuses en 1911, 32 en 1970 ; elles quittèrent l'établissement en 1983.£Le pavillon des Vieux Ménages (rebaptisé Clos-Fleuri) fut construit par Albert Bouvy entre 1907 et 1908 dans le prolongement de l'aile des cuisines de l'hospice Barbieux, pour 50 couples retraités. La fondation Lagache (Abri des vieux jours) résulte du legs de Julien Lagache en date du 20 juin 1879, destiné originellement à l'hospitalisation des incurables ; après l'approbation, en février 1924, du projet de Paul Destombes-Prévost, les bâtiments furent édifiés avec la participation financière du Pari Mutuel pour l'hébergement, non d'incurables, mais de petits épargnants retraités vivant en couple ; ces batiments furent implantés le long de la rue de Barbieux dans le prolongement de la façade de l'hospice.