Kiosque
Kiosque à musique
Kiosque à musique
Kiosque à musique
Hauts-de-France ; Nord (59) ; Condé-sur-l'Escaut ; place Verte
Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole
Condé-sur-l'Escaut centre
Verte (place)
2010AR non cadastré, domaine public ; 2024 AP 205
En ville
4e quart 19e siècle
1881
Daté par source
Attribution par source ; attribution par source ; attribution par source
Le conseil municipal, dans sa séance du 14 novembre 1880, entend les résultats de la souscription ouverte parmi les habitants de la commune pour l'érection d'un kiosque, qui a rapporté 1083 F sur une dépense estimée à 5000 F, et vote donc la somme de 3500 F devant être prise sur les fonds libres de 1881 et 1882. Les plans et devis de l'architecte Louis Dutouquet, établis le 4 juillet 1881 et soumis au vote du conseil le 16 août 1881, font état d'un montant envisagé de 8500 F ; les travaux sont adjugés le 29 août de la même année à Jules Beaumont-Soyez, de Condé, marbrier faisant ici office d'entrepreneur. Les éléments porteurs métalliques sont réalisés par Wallet, fondeur à Fresnes-sur-Escaut (plaque de constructeur sur la base d'une colonne de fonte). Le 1er août 1882, l'architecte produit un devis supplémentaire dont il justifie la nécessité dans l'exposition : "La ville de Condé n'ayant pas d'emplacement pour remiser les chaises de la place Verte, le but du présent projet est de construire une cave sous le kiosque à musique". La réception des travaux en date du 8 mai 1883, entérinée par le conseil le 2 août 1883, donne un compte définitif de 10 149,49 F justifié par l'emploi de colonnes en fonte, la qualité de la balustrade et la complexité des fouilles de fondation. Sources : AD Nord (série O), AC Condé-sur-l'Escaut.
Calcaire marbrier ; brique ; fonte
Zinc en couverture
Plan centré
Sous-sol
Toit polygonal
Escalier hors-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie
Le kiosque, bâti sur un plan octogonal sur cave, s'élève sur un solin de pierre calcaire marbrière surmonté de dix assises de briques ; des angles montent les colonnes de fonte qui supportent le toit terminé par une ébauche de flèche à pans concaves. Un épi de faîtage couronne le tout. La couverture est constituée d'écailles de zinc, un lambrequin de bois en cerne la retombée. La rampe d'appui de l'escalier et le garde-corps du kiosque, en fer forgé, sont traités en continuité. Le devis de 1881 définissait l'emploi d'une "gresserie de grès français, de 1ère qualité du pays" (non réalisée), de "pierres bleues" de Soignies" (calcaire marbrier), de "sapin rouge du Nord" pour la charpente, de zinc de l'usine de Vieille-Montage et de fonte. La brique employée pour la réalisation n'était donc pas prévue dans le devis.
Ferronnerie
Ornement géométrique
Rampe d'appui de l'escalier et garde-corps : fer forgé à décor géométrique.
Propriété de la commune
2006
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
2006
Oger-Leurent Anita
Dossier individuel
Conseil régional Hauts-de-France – service de l’Inventaire du patrimoine culturel 151 Bd Hoover 59555 Lille Cedex