Maison
Maison de brasseur
Maison de brasseur
Hauts-de-France ; Nord (59) ; Landas ; 69 rue Albert-Lagache
Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut
Orchies
Albert-Lagache (rue) 69
1818 A 110, 111 ; 2003 C 127
En village
4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle
Au cours de la 2e moitié du 19e siècle et jusqu'à la fin du premier tiers du 20e siècle, deux brasseries sont en activité sur la commune. En 1893-1894, la brasserie d'Auguste Simon et celle de la Veuve Hermand font l'objet d'une autorisation préfectorale de maintien d'activité (AD Nord, série M417/4120 et 4124). La brasserie Simon, devenue Simon-Deconinck vers 1920, est contrainte de cesser l'activité brassicole en 1932, date à laquelle la société des Eaux thermales de Saint-Amand-les-Eaux réalise un important forage entrainant le tarissement du puits artésiens procurant l'eau nécessaire à la production. Elle emploie à cette époque 8 personnes. Le propriétaire tente de forer un nouveau puits plus profond, mais l'eau captée étant ferrugineuse, le maintien de la production in situ devient impossible et la brasserie cesse son activité en 1932 ; elle emploie 8 personnes à cette époque. Le dépôt et la vente de bière fabriquée à Denain continuent jusqu'en 1946. Les bâtiments ont été reconstruits vers la fin du 19e siècle. Le site comprend à cette époque la maison mitoyenne (61, rue Albert-Lagache ; parcelle C 127) aujourd'hui remaniée.
Brique ; enduit ; galet
Tuile mécanique plombifère
1 étage carré
Élévation à travées
Croupe
La maison du brasseur est construite façade à rue sur deux niveaux ; le rez-de-chaussée est fortement surélevé afin de ménager en sous-sol un niveau à demi excavé pour l'aération et la bonne conservation des produits stockés. Elle se compose de 5 travées régulières prolongées d'une travée plus large dans laquelle s'inscrit le passage charretier surmonté d'un cartouche aujourd'hui aveugle dans lequel on lisait autrefois BRASSERIE. Bâtie en brique, la façade principale enduite de ciment, offrant une finition gravillonnée (dite gravier roulé ou gravier lavé) , se distingue par la qualité des chambranles aux moulures profondes des ouvertures dont le linteau en arc segmentaire (excepté celui du passage charretier) présente une clef saillante ornée de galets concassés ocre-brun. Pilastres, soubassement enduit à l'imitation de faux-appareil régulier aux joints rubannés et corniche moulurée complètent le décor. La demeure est couverte d'un toit à croupe en tuile mécanique plombifère. La gouttière est contenue dans un chéneau sur modillons en bois peint.
Propriété privée
2003
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) PNR Scarpe-Escaut
2007
Cailleau Cyril ; Luchier Sophie
Dossier individuel
Conseil régional Hauts-de-France – service de l’Inventaire du patrimoine culturel 151 Bd Hoover 59555 Lille Cedex