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Plateforme ouverte du patrimoine

Presbytère

Désignation

Dénomination de l'édifice

Presbytère

Titre courant

Presbytère

Localisation

Localisation

Hauts-de-France ; Nord (59) ; Landas ; 66 place Sadi-Carnot

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut

Canton

Orchies

Adresse de l'édifice

Sadi-Carnot (place) 66

Références cadastrales

1818 C 1652 ; 1876 C 349, 350, 351 ; 2003 C 0218

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1869 ; 1871

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribué par source

Description historique

Le vieux presbytère (détruit) se situait place Quennoy [place Verte] et semble avoir été utilisé à cet usage jusque vers 1871, date à laquelle il est remplacé par un nouvel édifice construit près de l'église et du cimetière. L'ensemble formait un quadrilatère fermé, à l'instar des fermes traditionnelles du secteur. Selon l'historien Emile Draux, son éloignement de l'église viendrait du fait que l'église paroissiale occupait autrefois la place verte (actuelle place Roger-Salengro). La thèse du déplacement de l'église lors de sa reconstruction au 18ème siècle est cependant réfutée par l'historien Alain Plateaux. La planche des albums de Croy (vers 1600) montre un édifice bâti face à l'église et dont le plan au carré et les dispositions générales ne sont pas sans rappeler le vieux presbytère. Un courrier de 1807 (AD Nord, série O330/16) , indique que la maison curiale se trouve en état de délabrement, le maire constatant des réfections très urgent (sic) à effectuer. Un devis de 1808 livre un état général des toitures et un descriptif sommaire de l'ensemble composé de divers corps de bâti dont le logis avec trois fenêtres sur toit, une grande porte, quelques remises dont une remise à bois, un bâtiment à usage d'écurie et de boulangerie. Pour la rénovation des .. 527, 26 m2 de toitures [...] demandant 49011 tuiles [...] les trois-quarts pourront encore servir, il faudra en prendre 12337 à la fabrique de Beuvry.... Un devis de l'architecte Voisin, de Douai, de juillet 1810, évoque des travaux de restauration et de rénovation de maçonneries extérieures, enduits intérieurs, huisserie et toiture (couverture en ardoise). Un devis du même architecte (AD Nord, série O330/18) de janvier 1825 envisage de nombreux travaux à exécuter dont la construction d'un four dans l'ancienne brasserie, le rejointoiement de l'ensemble des maçonneries, une réfection en tuile neuve d'une bonne partie de la toiture, celle des jouées de lucarnes en ardoise ainsi que les remplacements des ancres (de mur) en bois par d'autres en fer (devis supplétif de juin 1827). Le procès-verbal dressé en 1827 (?) par l'architecte Catet (?)...au lieu et place du Sieur Voisin indisposé pour diriger et recevoir les travaux exécutés en réparation [...] par le Sieur André Lorthoir montre que les travaux sont rapidement réalisés. Les réparations régulièrement effectuées ne suffisent cependant pas. La paroisse envisage sa reconstruction sur un terrain communal proche de l'église et d'une motte attenante au verger communal (vestige probable d'une ancienne motte féodale). En novembre 1867, l'architecte Dubrulle, de Douai, rédige un devis estimatif. L'architecte du diocèse de Cambrai émet quelques réserves : Le plan paraît bien disposé, toutefois il donne lieu à quelques observations : les trumeaux des fenêtres des façades principales et postérieures sont trop étroits, construits en brique ils n'offriraient pas la solidité voulue. Il conviendra de les élargir en diminuant les écoinçons. Sans sortir de la simplicité que comporte la construction d'un presbytère, les pignons des dépendances pourraient être mieux étudiés. Les travaux adjugés au sieur Broutin le 29 mai 1869 sont reçus par l'architecte le 15 mai 1871. L'analyse de terrain montre qu'un certain nombre de changements ont été opérés par l'architecte en plan et en élévation, dont une mise en oeuvre décorative de la brique saillante plus importante, notamment sur les murs pignons. Le vieux presbytère est occupé par des Soeurs jusqu'à sa réaffectation, en 1876, à usage de logement pour les institutrices de l'école des filles avec la construction d'une salle de classe à l'arrière. Un rapport du préfet daté de 1904 fait part du caractère absolument insalubre et inhabitable de l'édifice (AD Nord, série O330/31). Il est détruit vers 1907-1908 pour être remplacé par un logement des institutrices de l'école publique des filles.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique

Matériaux de la couverture

Tuile flamande plombifère ; tuile mécanique

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; croupe

Commentaire descriptif de l'édifice

Il se compose d'un corps principal situé en fond de cour, bordé par deux ailes basses en retour, l'aile nord étant prolongée par diverses dépendances remaniées ou reconstruites (dispositions similaires aux presbytères de Rumegies et Lecelles). L'extension du cimetière et la construction de bâtiments en tôles ont remplacé le jardin d'agrément et potager autrefois situés à l'arrière et sur les côtés. Il est bâti en brique de terre cuite maçonnée en saillie ; celle-ci est utilisée à des fins décoratives sur les principales façades du logis et des deux ailes : cordons, chambranles, croix grecques, oculi, baies aveugles, rampants des pignons à motifs en escalier, arcs cintrés et clefs pendantes, arcs divers, pilastres, etc. Le corps de logis principal, à étage carré, se compose de cinq travées : la travée centrale, mise en valeur par un décor particulier, devait être à l'origine surmontée d'une lucarne, remplacée depuis par une fenêtre de toit. La porte couverte d'un arc en plein-cintre est surmontée d'une imposte vitrée à motif rayonnant. Elle est encadrée par deux pilastres supportant un fronton triangulaire au sommet duquel un cartouche amorti d'une croix latine en calcaire carbonifère porte la date 1869. Les fenêtres, couvertes par un linteau en arc segmentaire très faiblement cintré, sont protégées par des barreaux de fer. Les deux pignons découverts, ourlés d'un motif saillant en escalier, encadrent la toiture à longs pans en tuile flamande plombifère. Bien qu'originellement destinés à des usages annexes ou communs (relaverie, pompe à eau, lieu d'aisance, etc.) , les deux ailes en retour, en rez-de chaussée et comble accessible depuis les pignons, font l'objet d'un soin décoratif identique à celui du bâtiment principal, et particulièrement sur les deux murs-pignons donnant sur cour. Ils sont couverts d'une toiture avec croupe arrière en tuile. Les nombreuses baies remaniées indiquent le changement d'usage au cours du 20ème siècle. L'aile nord est prolongée d'une remise basse sur pilier et murs de brique couverte de tuile flamande plombifère. Un trottoir en grandes dalles de calcaire carbonifère (pierre bleue du Tournaisis) borde les bâtiments sur la cour.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune (?)

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2007

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Cailleau Cyril ; Luchier Sophie

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Hauts-de-France – service de l’Inventaire du patrimoine culturel 151 Bd Hoover 59555 Lille Cedex

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Vue générale depuis la place Sadi-Carnot.
Vue générale depuis la place Sadi-Carnot.
© Inventaire général ; © PNR Scarpe-Escaut
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Plan général, projet de construction, architecte Dubrulle, 1869.
Plan général, projet de construction, architecte Dubrulle, 1869.
© Inventaire général, ADAGP ; © Conseil général du Nord ; © PNR Scarpe-Escaut
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Plan du rez-de-chaussée, projet de construction, architecte Dubrulle, 1869.
Plan du rez-de-chaussée, projet de construction, architecte Dubrulle, 1869.
© Inventaire général, ADAGP ; © Conseil général du Nord ; © PNR Scarpe-Escaut
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Elévation de la façade principale, projet de construction, architecte Dubrulle, 1869.
Elévation de la façade principale, projet de construction, architecte Dubrulle, 1869.
© Inventaire général, ADAGP ; © Conseil général du Nord ; © PNR Scarpe-Escaut
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Situation sur le cadastre de 1818.
Situation sur le cadastre de 1818.
© Inventaire général, ADAGP ; © Conseil général du Nord ; © PNR Scarpe-Escaut
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Situation sur le cadastre de 1876.
Situation sur le cadastre de 1876.
© Inventaire général, ADAGP ; © Conseil général du Nord ; © PNR Scarpe-Escaut
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Vue latérale depuis le cimetière.
Vue latérale depuis le cimetière.
© Inventaire général, ADAGP ; © PNR Scarpe-Escaut
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L'aile nord et des remises depuis la cour.
L'aile nord et des remises depuis la cour.
© Inventaire général, ADAGP ; © PNR Scarpe-Escaut
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Situation sur le cadastre de 1876.
Situation sur le cadastre de 1876.
© Inventaire général, ADAGP ; © Conseil général du Nord ; © PNR Scarpe-Escaut
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Situation sur le cadastre de 1818.
Situation sur le cadastre de 1818.
© Inventaire général, ADAGP ; © Conseil général du Nord ; © PNR Scarpe-Escaut
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