Hôtel de voyageurs ; usine de bonneterie
Hôtel de l'Epée ; Usine de bonneterie Boileau
Logement
Hôtel de voyageurs dit Hôtel de l'Epée ; puis usine de bonneterie Boileau, actuellement logement
Hauts-de-France ; Oise (60) ; Marseille-en-Beauvaisis ; 68-70 rue du Maréchal-Leclerc
Oise
Marseille-en-Beauvaisis
Maréchal-Leclerc (rue du) 68-70
1985AB 102, 105
En village
Petit-Thérain (le)
Atelier de fabrication ; magasin industriel ; entrepôt industriel ; bureau d'entreprise ; logement patronal
2e moitié 18e siècle ; 3e quart 19e siècle ; 2e quart 20e siècle
1818 ; 1867
Daté par source ; daté par travaux historiques
Boileau (commanditaire)
En 1818, Jean-Baptiste Boileau, directeur de la filature de laine de Beaupré, installée dans une partie des bâtiments de l'ancienne abbaye cistercienne, crée à Marseille-en-Beauvaisis un premier atelier de bonneterie dans une simple maison de la rue du Chauffour. Cet établissement, fonctionnant au début avec une dizaine de métiers, constitue la seule unité d'importance du canton dans cette branche industrielle, organisée partout ailleurs en petites structures à domicile. L'entreprise, poursuivie par ses fils, se développe rapidement et bénéficie d'une solide réputation qui tient à la qualité de sa production, orientée vers des produits de choix, en laine et à mailles fines, dits à façon anglaise. En 1867, elle est transférée dans les bâtiments plus vastes de l'ancien hôtel de l'Epée, situé en bordure de la route nationale. Mentionné au 17e siècle sous le nom d'hôtel de l'Epée d'Or, ce bâtiment est visiblement reconstruit dans la seconde moitié du 18e siècle. On le connaît à l'époque sous le nom d'hôtel de l'Epée royale. En 1779, il est décrit comme étant couvert de tuiles, avec à l'arrière, les granges, les écuries et un colombier. L´hôtellerie possédait également avait un jardin et sur le bord du Thérain, un herbage planté d´arbres fruitiers dans lequel se trouvait une petite pièce d´eau. En 1888, Théodore Boileau, petit-fils du fondateur, prend la tête de l'entreprise qu'il dirigera jusqu'à sa mort en juillet 1931. Après la Première Guerre mondiale, alors que le secteur de la bonneterie connaît des difficultés économiques importantes entraînant la disparition de nombreux ateliers, l'entreprise Boileau continue son ascension. En 1925, les ateliers de production sont agrandis par l'annexion de la ferme voisine de la rue du Moulin. Finalement, en 1970, l'industriel décide de regrouper son unité de production et sa maison de négoce à Paris. L'usine de Marseille-en-Beauvaisis est donc fermée et ne reçoit plus d'affectation. Depuis quelques années, une partie des bâtiments a été convertie en logements. Aujourd'hui, l'entreprise Boileau existe toujours à Paris et met son expérience et son savoir faire au service de l'industrie de luxe. En 1836, l'usine fonctionne avec une quinzaine de métiers pour la confection de bas à l'anglaise, en laine et en coton. En 1888, quarante métiers circulaires remplacent les vieux métiers français, ou métiers droits. En 1900, une machine à vapeur Gautreau de Dourdan (Yvelines) est installée sur le site. En 1890, l´usine emploie 170 personnes, dont un tiers à domicile. Vers 1930, le personnel travaillant pour l'entreprise dépasse 200 personnes. Au moment de la fermeture en 1970, les ateliers ne fonctionnent plus qu'avec une quarantaine d'ouvriers.
Brique
Ardoise ; tuile mécanique
1 étage carré
Élévation à travées
Toit à longs pans ; pignon découvert ; pignon couvert
Énergie électrique ; achetée
L'usine de bonneterie Boileau est installée en plein centre ville de Marseille-en-Beauvaisis, en limite de la route nationale et bordée à l'ouest par le cours du Petit-Thérain. A l'est, le bâtiment sur rue, correspondant à l'ancien hôtel de voyageurs qui, après l'extension, devait accueillir les bureaux et le logement patronal, s'inscrit dans l'alignement des immeubles contigus de la rue. Sa façade, à un étage carré, est ouverte à gauche d'une entrée sous porche, qui réservée à l'entrée du personnel. Elle développe un ensemble de dix travées couronnées dans la partie centrale d'un fronton triangulaire percé d'un occulus, suivant une typologie architecturale répandue dans cette région du département de l'Oise. La couverture est en ardoise et adopte une structure à longs pans et à pignons découverts. A l'arrière de ce bâtiment, les ateliers, reprenant les dispositions de l'ancienne ferme, se développent en retour de la limite nord, le long de la parcelle, ainsi qu'au sud, vers la rue du Moulin qui procure un second accès au site. Ces ateliers, à un étage carré, sont également en brique et couverts d'une toiture à longs pans et pignons couverts. Les entrepôts et magasins suivent les mêmes dispositions architecturales, à l'exception de la toiture d'un magasin formant retour à l'ouest, refaite en tuile mécanique.
Établissement industriel désaffecté
Visite refusée.
Propriété privée
2002
© Inventaire général ; © AGIR-Pic
2003
Fournier Bertrand
Dossier individuel
Arrdt_beauvais
Conseil régional Hauts-de-France - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 21 mail Albert-Ier 80000 Amiens