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Plateforme ouverte du patrimoine

Usine de papeterie des établissements Dambricourt frères, puis Société des Papeteries de l'Aa, puis Arjo Wiggins

Désignation

Dénomination de l'édifice

Usine de papeterie

Appellation d'usage

Usine de papeterie des établissements Dambricourt frères, puis Société des Papeteries de l'Aa, puis Arjo Wiggins

Titre courant

Usine de papeterie des établissements Dambricourt frères, puis Société des Papeteries de l'Aa, puis Arjo Wiggins

Localisation

Localisation

Hauts-de-France ; Pas-de-Calais (62) ; Wizernes ; rue du Bosquet

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pas-de-Calais arrondissement de Saint-Omer

Canton

Saint-Omer-Sud

Lieu-dit

Le Chocquet

Adresse de l'édifice

Bosquet (rue du)

Références cadastrales

1999 AM 136, 190, 193, 207

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication ; cheminée d'usine ; transformateur (abri) ; centrale électrique ; centrale hydroélectrique

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 19e siècle

Commentaires concernant la datation

Daté par tradition orale

Auteur de l'édifice

Description historique

Cette papeterie est créée en 1834 par la famille Dambricourt qui y fait installer la première machine à papier en continu du Nord de la France. En 1877 elle prend pour raison sociale la société en nom collectif Dambricourt frères et en 1896 elle est transformée en S.A. qui regroupe les deux usines de Wizernes, celles d'Hallines et de Wawrans-sur-l'Aa. En 1905-1907 la Sté des papeteries de l'Aa apparaît dans l'association des propriétaires de machines à vapeur. En 1910, une demande d'autorisation d'établir un bâtiment au-dessus de l'Aa est déposée pour l'usine du Chocquet. En 1911 la Sté des papeteries de l'Aa est la deuxième productrice de papier d'impression et d'écriture en France. En 1917 la Sté des papeteries de l'Aa compte quatre moulins à pâte à papier. Jusqu'en 1934 les papeteries de l'Aa produisaient du papier journal et du papier qualité supérieure. Dans les années 1960 les papeteries se spécialisent dans la production de papier couché. En 1980, suite à la mort du P.D.G Michel Beirnaert, descendant des Dambricourt, et à des difficultés financières, l'entreprise dépose le bilan. En 1985-86 les papeteries de l'Aa sont absorbées par le groupe Arjomari-Prioux et prennent la raison sociale de Société nouvelle des papeteries de l'Aa. Actuellement la papeterie fait partie du groupe franco-britannico-nord américain Arjo Wiggins Appleton et produit des papiers glacés livrés en formats et bobines ; 400 personnes y travaillent (contre 450 en 1996) et la production s'élève à 150000 tonnes de papier. On y transforme l'électricité sur place (de 90000 à 20000 volts). L'usine utilise le fioul, le gaz et l'électricité. L'eau de la rivière ne sert qu'en cas d'incendie et reçoit l'eau usée qui a été traitée et épurée après utilisation. En 1844 la papeterie employait 137 salariés dont 42 hommes, 80 femmes et 15 enfants et l'usine fonctionnait avec 2 fourneaux et 14 machines. En 1977 elle occupait 760 salariés. En 1986-87 une nouvelle machine est installée qui produit 80000 tonnes par an de papier couché. A cette date la papeterie emploie 416 salariés. En 1992 elle produit 127000 tonnes de papier.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique ; béton

Matériaux de la couverture

Tuile flamande mécanique ; matériau synthétique en couverture

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; croupe ; toit brisé en pavillon ; toit en carène

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie électrique ; achetée

Commentaire descriptif de l'édifice

L'usine est installée sur un terrain de 5 hectares. Il existait une voie ferrée entrant dans le site avec une rotonde (qui servait au transport interne) qui est désaffectée. Les ateliers de transformation (ou trituration, qui abritent l'opération de dilution de la pâte avec l'eau et son raffinage avant son envoi par tuyaux dans la machine abritée dans un bâtiment récent) ont deux étages ; ils sont construits en briques, avec armatures de béton et toit en carène pour l'un, et charpente métallique, toit à longs pans couvert de tuiles flamandes mécaniques pour l'autre. Cheminée d'usine en brique, de section circulaire. L'ancien atelier de fabrication en rez-de-chaussée (qui abritait deux machines à papier et sert actuellement d'atelier de stockage) , est construit en béton et verre avec toit en carène. Les anciens ateliers de maintenance se trouvent en rez-de-chaussée.

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Atelier de fabrication

Observations concernant la protection de l'édifice

Les anciens ateliers de fabrication, aujourd'hui réaffectés, présentent un aspect intéressant de l'architecture " industrielle " du 20e siècle.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1998

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Van Bost Nathalie

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier individuel

Accès Mémoire

Patrimoine industriel ; arrdt_stomer

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Hauts-de-France – service de l’Inventaire du patrimoine culturel 151 Bd Hoover 59555 Lille Cedex