Hôtel de voyageurs
Palace Le Sarciron
Hôtel de voyageurs dit Palace Le Sarciron
Auvergne-Rhône-Alpes ; Puy-de-Dôme (63) ; Mont-Dore ; 7, 9 place du Panthéon ; 1 à 9 rue Ramond ; 27 à 33 rue Meynadier
Anciennement région de : Auvergne
Rochefort-Montagne
Panthéon (place du) 7, 9 ; Ramond (rue) 1 à 9 ; Meynadier (rue) 27 à 33
1963 AC 463
En ville
Cour ; jardin d'hiver
Limite 19e siècle 20e siècle
Attribution par source ; signature
Hôtel de voyageurs dit palace Le Sarciron (d'après le nom de son propriétaire Aimé Sarciron) , construit en plusieurs campagnes de construction entre 1883 et 1907, à partir de l'ancien hôtel Chabaury : l'hôtel va s'agrandir progressivement jusqu'à occuper pratiquement tout un îlot. Les premiers travaux en 1883 sont signés de l'architecte grenoblois Hector Riondel : il s'agit d'un bâtiment sur la rue Moulin, qui abritera plus tard le restaurant de 1ère classe. Mais Le Sarciron est essentiellement réalisé d'après les plans de l'architecte clermontois Louis Jarrier, qui intervient dès 1890 pour quelques aménagements, puis devient le maître d'oeuvre de la deuxième tranche de travaux en 1893. Celle-ci consiste en la construction d'un édifice de 11 travées sur 7 niveaux ; seules 8 travées sont réalisées. Les trois autres sont ajoutées en 1896, accolées au 1er bâtiment de Riondel. En 1898 est aménagé le jardin d'hiver. En 1905-1906, l'hôtel est agrandi de 4 travées sur la rue Ramond, et un nouveau corps de bâtiment est édifié sur la rue Perpère. En 1907 enfin, l'angle des rues Ramond et Meynadier est aménagé et constitue la liaison avec le bâtiment de 1893 ; c'est dans cet angle que Jarrier fait graver sa signature. L'ensemble du décor sculpté des façades est dû au sculpteur auvergnat Emile Gourgouillon. En 1957, Le Sarciron devient un immeuble d'appartements en copropriété.
Trachyte ; andésite ; pierre de taille ; moellon ; enduit
Ardoise
Sous-sol ; entresol ; 3 étages carrés ; étage de comble
Élévation à travées
Toit à longs pans brisés ; croupe brisée ; dôme circulaire ; dôme carré
Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
Ensemble de bâtiments organisés autour d'une cour intérieure rectangulaire. Une véranda, accolée à la bordure est de cette cour, fait office de jardin d'hiver. L'ancien hôtel occupe un quadrilatère presque complet, dont trois façades principales ouvrent sur des rues et place importantes de la station, menant soit à l'établissement thermal, soit au casino. Le rez-de-chaussée et l'entresol de l'hôtel sont unis en façade par le même traitement en bossage de pierre de taille de trachy-andésite. Les étages sont réalisés en blocage de moellons de trachy-andésite enduits. Les encadrements, chaînes d'angles et autres éléments de modénature sont en pierre de taille de trachy-andésite. Les deux angles nord-est et nord-ouest du bâtiment constituent les points forts de l'ensemble, avec pour le premier une rotonde couronnée d'un dôme circulaire, et pour le second, un pan coupé dans la partie inférieure du bâtiment qui devient convexe à partir du premier étage, le lien entre ces deux aspects se faisant par l'intermédiaire d'une trompe concave. Les travées des deux entrées principales, l'une à l'est sur la rue Jean-Moulin, l'autre à l'ouest sur la rue Meynadier, se distinguent des autres travées par des décors architecturaux spécifiques : en particulier une corniche en plein-cintre au niveau de l'étage de comble pour la première, et pour la seconde, un dôme carré surmontant les deux travées des étages et la grande verrière d'entrée. Les autres toits sont à longs pans et croupes brisés, percés de lucarnes. L'ensemble des toitures est en ardoise. Le bâtiment comporte plusieurs escaliers, tournants à retour avec jour, mais le plus remarquable est l'escalier ouest en pierre, en particulier en raison de sa rampe en fer forgé d'inspiration néo-gothique.
Sculpture ; ferronnerie
Ornement à forme architecturale ; tête : homme ; mufle : lion ; ornement à forme géométrique ; griffon myth.
L'ensemble des façades est décoré d'ornements architecturaux (frontons, agrafes, consoles, culots, etc.). L'entrée principale de la rue Jean-Moulin est surmontée d'une tête d'Hercule coiffée d'une dépouille de lion. La rampe en fer forgé de l'escalier ouest, essentiellement à décor géométrique, présente à son départ un griffon enchaîné à la hampe d'un lampadaire.
2005/03/21 : inscrit MH
Propriété privée
1997
© Région Auvergne - Inventaire général du patrimoine culturel
2001
Ceroni Brigitte ; Piéra Pascal
Dossier individuel
Région Auvergne-Rhône-Alpes - Centre de documentation du patrimoine - 59 boulevard Léon Jouhaux - CS 90706 – 63050 Clermont-Ferrand CEDEX 2 - 04.73.31.84.88