Chapelle
Saint-Nicolas de Myre
Chapelle Saint-Nicolas de Myre
Nouvelle-Aquitaine ; Pyrénées-Atlantiques (64) ; Ostabat-Asme
Iholdy
Iholdy
Haranbeltz
1832 B1 71, 72, 73, 74 ; 1988 B 87
En écart
Cimetière
11e siècle
17e siècle ; 18e siècle ; 19e siècle ; 20e siècle
La chapelle Saint-Nicolas de Haranbeltz est située à la convergence de deux grandes voies de pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, celles de Vézelay et du Puy rejoignant à Ostabat la voie de Tours. À l'origine, la chapelle dépendait d'un prieuré dont la date de fondation est inconnue. Toutefois, Haranbeltz est cité en 1059 sur le testament de Lope Eneco, vicomte de Baïgorry. Un hôpital est, entre autres dates, mentionné en 1106, 1201, 1381 pour la période médiévale. La fondation a donc probablement lieu au 11e siècle. Il ne subsiste aucun vestige de l'hôpital et du logis prieural. Seul un lieu-dit, Ospitalea, est mentionné sur le cadastre ancien. Les quatre maisons aux alentours du site, Sala, Etxeberria, Borda et Etxeto, appartenaient originellement à la communauté de donats, sous la direction du prieur. Leur nom a perduré. La porte de la chapelle, en plein-cintre à double voussure, est surmontée d'un tympan décoré notamment d'un chrisme qui est daté du 12e ou du 14e siècle en fonction des auteurs. À l'intérieur, la dalle funéraire de Jacques de Borda est datée 1760. Par lettres patentes en forme d'édit, données par Louis XVI à Versailles en novembre 1784, l'hôpital est rattaché à celui de Saint-Palais. Les donats d'Haranbeltz accèdent alors à la propriété des terres et des quatre donateries. Les propriétaires actuels de ces maisons sont copropriétaires de la chapelle. L'édifice roman a été maintes fois restauré au cours des siècles. L'intérieur possède un décor des 17e et 18e siècles. La sacristie et le porche paraissent être du 19e siècle. Presque ruinée au milieu du 20e siècle, la toiture a été refaite en 1960. Le cimetière conserve des tombes anciennes.
Calcaire ; moellon ; moyen appareil ; enduit
Tuile creuse
Plan allongé
1 vaisseau
Fausse voûte en berceau plein-cintre
Toit à longs pans ; pignon couvert ; pignon découvert ; croupe ; appentis
Construite sur un affleurement rocheux, la chapelle est de plan allongé (13 m. x 9 m. env.) , à vaisseau unique et chevet plat. Elle est recouverte d'un toit à longs pans et pignon couvert à l'est. À l'ouest, le clocher-mur pignon sommé d'une croix est percé de deux baies campanaires, avec chambre des cloches surmontée d'un appentis. Au nord-est, la sacristie est couverte d'un toit à croupe. À l'ouest, le porche, de plan rectangulaire orienté nord-sud est à deux niveaux, sous croupe. L'étage a hébergé les pèlerins, puis servi de fenil. La porte d'entrée de la chapelle est précédée de quatre marches en dalles de calcaire lité. Le tympan est sculpté d'un chrisme, d'une croix de Malte et d'une étoile à cinq branches. Le piédroit de gauche de la porte possède également une tête sculptée. À l'intérieur, les murs sont ornés de lambris peints. Un retable contient des sculptures en bois représentant saint Nicolas au centre, entouré de la Vierge et de saint Jacques.
Sculpture
Chrisme ; croix de Malte ; tête
Le tympan de la porte est sculpté d'un chrisme, d'une croix de Malte et d'une étoile. Le piédroit gauche de la porte est décoré d'une tête.
Mauvais état
1987/07/02 : inscrit MH
Propriété privée
2000
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil général des Pyrénées-Atlantiques
2000
Pécheux Barbara ; Labat Nelly
Dossier individuel
Région Nouvelle-Aquitaine - Service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Bordeaux - 5, place Jean-Jaurès 33000 Bordeaux - 05 57 57 72 37