Presbytère ; mairie
Mairie
Presbytère, mairie
Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Montreux-Jeune ; 30 rue Principale
Anciennement région de : Alsace
Dannemarie
Principale (rue) 30
1971 02
En village
Four à pain
4e quart 18e siècle
1781
L'édifice actuel ferait suite à un presbytère plus ancien construit à l'initiative de Wolfgang de Staal de Soleure, chanoine de l'abbaye de Grandval en 1646 et recteur de la paroisse. L'édifice aurait été agrandi et restructuré en 1781 par l'architecte François Martin Burger, inspecteur des bâtiments publics de Haute Alsace, résidant à Belfort. A la Révolution, le presbytère fut confisqué et vendu comme bien national à Joseph Perronne, maire et notable du village. En 1927, la dernière héritière des Perronne fit don de cette propriété à la commune sous réserve de l'utiliser pour des oeuvres charitables. Mais en 1970, n'ayant pas les moyens de restaurer et d'entretenir la maison, depuis longtemps abandonnée et délabrée, le conseil municipal prit la décision de la démolir. En 1973, la restauration de l'édifice fut confiée à l'association "Maisons Paysannes d'Alsace". Le chantier visait à redonner à la maison le caractère qu'elle avait perdu au fur et à mesure des transformations. Les façades ont été dégagées des bardages qui les recouvraient et une partie des fenêtres restituées dans leurs amples proportions d'origine. La toiture a été entièrement refaite : pans débordants de manière à protéger les façades des intempéries, couverture en tuiles plates de récupération. Le bâtiment sert actuellement de mairie, de bibliothèque et de centre d'activités culturelles.
Bois ; pan de bois ; calcaire ; moellon
Sous-sol ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré
La maison de plan rectangulaire, dont la façade principale, rythmée par 5 travées, dispose de deux portes d'entrée. Les grandes baies oblongues, de tradition française, indiquent une bonne hauteur sous plafond. Le pan de bois dense, régulier, est constitué d'écharpes courtes et de doubles traverses aux deux niveaux. La belle toiture à croupes est couverte de tuiles plates anciennes. Malgré certaines concessions lors de l'aménagement de l'édifice en mairie et centre culturel, la maison comporte encore la grande cuisine du 18e siècle, équipée de son four à pain hors-oeuvre, ainsi que des salles d'importance variable et une grande salle de 62 m2. Les élévations en pan de bois à hourdis de petites pierres calcaires, présentaient sur leur face interne un lattage horizontal cloué : celui-ci servait d'un côté de coffrage pour le hourdis et de l'autre de support pour le revêtement en plâtre des pièces. Selon Marc Grodwohl, il n'est pas impossible que dès son origine, le bâtiment ait été entièrement enduit extérieurement. Pour le cloisonnement intérieur, un système comparable était réalisé en planches verticales fixées dans des rainures du plancher et du plafond supportant sur les deux faces un lattage horizontal auquel s'accrochait l'enduit, technique connue sous le nom de "cloison espagnole" et utilisée en Alsace depuis le 16e siècle. En revanche, les murs supports des appareils de chauffage, sont épais et en pierres.
Restauré
À signaler
2001
© Inventaire général
2002
Fritsch Florent ; Jordan Benoît
Dossier individuel
Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31