Usine de dentelle mécanique
Dentelle de Lyon société Platel-Commarmond
Usine de dentelle mécanique dite Etablissements Platel & Cie tulle - dentelle puis société Commarmond dite Dentelle de Lyon
Auvergne-Rhône-Alpes ; Rhône (69) ; Villeurbanne ; 77 rue Anatole-France ; 3 rue Garet
Anciennement région de : Rhône-Alpes
Lyon patrimoine industriel
Villeurbanne
Anatole-France (rue) 77 ; Dubois (impasse) ; Garet (rue) 3
1999 AS 27
En ville
Atelier de fabrication
1er quart 20e siècle
1910
Daté par source
L'atelier du maître tulliste Henri-Alexandre Platel s'installe impasse Dubois à Villeurbanne en 1910, il est spécialisé dans la fabrication de la dentelle. Un des métiers de cet atelier a été présentés à l'exposition internationale de Lyon de 1914 (?). C'est le fils Pierre-Henri Platel qui prendra la suite de son père dans les années 1930. Le fils de ce dernier Edmond-Alexandre Platel, sera formé à l'école de tissage de Lyon avant de rejoindre l'atelier de Villeurbanne dans les années 1950. La société Commarmond est la société commerciale qui travaille avec l'atelier Platel, jusqu'aux années 1990, la société vendra à monsieur Delcultieux qui remplacera monsieur Platel parti pour des raisons de santé.¶¶La société Platel-Commarmond est spécialisée dans la dentelle à façon, dans la fabrique de nappes, de napperons de mantilles, tulles et spécialités. Cette société est propriétaire de huit métiers à tisser la dentelle, pièces uniques fabriquées sur une base de mécanique Vicenzi de 1860. Madame Pat Earnshaw spécialiste des «Pusher machine» (métiers dentelle), explique que c´est dans la région lyonnaise et seulement là, que ce type de dentelle est fabriquée. Il s'agit de dentelle à nappes rondes de 5 mètres de diamètre, de dentelle à rideaux, le tulle-illusion (un article de 3 grammes au mètre carré contre 15 à 20 grammes au tulle de coton) ainsi que tout modèle grande largeur. En accord avec le dernier propriétaire des métiers, et sur proposition de l´inspection des Monuments historiques, ces huit métiers, sont classés au titre des objets par un arrêté ministériel du 5 janvier 1996. La société loue les locaux (non protégés au titre des Monuments historiques) qui abritent ces métiers, ainsi que l´ensemble de la chaîne de fabrication, au propriétaire d'origine monsieur Platel. Ces ateliers, en rez-de-chaussée ont été construits autour des métiers, très volumineux et lourds, tout en fonte, pesant pour les plus lourds 17 tonnes et de sept mètres de long pour les plus longs. Depuis le mois de décembre 2002, la société Commarmond est en grande difficultés économiques. En effet, cette entreprise est en perte de vitesse et doit faire face à de graves problèmes économiques. Les métiers étant arrêtés, la société désire quitter les lieux et reprend donc contact avec les services patrimoniaux pour demander aides et conseils quant au devenir des machines. La recherche d'un lieu d'accueil pour les métiers n'a abouti que pour deux d’entre eux, en 2006, deux métiers classés rejoindront la cité internationale de la dentelle de Calais (cf annexe état des lieux 2002-2010). Les autres seront déclassés par la Commission supérieure des monuments historiques 4ème section : 27 mai 2008, l´arrêté n° 045 portant déclassement au titre des monuments historiques de six métiers à tisser (Johnson et Biot). En 2010, au moment du déménagement des deux métiers de marque Husband et Putigny restés classés Monuments Historiques et en partance pour Calais, un troisième métier (métier Johnson déclassé) sera sauvegardé par une association villeurbannaise (cadre de vie et patrimoine / inter-quartier Villeurbanne) aidé par la mairie de Villeurbanne. (cf annexe)¶¶Rappelons qu'à Lyon et Villeurbanne, il existe une grande tradition de fabrique de dentelle depuis le début du XIXe siècle. L'exemple des sociétés Dognin et Baboin montre cette importance, ainsi que toute la fabrication du tulle (base de la dentelle) basée dans la région de Tarare et dans le nord Dauphiné. Exemple de la société Dognin installée également à Villeurbanne :¶¶Installée place Louis XVI (place Morand) jusqu'en 1838, la société Dognin créée en 1805 fabrique du tulle sur métiers à chaîne dérivés des métiers à bras. Les premiers métiers anglais sont fabriqués par Heathcoat en 1808 et sont importés à Calais en 1816, malgré l'interdiction d'exportation. Jean-Claude Dognin, envoie son fils Michel-Camille acheter des métiers bobin (anglais) à Calais, pour Lyon. La société fabrique du tulle grenadine en blanc et noir créé en 1825, puis le tulle zéphir et le tulle illusion.¶¶A Calais, monsieur Dognin s'associe à Augustin Isaac, inventeur breveté du procédé appliquant le jacquard au métier à bobines, ce qui entraîne une parfaite imitation des parties épaisses ou mat de la dentelle avec ajout d'un fil de contour en soie passé à la main par des brodeuses à domicile. L'usine Dognin & Cie de Calais (en collaboration avec A. Isaac) fonctionne jusqu'en 1859. Puis les métiers sont transformés et rapatriés dans une nouvelle usine (moteur à vapeur) construite à la Croix-Rousse (rue Pelletier) qui fonctionnera jusqu'en 1909. Une partie mécanique, (fabrique les métiers à tisser la dentelle), est également installée à Villeurbanne. Dans le même temps, des bureaux administratifs et commerciaux sont ouverts rue Puits Gaillot. En 1871, la société Johnson ouvre une usine de construction de métiers à tisser la dentelle, également à Villeurbanne au 17, rue de l´Egalité. La société Dognin diversifie sa production en fabriquant des nappes, napperons, rideaux, etc..., avec les textiles artificiels, synthétiques puis élastiques.lire annexe : Etat des lieux 2002-2010
Enduit
Tuile mécanique ; verre en couverture
Plan rectangulaire régulier
En rez-de-chaussée
Shed ; toit à longs pans
¶L'atelier de Villeurbanne est de forme rectangulaire en mâchefer tout en rez-de-chaussée assez rudimentaire. Le toit est éclairé par des sheds et un toit à longs pans. Les baies en façade ouest sont de forme rectangulaire à huisseries métallique.
État moyen
À signaler
Dossiers machines dans Palissy : machines classées monuments historiques jusqu'en 2007 puis déclassées pour 6 d'entre elles. L'atelier est situé sur la commune de Villeurbanne, le siège social à Lyon. L'atelier n'a hélas jamais été protégé MH. Suite à la fermeture du site en 2002, la recherche d'un lieu d'accueil pour les métiers n'a abouti en 2006 que pour deux d'entre eux qui ont rejoints l'atelier-réserve de la cité de la dentelle de Calais. Le déménagement des deux métiers Husband et Putigny, restés classés monuments historiques, s'est bien déroulé et les métiers ont pu, rejoindre le conservatoire (site Aubert) de la cité internationale de la dentelle de Calais pour intégrer les collections du musée fin juin-juillet 2010. Un métier Johnson déclassé a été sauvegardé au moment du déménagement par une association Villeurbannaise (cadre de vie et patrimoine et l'inter-quarier de Villeurbanne (monsieur Jean-Paul Masson) aidée par la mairie de Villeurbanne.pour citer cette étude : Halitim-Dubois Nadine, usine de dentelle mécanique dite établissements Platel Cie tulle dentelle puis société Commarmond, 2003. https://patrimoine.auvergnerhonealpes.fr/dossier/usine-de-dentelle-mecanique-dite-etablissements-platel-cie-tulle-dentelle-puis-societe-commarmond-dite-dentelle-de-lyon/8104fa27-7402-4c41-95a2-58e87c77afc5
Propriété privée
2003
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon
2003
Halitim-Dubois Nadine
Dossier individuel
Région Auvergne-Rhône-Alpes - Centre de documentation du patrimoine - 59 boulevard Léon Jouhaux - CS 90706 – 63050 Clermont-Ferrand CEDEX 2 - 04.73.31.84.88