Moulin à farine ; usine textile
Moulin à farine, puis usine textile Méquillet-Noblot et Cie, puis usine de confection Blum, usine de Chevret, actuellement immeuble à logements et magasin de commerce
Usine de confection ; immeuble à logements ; magasin de commerce
Moulin à farine, puis usine textile Méquillet-Noblot et Cie dite usine de Chevret, actuellement immeuble à logements et magasin de commerce
Bourgogne-Franche-Comté ; Haute-Saône (70) ; Couthenans
Anciennement région de : Franche-Comté
Haute-Saône
Héricourt ouest
Chevret
1825 A 559, 560, 562, 566 bis à 578, 579 bis à 581, 584, 585 ; 2005 A 209, 313, 323 à 325, 329, 331, 333, 490, 492 à 495, 556 à 559, 570 à 573, 575, 576, 612, 613, 625 à 627, 806, 807, 986, 989, 990, 993, 1055, 1056, 1060 à 1064, 1067 à 1071, 1082, 1084, 1086, 1252, 1253
Isolé
Lizaine (dérivation de la)
Atelier de fabrication ; entrepôt industriel ; transformateur ; logement patronal ; logement d'ouvriers ; salle de concert ; garage
1ère moitié 19e siècle ; 4e quart 19e siècle ; 2e quart 20e siècle
1882 ; 1929
Daté par source ; daté par travaux historiques ; daté par source ; daté par travaux historiques
Le moulin à farine de Chevret est vendu en 1809 à Jean-Georges Noblot, qui souhaite y entreprendre la fabrication de l'acier. Il est peu probable que ce petit établissement métallurgique ait vu le jour. En 1818, le moulin est acquis par la société Méquillet-Noblot et Cie, implantée dans la ville voisine d'Héricourt, et converti en filature de coton. Un atelier de fabrication est construit à cet usage, complété peu après d'un bâtiment comprenant un atelier de préparation (équipé d'un batteur pour l'épluchage du coton) et des logements. Le matériel, installé en 1819 et mu par une roue hydraulique, est mis en service en mars 1820. Vers 1833, l'établissement est réorganisé : il est complété d'un tissage - vraisemblablement équipé de métiers mécaniques mus par la force hydraulique - et le matériel de la filature est modernisé. La machine à vapeur de 12 ch, insuffisante, est mise au service d'un atelier de blanchiment en 1837. Ce dernier, ainsi qu'une partie de la filature, est détruit par un incendie en 1840. Un nouvel atelier en pierre de trois étages est édifié peu après. Il est isolé de la filature par "plusieurs murs qui règnent de bas en haut avec gradins sur le toit ", et pourvu d'une machine et d'un chauffage à vapeur. A l'emplacement de l'atelier de blanchiment incendié sont construits des ateliers de préparation. L'atelier de tissage est également réorganisé, et pourvu de nouveaux métiers mécaniques. De 1847 à 1855 environ, l'usine de Chevret produit des pièces en soie (teintes et imprimées dans la fabrique d'Héricourt). En 1862, elle délaisse l'activité de filature, au profit d'une nouvelle unité construite à Colombier-Fontaine (25) et ne conserve que l'activité de tissage. A partir de 1877, elle se spécialise dans le tissage du coton. Elle connaît des agrandissements successifs jusque dans les années 1880 (ateliers de fabrication, de préparation et de finition bâtis en rez-de-chaussée). Un atelier de blanchiment, destiné à produire des toiles blanches grâce au procédé au chlore, est construit vers 1883. Les matrices cadastrales signalent pour 1882 l'achèvement d'une maison - vraisemblablement le logement patronal -, d'une " écurie de luxe " et de la cité ouvrière au lieu-dit le Jonchet. A partir de 1922, toutes les machines du tissage sont actionnées par l'électricité. Les ateliers du tissage sont agrandis en 1929, équipés dans la décennie suivante de métiers automatiques. Le tissage mécanique cesse de fonctionner en 1966. Il est racheté par Georges Blum qui poursuit jusqu'en 1980, sous l'appellation de Manufacture de Chevret, une activité de confection. En 1990, un incendie détruit un bâtiment à étages qui abritait des bureaux et une ancienne forge. Le site est aujourd'hui occupé par un magasin de vêtements, un bar et des appartements, aménagés dans l'ancienne filature. En 1819, la filature est équipée de 4564 broches, complétée par 1200 broches en 1822, et d'un batteur Risler et Dixon (Cernay, 68). Elle acquiert en 1833-1834 des bancs à broches et des bancs d'étirage, une carde et quatre machines à parer. Une machine à vapeur de 16 ch, autorisée en 1834, est remplacée dès 1835 par une machine de marque Tamisier (Paris). Vers 1843 sont installées une machine à vapeur Jacques-André (Vieux-Thann, 68), des machines batteurs à l'anglaise de marque Stamm père et fils, à Thann (68), 12 machines à parer, bobinoirs, transmissions, ourdissoirs André Koechlin et Cie, à Mulhouse (68). 70 métiers mécaniques Jacques-André, à Thann (68) sont mis en place en 1845. En 1850, l'établissement comptabilise 6500 broches, une centaine de métiers mécaniques et environ 80 métiers à bras. En 1877, installation d'une nouvelle machine à vapeur et de nouveaux métiers à tisser Berger-André (Thann, 68). Acquisition de deux encolleuses Berger-André en 1882. Le nombre de métiers mécaniques passe de 152 en 1863, à 92 en 1877, puis 230 en 1882, 340 en 1885, 560 en 1890, 380 en 1894 et 360 en 1905. En 1912, l'us ine s'équipe de 10 métiers automatiques Gabler et d'une machine à appondre Barber et Colman. Elle acquiert deux encolleuses SACM en 1928 et 46 métiers 6/4 automatiques en 1935. L'usine emploie 170 hommes, 154 femmes et 33 enfants en 1852 ; 72 hommes, 60 femmes et 46 enfants en 1863 (292 en temps normal) ; 81 hommes, 48 femmes et 14 enfants en 1876 ; 160 hommes, 101 femmes et 34 enfants en 1893, et 246 en 1931.
Grès ; calcaire ; enduit ; moellon
Tuile mécanique ; tuile plate ; ardoise ; verre en couverture
Étage de soubassement ; 3 étages carrés
Toit à longs pans ; shed ; toit en pavillon ; croupe ; demi-croupe
Énergie hydraulique ; produite sur place ; énergie thermique ; produite sur place ; énergie électrique ; achetée
L'atelier de la filature comprend un étage de soubassement et trois étages carrés, couvert d'un toit à longs pans. L'extrémité est de ce bâtiment - appelée tour de séchage (?) - est couverte d'un toit en pavillon et tuile plate. Les ateliers du tissage sont construits en pierre enduite, en rez-de-chaussée couverts de sheds. Le logement patronal possède un étage carré et un étage de comble, couvert en ardoise.
Établissement industriel désaffecté ; restauré
Propriété privée
2004
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
2004
Favereaux Raphaël
Dossier individuel
Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.63.64.20.00