Usine métallurgique ; laminoir
Forge de la Branleure, puis laminoir des Héritiers de M.R. de Buyer, puis de Buyer et Cie, puis Les Héritiers de Charles de Buyer
Usine métallurgique dite forge de la Branleure, puis laminoir de Buyer
Bourgogne-Franche-Comté ; Haute-Saône (70) ; Aillevillers-et-Lyaumont
Anciennement région de : Franche-Comté
Haute-Saône
Saint-Loup-sur-Semouse
Branleure (la)
1827 A 1823 à 1855 ; 2006 A 1302, 1306 à 1308, 1472, 1514, 1515, 1528 à 1531
Isolé
Semouse (dérivation de la)
Atelier de fabrication ; magasin industriel ; logement ; logement d'ouvriers
4e quart 19e siècle ; 3e quart 20e siècle
Daté par source ; daté par travaux historiques
Situées sur les terres de la famille de Magnoncourt, les forges de la Branleure sont mentionnées dès la fin du 17e siècle. Composées d'une forge et d'un fourneau, elles sont exploitées au début du 18e siècle par Jean-Jacques Rochet, qui créé vers 1705 les forges de la Chaudeau (étudiées IA70000217), situées 1 km en aval sur la Semouse. En 1772, l'usine produit 400 milliers de fer. Le haut fourneau cesse de rouler vers 1800. Les forges sont acquises en 1855 par Rodolphe de Buyer, maître de forges à la Chaudeau. Elles sont réaménagées et pourvues de trois feux d'affinerie, trois fours et deux martinets. Les deux derniers feux d'affinerie sont arrêtés en 1882, remplacés vers 1890 par un train de laminoir. Un ensemble de logements ouvriers est construit dans le dernier quart du 19e siècle. Un autre, mentionné "en ruines", situé derrière l'atelier de forge, est détruit vers 1900. Vers 1893 est créée la société en nom collectif Les héritiers de M. Rodolphe de Buyer, ayant pour objet l'exploitation des laminoirs de la Branleure et de Magnoncourt (étudié IA70000200), et des forges de la Chaudeau. Elle est remplacée en 1908 par la société de Buyer et Cie, liquidée en 1920. En 1929, le laminoir produit des tôles douces pour emboutissage, des tôles lustrées et des tôles pour tuyaux de poêle. Malgré la fusion en 1948 de la société Les Héritiers de Charles de Buyer avec la société A. de Buyer (manufacture de Faymont, 88), l'établissement ferme ses portes en 1954. Les bâtiments ont abrité à partir de 1961 une entreprise de fabrication de panneaux préfabriqués pour la construction d'écoles. L'atelier de fabrication a été reconstruit à cette époque. La fonderie de seconde fusion Sedor s'est implantée quelques temps sur le site au début des années 1990. Les bâtiments sont aujourd'hui occupés par un dépôt de musée et une petite entreprise de transformation de mousse synthétique. Trois feux d'affinerie en 1757, deux en 1881 (dont un seul est actif). Le laminoir emploie une vingtaine de personnes vers 1950. L'entreprise de fabrication de panneaux emploie une trentaine de personnes (dont 15 saisonniers) dans les années 1960.
Grès ; moellon ; résidu industriel en gros oeuvre ; fer ; pan de fer ; brique silico-calcaire ; enduit ; pierre de taille
Tuile mécanique ; tuile plate ; ciment amiante en couverture
1 étage carré
Toit à longs pans
Énergie hydraulique ; produite sur place ; énergie électrique ; achetée
L'atelier de fabrication conserve un mur en pierre de taille ; il a été reconstruit en moellon de mâchefer, brique silico-calcaire, charpente métallique, le tout couvert d'un toit à longs pans en ciment amiante. Le magasin industriel est construit en moellon et pierre de taille en grès. D'imposants contreforts en moellon de grès sont adossés à sa façade sud. Les logements ouvriers sont composés de quatre logements doubles contigus. Ils sont construits en moellon de grès enduit, à un étage en surcroît, couvert de toit à longs pans en tuile plate et tuile mécanique.
Propriété privée
2006
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
2006
Favereaux Raphaël
Sous-dossier
Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.63.64.20.00