Usine de construction aéronautique
Usine d'hydravions ; usine de maintenance des trains d'atterrissage et des moteurs auxilliaires des gros porteurs
Société Industrielle de Caudebec, puisAmiot, puisSNCAN, puisRévima, actuellementEADS-Révima
Usine d'hydravions Latham puis usine de maintenance des trains d'atterrissage et moteurs auxiliaires d'avion Révima
Normandie ; Seine-Maritime (76) ; Caudebec-en-Caux
Vallée de la Basse-Seine
Latham 47 (avenue))
1992 AK 108
En écart
La Seine
Atelier de fabrication ; château d'eau ; quai ; bureau ; chaufferie ; entrepôt industriel ; conciergerie ; voie ferrée ; poste de chargement ; bureau d'études ; rampe de lancement
1er quart 20e siècle ; 2e moitié 20e siècle
1917 ; 1921
Daté par source ; daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques ; daté par source ; daté par travaux historiques
Attribution par source
En 1916, le ministère de la Guerre missionne des industriels genevois, les frères Coutant, pour fonder loin des lignes de front une usine d'hydravions. Après des études sur la largeur de la Seine et les vents dominants, leur choix se porte sur une terrasse alluviale de la rive droite du fleuve. L'année suivante, Jean Latham reprend le projet à son compte, fonde la Société Industrielle de Caudebec et lance la construction de l'usine. En 1921, un violent incendie ravage l'atelier principal dont toute l'ossature était en bois. Il est remplacé par un immense atelier en rez-de-chaussée doté d'une charpente métallique rivetée conçue par l'atelier Eiffel qui s'ouvre directement sur le fleuve. Jusqu'en 1928, la production ne porte que sur des appareils en structure bois. Les premières commandes portent sur une trentaine d'hydravions de type Levy HB2 et Latham HB-5. En 1928, suite au plan de restructuration de l'industrie aéronautique, la Société d'Emboutissage et de Construction Mécanique de Colombe (groupe Amiot) rachète l'usine. La production est réorientée vers des appareils en alliage léger. En 1930, une petite cité ouvrière est édifiée sur la commune de Saint-Wandrille. 150 ouvriers sont alors employés sur le site. Leur nombre double en 1936, lorsque l'usine est nationalisée et rattachée à la SNCAN. Grâce aux commandes de la Marine Nationale, l'activité est florissante jusqu'en 1939 : 1300 personnes produisent des hydravions de type Amiot, Bloch, Potez, Bréguet. Le ralentissement de l'activité aéronautique après le conflit marque la fin de l'âge d'or : l'usine ferme en 1947. La localisation et la configuration des bâtiments, l'équipement encore en place, les compétences acquises par la main d'œuvre locale favorisent la reprise du site en 1952 par la société Révima, spécialisée dans la révision des trains d'atterrissage et des moteurs auxiliaires des gros porteurs. Les premiers travaux portent sur les turboréacteurs Ghost des avions commerciaux Comet. L'interdiction de vol des Comet, en 1954, manque d'être fatale à l'usine. La société se tourne alors vers le domaine militaire qui représente, au début des années 1960, 60% de son activité. Dans les années 1980, l'usine est agrandie pour accroître ses capacités d'usinage et d'électrolyse notamment. En janvier 1993, la société Révima rejoint le groupe Air France, suite de la fusion de la compagnie nationale et d'UTA dont elle est une filiale depuis 1972. Depuis le 10 juillet 2000, l'entreprise est scindée en deux entités : Révima effectue la maintenance des trains d'atterrissage, EADS-Révima celle des moteurs auxiliaires. La société Révima occupe actuellement 550 personnes.
Brique ; métal ; béton
Matériau synthétique en couverture ; verre en couverture
En rez-de-chaussée
Charpente métallique apparente
Shed
Le nouvel atelier édifié en 1921 mesure 140 m de long sur 40 m de large et 10 m sous toiture. Le sol étant compressible, le bâtiment est doté d'une charpente métallique légère rivetée. Pour résister aux vents, sa couverture en shed est contreventée. A l'intérieur, le travail s'organise ainsi : les travées latérales abritent les ateliers des machines-outils, d'ajustage et le bureau d'études, les 2 travées centrales de 42,60 m de portée sont affectées au montage des appareils. Côté Seine, la façade du bâtiment s'ouvre sur des slips de lancement en prise directe sur le fleuve. L'usine actuelle s'étend sur 20 ha dont 29 000 m² couverts et comprend des ateliers de fabrication, de réparation et de traitement de surfaces avec chaînes de chromatage, cadmiage, nickelage, d'électroplastie et de traitements chimiques. Elle dispose également de deux ateliers spécialisés dans la révision des trains d'atterrissage et des moteurs auxiliaires, d'un atelier de machines-outils, de deux bancs d'essais destinés aux moteurs, d'un bâtiment de réception et d'expédition des pièces, sans oublier celui de la direction et des services administratifs.
À signaler
Atelier de fabrication
Propriété d'une société privée
2006
(c) Région Normandie - Inventaire général
2006
Real Emmanuelle
Dossier avec sous-dossier
Région Normandie – Service Inventaire du patrimoine