Ensemble industriel
Zone industrialo-portuaire
Zone industrialo-portuaire du Havre, actuellementZIP du Havre
Zone industrialo-portuaire du Havre
Normandie ; Seine-Maritime (76) ; Le Havre
Oeuvre située en partie sur la commune : Gonfreville l'Orcher ; oeuvre située en partie sur la commune : Rogerville ; oeuvre située en partie sur la commune : Sandouville ; oeuvre située en partie sur la commune : Saint-Vigor d'Ymonville
Le Havre agglomération
Zone industrialo portuaire
En écart
La Seine ; canal de Tancarville ; Grand canal du Havre ; canal de jonction
Écluse ; canal ; route ; voie ferrée ; usine
3e quart 20e siècle
Daté par source
Située entre le canal de Tancarville et le Grand Canal du Havre, la zone industrialo-portuaire (ZIP) du Havre est une des plus vastes d'Europe puisqu'elle s'étend sur près de 10 000 ha, pour l'essentiel des polders gagnés sur la baie de Seine par endiguement du fleuve. Son aménagement dans les années 1960 est le fait de l'Etat qui souhaite alors s'appuyer sur trois de ses ports maritime (Dunkerque, Le Havre, Marseille) pour développer l'industrie lourde. Sa participation concerne les travaux les plus lourds, avec un taux de financement pouvant atteindre 80%. C'est notamment le cas pour le creusement du Grand Canal du Havre et du canal de jonction (1970), pour la réalisation de l'écluse géante François Ier (livrée en 1971) qui assurent l'accès maritime à la zone industrielle et pour la construction des ponts du Hode et VII bis (respectivement ouverts en 1970 et 1973). Les aménagements divers tels que l'endiguement, le remblaiement, l'assèchement et l'équipement général des terrains sont pris en charge par le Port autonome du Havre. A l'issue des travaux, la zone industrialo-portuaire du Havre offre une réserve foncière de près de 10 000 hectares. Les terrains relèvent du Port autonome et sont proposés en location aux entreprises pour une durée de 99 ans. Leurs prix varient en fonction des travaux réalisés pour l'aménagement et de l'emplacement au regard de la voie d'eau, mais peuvent être négociés en fonction du trafic généré pour le port. Bien qu'initialement conçue pour accueillir un nouveau complexe sidérurgique sur l'eau (le deuxième après Dunkerque), la zone industrialo-portuaire du Havre, du fait de la vocation pétrolière du port et de la présence de la raffinerie de Normandie, se spécialise spontanément dans la pétrochimie confirmant le mouvement amorcé à la fin des années 1950. Les usines Lubrizol, Total Solvant, Total Petrochemicals. s'y installent successivement en 1969, 1970 et 1971. La présence d'entreprises de construction mécanique (Renault, Aircelle), de chimie lourde (Yara), et l'implantation de la cimenterie Lafarge en 1970 assurent cependant une diversification des activités. Victime de la crise économique et pétrolière, la zone industrialo-portuaire du Havre connaît dès la fin des années 1970 un ralentissement des implantations industrielles. Malgré des aides publiques et une fiscalité locale modérée destinées à la rendre attractive, l'objectif de remplissage n'est pas atteint, d'autant que la Réserve naturelle de l'estuaire de la Seine, instituée en 1993 occupe les espaces laissés libres par les implantations industrielles au sud et à l'est. Le fléchissement industriel sera relativement compensé par la montée en puissance de la branche logistique - une réorientation symbolique du passage de l'industrie lourde aux transports, activité portuaire traditionnelle.
Réserve naturelle
Propriété publique
2006
(c) Région Normandie - Inventaire général
2008
Etienne Claire ; Real Emmanuelle
Dossier individuel
Région Normandie – Service Inventaire du patrimoine