Établissement portuaire ; quai
Terminaux à conteneurs du Havre
Normandie ; Seine-Maritime (76) ; Le Havre ; de l'Atlantique (quai) ; de l'Europe (quai ) ; des Amériques (quai) ; de Bougainville (quai) ; d'Asie (quai)
Vallée de la Basse-Seine
Le port
De l'Atlantique (quai) ; de l'Europe (quai ) ; des Amériques (quai) ; de Bougainville (quai) ; d'Asie (quai)
En ville
6 nombre d'oeuvres reperées ; 1 nombre d'oeuvres étudiées
2e moitié 20e siècle
Daté par travaux historiques
Port autonome du Havre (PAH)
Le schéma d'extension du port de Havre élaboré dans les années 1960 prévoit, parmi ses principales orientations, la réalisation de terminaux à conteneurs connectés aux réseaux ferroviaires, fluviaux et autoroutiers. Un premier poste est aménagé au quai de Floride, en 1966. La même année, Le Havre reçoit son premier porte-conteneurs, le navire américain Container-Despacher. Le processus se poursuit avec la mise en service des terminaux de l'Atlantique (1968-1970) et de l'Europe (1971-1974). Le doublement des tonnages manutentionnés, entre 1972 et 1977, entraîne la saturation des terminaux. La création de nouveaux espaces d'exploitation s'avère d'autant plus nécessaire que le port du Havre doit pouvoir accueillir des navires de plus en plus grands. L'ouverture du terminal de l'Océan, darse de l'Océan, en 1983, s'inscrit dans ce contexte et double les capacités du port du Havre. Face aux exigences de compétitivité, le port du Havre lance, en 1986, un nouveau plan de développement, axé sur la construction de deux terminaux rapides : les terminaux de Normandie et des Amériques, bassin Théophile Ducrocq, mis en service entre 1992 et 1995. Ces deux terminaux comme celui de l'Atlantique sont qualifiés de rapides car leur situation en bassin de marée évite aux navires les pertes de temps liées au passage de l'écluse François 1er. Les terminaux de l'Europe, bassin Henri Deschênes et de l'Océan implantés en bassin intérieur, en amont de l'écluse, présentent en contre partie l'avantage de manutentions en bassin constant. Malgré ces infrastructures, l'accroissement continu du trafic conteneurs nécessite la mise en place du projet Port 2000 déclaré d'intérêt national qui prévoit la création de nouveaux terminaux rapides gagnés sur l'estuaire. La première tranche est achevée au printemps 2006 et l'ouvrage terminé en 2018 avec la phase III et la construction des postes à quai 11 et 12. Les terminaux TNMSC, et de France, augmentant considérablement le trafic conteneurs du Havre et fait du port normand un concurrent sérieux face aux grands ports de la Mer du Nord : Anvers, Hambourg et Rotterdam. Cette construction a entraîné l'abandon des terminaux de Normandie et de l'Océan qui n'ont plus de portiques de déchargement, celui de l'Europe n'en ayant plus que deux.
Le terminal de l'Atlantique dispose d'un quai de 800 m équipé de 5 portiques et d'une aire de stockage de 25 ha dont 10 000 m² de surface couverte. Sa profondeur d'eau minimum est de 12,50 m. Le terminal de l'Europe dispose d'un quai de 1200 m équipé de 5 portiques et d'une aire de stockage de 45 ha dont 21 000 m² de surface couverte. Il dispose en outre pour le trafic roll-on roll-off d'une rampe en béton. Le terminal de l'Océan dispose d'un quai de 1 700m équipé de 8 portiques et d'un terre-plein de 80 ha. Le terminal de Normandie d'une superficie de 30 ha totalise 1550m de quais équipés de 5 portiques. Sa profondeur d'eau minimum est de 13,5m. Le terminal des Amériques dispose de 500 m de quai équipés 4 portiques et d'une surface de stockage de 15 ha. Sa profondeur d'eau minimum est de 14,50m. Le terminal Port 2000 dispose d'un front d'accostage de 4,2 km et une surface de stockage de 100 ha. Il est accessible aux plus grands porte-conteneurs du monde (des navires de plus de 340 m de long et 15 m de tirant d'eau).
2005
(c) Région Normandie - Inventaire général
2010
Real Emmanuelle
Dossier collectif
Région Normandie – Service Inventaire du patrimoine