Usine d'engrais
Usine d'engrais chimiques
Usine Grande Paroisse
Usine d'engrais chimiques Grande Paroisse
Normandie ; Seine-Maritime (76) ; Le Grand-Quevilly ; de Stalingrad (boulevard) ; de l'Industrie (rue) 30
Vallée de la Basse-Seine
Zone industrielle
De Stalingrad (boulevard) ; de l'Industrie (rue) 30
2013 AB 72, 76, 77 ; 2013 AC 16, 17, 22, 28, 34, 35, 36
En écart
La Seine
Aire des matières premières ; atelier de conditionnement ; aire de fabrication ; atelier de fabrication ; entrepôt industriel ; gazomètre ; réservoir industriel ; tour de réfrigération ; four industriel ; quai ; hangar industriel ; cheminée d'usine ; four industriel ; route ; voie ferrée ; bureau ; voie navigable ; poste de chargement
2e quart 20e siècle ; 3e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle
1932 ; 1949 ; 1967
Daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques ; daté par travaux historiques
La société chimique de la Grande Paroisse est fondée en 1919 par la société Air Liquide et le groupe Saint-Gobain qui opèrent un rapprochement stratégique pour développer une nouvelle branche de la chimie industrielle : la production d’ammoniac, un composé indispensable à l’élaboration des engrais chimiques, un de leurs principaux secteurs d’activité. Après la mise en service d’une première usine dans la commune de Grande-Paroisse (77), la société décide de développer sa capacité de production en créant en 1929 un nouveau site de production d’ammoniac à Grand-Quevilly.L’usine est implantée à côté des Hauts Fourneaux de Rouen qui lui fournissent l’hydrogène gazeux, issu de la distillation de la houille dans les fours à coke, lui permettant de faire la synthèse chimique de l’ammoniac. Elle est également très proche des nombreuses usines d’engrais chimiques fondées dans le même secteur par les sociétés Brunschwig, Saint-Gobain Chauny et Cirey, Potasse et Engrais Chimiques, Bordelaise des Produits chimiques, Normande de Produits Chimiques, Rouennaise d’Engrais, Kuhlmann… qui constituent autant de débouchés pour sa production.L’usine d’ammoniac est mise en route en 1932 et assure, grâce à un effectif de 215 salariés, la production de 20 à 40 T d’ammoniac par jour jusqu’à la seconde Guerre Mondiale. En 1948, suite à la réquisition par Gaz de France de la totalité de l’hydrogène produit des Hauts Fourneaux de Rouen, la Grande Paroisse se tourne vers la raffinerie Shell de Petit-Couronne. Un accord est passé en novembre 1949 entre les deux sociétés permettant à l’usine d’ammoniac d’obtenir les gaz résiduaires contenant de l’hydrogène produits par le raffineur. Pour les recevoir directement, un pipe-line est installé entre les deux sites. Suite à cet accord, un nouvel atelier de fabrication d'ammoniac de synthèse directe sous pression d'une capacité de production journalière de 40 T est mise en service en 1949. Les progrès réalisés pour la synthèse de l’ammoniac durant les deux décennies suivantes permettent à l’usine Grande Paroisse d’augmenter de façon prodigieuse sa capacité de production, qui atteint 120 T par jour en 1954 et 180 T par jour en 1964. Le mouvement de concentration qui s’opère dans l’industrie chimique française à partir des années 1960 entraine l’intégration en 1962 de la société Grande Paroisse au groupe Péchiney Saint-Gobain qui possède depuis 1910 une usine d’engrais chimiques à Grand-Quevilly. Mais en 1965, le groupe chimique décide de lancer la construction d’une unité de production d’ammoniac moderne, d’une capacité de production de 1 000 T par jour et directement reliée par pipelines souterrains aux grandes raffineries de la Basse-Seine. Sa mise en service provoque l’arrêt de l’usine primitive en 1967 et permet la même année le démarrage de l’unité d’ammonitrates (engrais azotés) au sein de l’usine Péchiney Saint-Gobain. Depuis 1987, à la suite de rachats et de fusions, la société Grande Paroisse assure en seule la production d’engrais chimiques dans la région rouennaise. Elle se compose alors de trois unités de production dénommées au sein de l’entreprise « Rouen A », « Rouen B » et « Rouen C ». Les unités « Rouen B » et « Rouen C » situées sur la commune de Petit-Quevilly qui correspondaient aux espaces occupés par les anciennes usines Saint-Gobain, la Bordelaise, Brunschwig, Kuhlmann… n'existent plus aujourd'hui. L’unité « Rouen A », qui couvre une superficie de 56 ha sur la commune de Grand-Quevilly, concentre désormais tout l’outil de production. Bien que l’emploi ait chuté à 450 personnes dans les années 2000, l’usine Grande Paroisse de Rouen est la plus importante usine d’engrais d’Europe. Sa production annuelle est de 600 000 T de fertilisants composés et de 520 000 T d’ammonitrates (fertilisants azotés). Elle génère un trafic annuel de 7 100 wagons, de 35 200 camions et 141 navires. Sa consommation électrique est comparable à celle de l’agglomération de Rouen et sa consommation de gaz est équivalente au quart de celle de la Haute-Normandie. Elle compte parmi les 70 sites classés Seveso localisés sur la vallée de la Basse Seine.
Béton ; béton armé ; acier
Béton en couverture ; métal en couverture ; tuile mécanique
Charpente en béton armé apparente ; charpente en bois apparente
Terrasse ; toit bombé ; toit à longs pans pignon couvert
Énergie électrique ; achetée
L’usine de la Grande Paroisse fonctionne de façon fortement intégrée en réalisant elle-même à partir de matières premières diverses (soufre, phosphate, gaz naturel, air…) les bases intermédiaires que sont les acides sulfuriques (trois unités), les acides phosphoriques (deux unités), les acides nitriques (trois unités), l’ammoniac (une unité) nécessaires à la fabrication de ses produits finis.Elle comprend pour cela trois unités de production, implantées sur les communes de Petit-Quevilly et de Grand-Quevilly. Seule celle de Grand-Quevilly, dénommée Rouen A subsiste aujourd'hui et concentre tout l'appareil de production. Elle s’étend sur une superficie de 58 ha et est divisée en trois zones d’activité réparties entre le fleuve et le réseau ferré, de part et d’autre du boulevard de Stalingrad qui traverse l’usine.La zone sud regroupe les ateliers de fabrication d’ammoniac, d’acide nitrique et des ammonitrates. Les installations de cracking, de conversion et de synthèse sont des superstructures en acier inoxydable. Deux cylindres de béton renferment des sphères d’ammoniac liquéfié et un réservoir géant de 50 m de diamètre, semi enterré, permet le stockage 24 000 T d’ammoniac à - 33°C. Ils constituent la plus importante réserve d’ammoniac de Normandie. La zone est, comprise dans un triangle que délimitent en partie les boulevards de Stalingrad et Pierre Brossolette est affectée à la production, au stockage et au conditionnement des fertilisants complexes et des superphosphates. Les bureaux de l’administration et le parc routier d’expédition réservé à la réception des camions se trouvent également sur cette zone. La production s’effectue dans des superstructures en acier inoxydable à ciel ouvert ou dans des ateliers en béton de plain-pied de type halle couverts d’une série de toits à longs pans. Le stockage utilise de vastes entrepôts de forme demi cylindrique, construits en charpente bois et recouverts de matériaux synthétiques. Des raccordements ferrés desservent les différents bâtiments.La zone ouest, située le long du fleuve, est destinée à la fabrication des acides phosphorique et sulfurique. Elle dispose d’un quai de 220m et d’un appontement pouvant recevoir des minéraliers de 25 000 T et de portiques permettant de décharger les navires à raison de 600 T /h.
Propriété d'une société privée
2005
(c) Région Normandie - Inventaire général
2008
Real Emmanuelle
Dossier individuel
Région Normandie – Service Inventaire du patrimoine