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POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune d'Aigonnay
présentation de la commune d'Aigonnay






Référence de la notice
IA79002693
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
11 juillet 2005
Date de dernière modification de la notice
27 février 2020
Rédacteur de la notice
Liège Aurélie
Mentions légales
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune d'Aigonnay
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Deux-Sèvres (79) ; Aigonnay
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Celles-sur-Belle
Références cadastrales
1819 ; 1983
Historique de l'édifice
Description historique
En 1864, une butte ou un tumulus a été signalé sur la commune. En 1876, à la Balderie, des constructions, des pierres taillées, des tuiles ont été découvertes. Entre la Balderie et la Touche, un chemin romain a été reconnu. Vers 1980, au lieu-dit la Touche, un agriculteur a découvert les fondations d'une villa romaine. La commune apparaît dans les sources pour la première fois en 995 sous le nom de Villa Aygonensis. Par la suite, elle est nommée, Aigoneis en 1097, Aigonesium en 1119, Agonasium en 1246, Augones en 1275, Aygoneis en 1276, Agoneis en 1300, Aygonnoys en 1489, Esgonnay en 1623, Les Gonnay au 18e siècle et Saint-Pierre d'Aigonnay en 1782. La commune dépendait alors de l'archiprêtré d'Exoudun et de l'élection de Saint-Maixent. Vers 1095, l'église paroissiale, Saint-Pierre et Saint-Cyprien, fut donnée par Hervé (archidiacre à Poitiers) et par son père Pierre, aux moines de Saint-Cyprien. Après la Révolution, l'église étant en très mauvais état, elle ne fut pas conservée et lors du Concordat, la paroisse fut rattachée à celle de Fressines. Le prieuré-cure relevait de l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers ; en 1462, il était membre dépendant du monastère de Lesterp en Limousin. En 1618, il fut uni par bulle du pape au collège des Jésuites de Roanne. Dès 1572, il y a à Aigonnay un pasteur du nom de Novel et dont l'activité fut à l'origine d'une forte implantation protestante dans le pays mellois. Le 20 février 1688, lors d'une réunion clandestine au logis du Grand-Ry, de nombreux protestants furent tués ou emprisonnés sur ordre de l'intendant Foucault, alerté à Saint-Maixent. La plupart des prisonniers furent condamnés aux galères perpétuelles, les autres à la prison à vie. Le soir de Noël de l'année 1697, les protestants des environs se réunirent une nouvelle fois au logis de la Couture et au Grand-Ry. Ce dernier fut démoli en 1698 sur l'ordre de Foucault. Le 22 mai 1699, un paysan d'Aigonnay fut abattu par des dragons venus de la Mothe-Saint-Héray. En 1698, il y avait 86 feux à Aigonnay et 76 vers 1750. A l'extrême fin du 17e siècle, la commune comptait 8 familles nobles, 2 bourgeois, 1 greffier, 1 cabaretier, 1 meunier, 27 laboureurs, 12 artisans, 27 journaliers, 74 valets ou servantes. En 1804 sur les 602 habitants d'Aigonnay, seulement 2 ou 3 maisons étaient de confession catholique. A partir de 1825, la localité entreprend d'améliorer son réseau de voirie vicinale. Il y avait plusieurs tuileries sur la commune dans la seconde moitié du 19e siècle, notamment aux Lizons et au Carrefour où un four à tuiles a été bâti en 1862 pour François Favraud une maison et un magasin non clos ont par la suite complété cette installation. Sur le cadastre de 1819, parcelle E 46, le lieu-dit le Four, indique qu'il y avait très certainement un autre four à cet emplacement. L'école a été créée en 1884, à l'époque il y avait deux écoles, une de filles et une de garçons. Le temple protestant a été, en 1890, affecté à une autre destination. Le dernier loup des Deux-Sèvres a été abattu à Aigonnay, dans le bois de Raganes, le 6 décembre 1927. Sur le cadastre de 1983, le cimetière est représenté en face de la mairie, depuis, il a été déménagé au nord-est du bourg sur une parcelle située à côté de la route départementale n°5. Il a été remplacé par un espace vert et des courts de tennis. Le nouveau cimetière est entouré d'un mur de parpaings. Deux tombes en bâtière de l'ancien cimetière ont été transférées. Il s'agit des tombes de Julie BRACONNEAU décédée le 22 avril 1892 et de son époux Jacques JUIN, décédé le 25 août 1907.