Église paroissiale
Saint-Léger
Église paroissiale Saint-Léger
Hauts-de-France ; Somme (80) ; Lucheux
Somme
Lucheux
En village
12e siècle ; 18e siècle
1er quart 16e siècle ; 17e siècle ; 18e siècle (?)
1130
Daté par travaux historiques
L'église Saint-Léger est une fondation ancienne, probablement réalisée au 10e siècle ou au début du 11e siècle. Elle a été placée sous le vocable de Saint-Léger en commémoration de l'évêque d'Arras martyrisé en la villa de Sarcingeo (le Cherchin) vers 670. Collégiale dans ses débuts, l'église et ses dépendances furent données à l'abbaye de Molesme (Côte d'Or) par Hugues II Campdavène le 17 juin 1095 pour en faire un prieuré bénédictin suivant la règle pratiquée par Robert de Molesmes. Du prieuré, il ne subsiste aujourd'hui que l'église et le logis du prieur qui sert actuellement de sacristie. L'église était à la fois priorale et paroissiale. Edifiée à partir des années 1130, elle conserve un caractère visiblement roman dans sa structure et sa décoration. Le travail qui s'achève vers 1175 montre dans le choeur les efforts pour introduire les éléments de la nouvelle architecture gothique, notamment dans le voûtement. Une campagne de restauration a vraisemblablement été faite au début du 16e siècle visant à renforcer l'édifice. Il faudra attendre le 17e siècle ou le 18e siècle pour que celui-ci connaisse des modifications majeures notamment pour la toiture qui est unifiée entre la nef et le transept et les restaurations portant sur le transept. Vendu comme bien national, l'église retrouva rapidement son statut d'église paroissiale. L'état de l'édifice est inégal, en particulier pour la façade occidentale qui souffre de la dégradation des parties remaniées au 17e siècle ainsi que des restaurations aléatoires effectuées depuis plusieurs siècles en brique.
Calcaire ; pierre de taille ; brique
Ardoise
Plan en croix latine
3 vaisseaux
Voûte d'ogives ; lambris de couvrement
Toit à longs pans ; pignon découvert ; croupe ; flèche polygonale
Le plan présente une nef à collatéraux de cinq travées barrée par un transept faiblement saillant et terminé par un choeur composé de deux travées droites et d'une abside polygonale à cinq pans. Le mur gouttereau est percé de petites baies qui furent obstruées lors de la construction des bas-côtés et de l'adoption d'une toiture unique. Le vaisseau central est couvert d'une voûte en carène renversée dont les entraits sont sculptés de saints en pied. Le choeur est séparé des chapelles latérales, de la nef et de l'abside par des arcades brisées retombant sur des demi-colonnes engagées. En élévation, la nef est percée de fenêtres ébrasées et amorties en gradin au-dessus des grandes arcades, dans l'axe des piles. Elles sont obturées depuis que la couverture couvre la charpente lambrissée de la nef et ses collatéraux dans son ensemble.
Sculpture
Ornement à forme végétale ; ornement à forme animale ; atlante
Les chapiteaux historiés du choeur mêlent figures de bestiaire et ornements feuillagés.
Restauré
1913/09/10 : classé MH
À signaler
L'édifice n'est pas gothique mais la présence de voûtes d'ogives en fait un des pionniers dans la recherche de cet art nouveau en Picardie avec Morienval, Saint-Etienne de Beauvais ou Airaines.
Propriété de la commune
1995
© Inventaire général
1995
Isnard Isabelle ; Vincent Caroline
Dossier individuel
Conseil régional Hauts-de-France - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 21 mail Albert-Ier 80000 Amiens