Description historique
Sources :Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série BB) indiquent qu'en 1763, le curé de Saint-Michel est autorisé à célébrer la messe dans la chapelle Saint-Jacques du cimetière Saint-Denis, durant les travaux effectués dans l'église.Travaux historiques :Selon A. Goze (1861), l'église est construite hors les murs, vers 1240, sur le bord du fossé. Détruite par un incendie, lors du siège de 1358, elle est reconstruite au 15e siècle, comme les autres églises d'Amiens. Le portail est rebâti au début du 16e siècle. Malgré l’exiguïté du terrain, l'église comporte trois vaisseaux de cinq travées soutenues par des piles rondes sans chapiteau. Les deux bas-côté ne présentaient pas la même largeur, l'un plus étroit pour ne pas empiéter sur la rue voisine et le chevet à pans coupés comme Saint-Remy. Le clocher sur portail est surmonté d'une flèche, remplacée par une coupole, contient quatre cloches placées en 1787.L'église est fermée en 1762, en raison de son état de délabrement. Le clocher et le mur sud sont réparés, en 1763, travaux de restauration de l'intérieur de l'édifice par le plafonneur Bienaimé (blanchiment), achèvement des travaux de consolidation en 1766.Affecté à l'usage de magasin à fourrage en 1793 et démolie quelques années plus tard.Darsy (1869) indique que la chapelle du Crucifix y fut fondée par Pierre de Saint-Fuscien en 1349.A. de Calonne (1906) mentionne une délibération municipale de 1793 prévoyant sa démolition et l'aménagement d'une place. L'édifice est toujours visible sur le plan Grévin de 1813 mais pas sur le cadastre de 1812 reproduit par Pinsart.Selon le dictionnaire historique et archéologique de Picardie (1909), la paroisse de Saint-Michel est l'une des onze paroisses existantes au 13e siècle.Le mobilier de l'ancienne église A. Goze (1861) mentionne la présence d'un maître-autel orné d'un tableau du Recollet Frère Luc, représentant saint Michel terrassant le dragon et d'une statue présentant la même iconographie, transportée dans l'église Saint-Leu. Le retable du maître-autel exécuté en 1783 a été transporté dans une chapelle de la cathédrale en 1804. L'auteur mentionne également deux tableaux représentant une Vierge de Pitié et une Annonciation. Un autel a été transporté dans l'église de Remiencourt et l'ancienne chaire à prêcher à Aire. Duthoit (1874) mentionne un tableau de frère Luc représentant saint Michel terrassant le dragon et ostensoir remarquable et donne une représentation de la chaire à prêcher.