Couverts ou découverts du jardin de l'édifice
pelouse ; bosquet ; massif d'arbres ; palissade de verdure ; prairie ornementale ; clairière ornementale
Commentaire descriptif de l'édifice
L'ambiance environnementale du parc du Cayla compose un véritable écrin pour la demeure. Implanté dans le vignoble gaillacois et isolé en pleine campagne à 2 km du village, le domaine couvre plus de 27 ha. C'est un paysage de collines marneuses et calcaires doucement vallonnées, alternativement cultivées ou couvertes de bois denses. Le site du Cayla est limité par deux vallons creusés par les ruisseaux du Sant-Hussou et des Sept fonds, enfouis dans la végétation. Depuis le tertre-belvédère où se tient la demeure, le regard porte au loin sur les crêtes couvertes par le vignoble qui forment la ligne d'horizon. Grâce à un sentier de découverte en boucle autour de la demeure, l'itinéraire proposé, empruntant des allées cavalières, passe sous une voûte de buis taillés, puis à travers une vaste chênaie, pour franchir un grand champ à découvert et repasser dans un autre bois rafraîchi par le cours du ruisseau. A ce niveau, quelques conifères mêlés aux essences locales témoignent d'une volonté de plantations ornementales. Mais la variété des essences indigènes offre à elle seule un catalogue naturel d'une grande richesse : aux chênes traditionnels se mêlent les frênes, noyers, ormes, érables, pins, tilleuls, saules ou peupliers, tandis que les arbustes font cotoyer coudriers, aubépines, fusains, viornes, genévriers, etc.£L'originalité du parcours réside dans une délicate mise en scène "guérinienne" des points de vue, quelquefois ponctuée d'un banc de repos. Cheminement jalonné de panonceaux offrant des extraits de prose ou de poèmes en harmonie avec les passages empruntés, issus des oeuvres même de Maurice ou d'Eugénie de Guérin ou de leur ami Barbey d'Aurevilly. On y trouve les repères signalés dans les journaux intimes des deux écrivains comme la source de Sept-fonds, la grotte Chrysostome ou la Croix des Adieux. L'appropriation et la lecture du paysage, au fil de la promenade, sont ainsi mises en relation avec des fragments de textes littéraires. Leurs évocations romantiques, dans ce cadre paysager tantôt simple et bucolique, tantôt sombre et mystérieux, contribuent à superposer, au parcours pédestre, un parcours intérieur axé sur la contemplation et le sentiment de la nature.