Chai
Chai
Occitanie ; Tarn (81) ; Senouillac
Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou
Gaillac
Bonnette (la)
2011 C 02 242
Isolé
Château
IA81000779
17e siècle ; 2e quart 19e siècle
1831
Date portée
L'existence d'un chai est attestée par le compoix de 1672 qui mentionne un chai dans les dépendances du château. Celui-ci semble correspondre au chai semi-enterré conservé à l'est de la tour du pigeonnier nord. Il se caractérise sur son élévation sud par un appareil en pierre de taille percé en partie basse de deux petits jours d'aération. Le chai a été prolongé en 1831, date portée sur l'une de ses portes, en direction de l'est et l'ensemble de l'élévation postérieure semble avoir été reconstruite à ce moment-là. C'est là qu'avait lieu la vinification du raisin récolté sur les quatre métairies dépendant du château. Deux pressoirs à vis sont partiellement conservés au nord-est du chai ainsi que 11 foudres en bois dans la partie ouest du sous-sol. Il a été complété par un second pressoir hydraulique sur roue et par des cuves en ciment dans la partie est du soubassement. Dans les années 1950, la production était de 2000 hectolitres pour une exploitation d'environ 30 hectares. On y produisait du vin blanc, du rouge et de la méthode champenoise. Le vin partait directement pour Bordeaux où il était commercialisé. L'activité viticole a cessé en 1979.
Calcaire ; pierre de taille ; moyen appareil ; moellon
Tuile creuse
Plan rectangulaire régulier
Étage de soubassement ; rez-de-chaussée surélevé
Toit à longs pans ; croupe
Escalier dans-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier droit, en charpente
Le chai est constitué par un long bâtiment qui s'étend depuis la tour de pigeonnier nord jusqu'au poulailler et qui mesure environ 40 mètres de long sur 11 mètres de large. Il est construit sur un espace légèrement en pente de telle sorte que le rez-de-chaussée du côté sud correspond à un étage du côté nord. La maçonnerie de la partie la plus ancienne est en pierre de taille (partie gauche de l'élévation sud) ; le reste de l'appareil est en moellons de calcaire équarris et assisés. Sur l'élévation sud, le changement du rythme des trous de boulins indique le départ de l'extension de 1831. Les élévations sont couronnées par une génoise à trois rangs. Le toit en tuile creuse est à longs pans avec croupe à l'est. L'élévation sud comporte cinq oculi en brique qui ponctuent régulièrement la partie haute, ainsi que cinq ouvertures au rez-de-chaussée. Deux grands portails au piédroits et à la clé en pierre de taille et dont l'arc est en brique occupent l'extrémité est : dotés désormais de portes en tôle coulissante, ils correspondent sans doute aux quais de déchargement. Les trois autres portes ont des encadrements en pierre de taille et sont alignées avec trois des oculi. Le linteau de la porte centrale porte la date 1831. L'élévation nord comporte trois oculi en brique, identiques à ceux de l'élévation sud, situés dans sa partie gauche. Les deux oculi de droite surmontent deux ouvertures rectangulaires à encadrement de brique et linteau ciment dont celle de droite est en partie murée par des briques en partie basse. Une petite ouverture en arc segmentaire à encadrement de brique se trouve à gauche de ces deux ouvertures : elle avait initialement son pendant du côté droit, dont une partie de l'encadrement est encore visible. Toutes deux correspondaient sans doute à des ouvertures d'aération. A sa droite une ouverture à encadrement en pierre de taille est murée. La partie droite de l'élévation nord est percée d'ouvertures rectangulaires réparties en quatre travées de deux niveaux qui encadrent un portail moderne surmonté par une ouverture de même type. Une dernière ouverture est située au niveau de l'étage à l'extrémité droite. Le niveau supérieur est divisée en deux grandes salles : celle de gauche est désormais vide et ne contient qu'une machine (filtreuse ?) reposant sur deux poutres en métal ainsi qu'une trappe donnant sur les cuves situées en dessous. La seconde pièce contenait trois pressoirs : les vestiges de deux pressoirs sont conservés, ainsi qu'un pressoir hydraulique et encore complet. Celui-ci porte la marque de la société anonyme des fonderies Guiraud Jeune, Carcassonne. La pièce comporte un escalier droit qui permet d'accéder au niveau inférieur où sont conservées les cuves. La partie gauche (sous la salle vide) compte onze foudres en bois supportées par des socles en brique ainsi que quelques cuves en ciment. La pièce de droite comporte exclusivement des cuves en ciment construites dans l'entre-deux-guerres. L'ensemble conserve un abondant mobilier lié à l'exploitation viticole : comportes et tonneaux, bouteilles soufflées, bouteilles étiquetées Elie Caillol, pochoir en métal pour marquer les tonneaux, une bouchonneuse à soufflet, ainsi que deux fouloirs manuels qui portent la marque du constructeur H/A Lauzeral fils, Gaillac, Tarn.
Propriété d'une personne privée
2011
(c) Inventaire général Région Occitanie
2011
La Taille Alice de
Sous-dossier
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