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généralités communales


Référence de la notice
IA81011907
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
30 décembre 2018
Date de dernière modification de la notice
31 janvier 2025
Rédacteur de la notice
Béa Adeline
Mentions légales
(c) CAUE du Tarn ; (c) Inventaire général Région Occitanie
Désignation de l'édifice
Titre courant
généralités communales
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Tarn (81) ; Verdalle
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc
Canton
Dourgne
Références cadastrales
1833 ; 2002
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Le territoire de plaine de Verdalle est colonisé dès l'époque gallo-romaine. La partie nord était traversée par une voie de communication secondaire, parallèle à celle de Béziers-Cahors, rejoignant le site de Revel. Elle passait au sud de l'actuelle église Saint-Jean-Baptiste (Campech, 1988, p. 149, 159-161). Non loin de l'église, à l'ouest, en bordure de la route de Soual, le site d'En Rivals a livré du matériel archéologique antique, tuiles et tessons de céramique, révélant une exploitation agricole. Le site primitif de la paroisse situé non loin de la voie de communication et du site archéologique a probablement été implanté dès le Haut Moyen Age. Son vocable dédié à Saint-Jean-Baptiste et son emplacement au centre du territoire et distant de l'agglomération sont une preuve supplémentaire attestant de son ancienneté. Verdalle, qui vient de l'occitan Verdala (verdâtre), caractérise les prés et les bois des environs (Le Pottier, 1990, p. 533-534). La première mention apparaît en 1153, lorsqu'il est question du castrum de Verdala. Les Trencavel, vicomtes de Carcassonne et d'Albi, sont alors en pleine possession de leur pouvoir (Biget, 1992-2004, p. 67, 71). Ils se réservent de larges droits sur les castra lorsqu'ils passent des baux à fiefs, comme celui de Verdalle, à Isarn et Pierre de Puylaurens, seigneurs de Dourgne. Cette inféodation se situe dans un contexte plus général dans lequel le vicomte Trencavel gratifie pour sa fidélité le seigneur de Dourgne, en lui octroyant de nouvelles possessions : Verdalle, Montcuq puis Escoussens. Lors de cette première mention, il est question non seulement d'une tour, de murs, de fossés mais aussi de maisons (HGL, t. V, col. 1140). Il s'agit donc d'une agglomération fortifiée dans laquelle prend place un premier château. Probablement antérieurement et peut-être en parallèle, le castrum de Contrast, implanté à 520 m d'altitude sur le versant oriental de la vallée du Sant, s'est développé sous la forme d'un village en contrebas d'un château. S'il est mentionné dans la première moitié du 13e siècle, il a pu être à l'origine du village de Massaguel mais aussi celui de Verdalle ou à son développement. Le site de hauteur, déserté par la suite, semble bien avoir été réoccupé pendant les temps de crises de la guerre de Cent ans. Le ruisseau du Sant qui traverse la plaine et dont la vallée encaissée occupe le sud du territoire a été la source d'activités artisanales et proto-industrielles dès le Moyen Age. La partie montagneuse était occupée par la forêt royale d'Hautaniboul au sein duquel s'est développée au 17e siècle l'activité verrière par le relais de la famille emblématique des De Robert. La présence d'une église dans la partie sud-est de la forêt, mentionnée au Pas de l'Eglise, révèle un état de son occupation qu'il est aujourd'hui difficile de restituer (A.D.H.-G., 8 B 059, 1610). La seigneurie de Verdalle s'est heurtée dès le 16e siècle aux possessions des Chartreux, nouveaux seigneurs d'Escoussens dès le début du 16e siècle qui recouvraient Touscayrats et ses métairies, La Rivalarié, En Barthe et autres métairies. Au 18e siècle, les métairies de la montagne sont consacrées à la culture du seigle et à l'élevage des ovins alors que dans les terres de la plaine, plus fertiles, on cultive du blé et du maïs et on élève des ovins et des bovins. Les cultures ne changent pas dans la première moitié du 19e siècle. Le blé, le seigle et le maïs sont cultivés pour l'essentiel. Les terres agricoles de la plaine sont fertiles et la pratique de l'irrigation permet d'augmenter sensiblement les rendements. La période de prospérité agricole est véritablement perceptible dans la 2e moitié du 19e siècle et ce jusqu'au début du 20e siècle et se traduit à travers de nombreuses constructions et reconstructions de fermes et de bâtiments agricoles ainsi que le développement exponentiel des hameaux à vocation agricole dans la plaine à La Coutarié ou à La Lugarié (Béa, 2007, p. 22-25). Parallèlement, le ruisseau du Sant avait permis l'installation de nombreux moulins dès la fin du Moyen Age, moulins à farine dans la plaine et moulins foulons en amont, dans la vallée encaissée. En 1757, six foulons étaient implantés sur le Sant, quatre moulins à farine alors que sur la carte de Cassini, de peu postérieure, 2e moitié du 18e siècle, treize moulins jalonnent le ruisseau (Bonhôte, 2007, p. 26-27). L'activité textile est à l'origine du développement du hameau proto-industriel de La Rivière de Sant. Pourtant l'activité de la draperie industrielle d'étoffes périclite lentement dans la deuxième moitié du 19e siècle. Elle est remplacée par l'apparition des usines d'effilochage qui s'installent sur l'ancien réseau des moulins désaffectés (Bonhôte, 2007, p. 30-35). Les édifices vont alors évoluer avec la nécessité de plusieurs corps de bâtiments. La fermeture des usines d'effilochage dans la vallée se situe à la fin des années 1950 et au tout début des années 1960. Certaines usines sont alors détruites comme la filature de la Rivière de Sant, d'autres s'agrandissent pour accueillir de nouvelles activités comme celles d'en Roc et d'En Chaper qui n'ont plus de lien direct avec l'énergie hydraulique qui à l'origine, quelques siècles plus tôt, avait justifié l'implantation des moulins en bordure du Sant.