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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Caussade
présentation de la commune de Caussade


Référence de la notice
IA82118907
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
9 janvier 2019
Date de dernière modification de la notice
22 janvier 2022
Rédacteur de la notice
Ruefly Sandrine ; Stadnicki Carole
Mentions légales
(c) Pays Midi-Quercy ; (c) Conseil départemental de Tarn-et-Garonne ; (c) Inventaire général Région Occitanie
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Caussade
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; 82 ; Caussade
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Quercy Caussadais ouest
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Les indices de la colonisation romaine abondent sur le territoire de la commune de Caussade. La rivière de la Lère constitue l'axe du peuplement antique puis durant le haut Moyen Age, Caussade compte sept paroisses anciennes : deux urbaines (Saint-Gauzy et Notre-Dame del Fraysse) et cinq rurales (Saint-Pierre de Milhac, Saint-Pierre de la Bénèche, Saint-Sernin de Montevols, le Colombier et Saint-Martin de Sesquières). Bien que la campagne de Caussade soit peuplée au Moyen Âge, aucun vestige médiéval en élévation n’a toutefois été découvert mise à part au Soulié, à la fin du Moyen Age (XVe siècle). Contrairement à ce que l’on observe en campagne, le bourg de Caussade conserve plusieurs joyaux d’architecture en brique de l’époque médiévale. Les maisons des XIIIe et XIVe siècles de Caussade constituent en effet un patrimoine monumental de tout premier intérêt. Les témoins de l’architecture des XVIe et XVIIe siècles sont rares en bourg et inexistants en campagne. Cette quasi absence de vestiges est de toute évidence à mettre en lien avec les Guerres de religion, qui dès la seconde moitié du XVIe siècle engagent une longue période de troubles, opposant les catholiques aux protestants.£Il faut attendre le XVIIIe siècle pour que la population de Caussade s’accroisse considérablement. La seconde moitié de ce siècle correspond à la création des routes royales, au développement d’un commerce florissant et à la construction en centre-ville, d’hôtels particuliers qui n’ont rien à envier à ceux de Montauban. Si le XVIIIe siècle a métamorphosé le centre-ville médiéval, en campagne, les vestiges de cette époque prospère sont anecdotiques.£Les grands bouleversements des siècles suivants, XIXe-XXe siècles, ont fait disparaître l’immense majorité des constructions antérieures présentes en campagne. La majorité des fermes de Caussade ont, en effet, été reconstruites au XIXe siècle. Les églises rurales ne sont pas épargnées par cet élan constructif. Les anciennes églises jugées trop petites ou vétustes sont remises aux goûts du jour ou entièrement reconstruites. A la limite des XIXe et XXe siècles, Caussade connait un pic démographique qui correspond, en grande partie, à l’apogée de l’industrie chapelière. En 1900, le bassin Caussade-Septfonds représente un tiers de la production chapelière française. À cela s’ajoute l’amélioration ou la création de nouveaux axes de communication : des routes principales, des chemins vicinaux, une ligne de chemin de fer (en 1884).£Depuis 1946, la population ne cesse d’augmenter à Caussade (4203 habitants en 1946, 6268 habitants 2006 et 6701 habitants en 2012). L’attrait de Caussade est lié, comme dans les premiers temps de son histoire, à sa situation à la croisée de grands axes qui permettent d’atteindre facilement un bourg dynamique, centre d’activités et de services. La fin du XXe siècle à Caussade voit également la construction d’une déviation en 1981 et, en 1998, le passage de l’autoroute A 20. Autant d’axes qui facilitent les accès et les transports mais qui ont transformé les paysages ruraux des coteaux et de la vallée de la Lère. Les abords de la ville de Caussade et la campagne ont connu des transformations radicales du XIXe siècle à nos jours. Jadis entourées de terres labourables, de vignes, de prés, les quelques rares fermes isolées (Le Truc, Gouzes, Roucou, Bénech, Pradet, etc.) sont aujourd’hui englobées dans des zones périurbaines (zones pavillonnaires ou zones d’activités industrielles, commerciales, artisanales).