Bourg castral
Calamars
Bourg castral de Calamars
Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Var (83) ; Lorgues
Var
Lorgues
Saint-Ferréol
Isolé
Château fort ; église
11e siècle
Daté par source
La seule charte qui mentionne le "castrum quod nominant Calemarzo" n'est pas datée, mais peut être située vers le troisième quart du 11e siècle. La villa de Lorgues, qui en dépendait alors, est qualifiée de "castellum" en 1197-1198, ce qui indique probablement l'abandon du site fortifié de Calamars, dont le nom survit dans celui d'un petit vallon en contrebas au sud-ouest de la hauteur.
Piton aplati ; altitude : 321 m ; superficie : 300 m2. La lecture du site est perturbée par une série d'aménagements et de constructions modernes et contemporains : outre la chapelle Saint-Ferréol et l'ermitage voisin, édifices des 17e et 18e siècle qui occupent le rebord nord-ouest de la plateforme sommitale, plusieurs réservoirs cylindriques bâtis au 20e siècle pour l'alimentation de la ville de Lorgues sur le rebord sud-est et un ensemble de terrasses de culture (aujourd'hui abandonnées) soutenues par des murs en pierre sèche ont remodelé le relief, récupéré les matériaux et occulté les états plus anciens. Au centre de la plateforme sommitale, on distingue encore une grande enceinte rectangulaire, dont le mur périmétral, formé d'un empilement de gros blocs équarris assemblés sans liant, de facture assez soignée, a été partiellement dégagé sur une élévation de 1 à 1, 50 m ; un sondage réalisé il y a quelques années a montré qu'il s'agissait d'un oppidum de la fin de l'Age du fer ; l'exploration n'a pas permis de découvrir de traces de réoccupation ultérieure, mais celle-ci ne peut être exclue dans l'état actuel des connaissances. A l'écart de l'oppidum, entre la chapelle et l'ermitage, apparaît une butte élevée de plusieurs mètres au-dessus du sol de la plateforme, appuyée contre un affleurement rocheux ; la butte a été creusée d'une cavité (utilisée comme abri de jardin) et entaillée sur son côté est pour implanter les bâtiments de l'ermitage et son sol nivelé en terrasses pour créer le jardin des ermites ; la chapelle est bâtie en contrebas, entre le flanc ouest et la rupture de pente assez vive qui borde ici l'aire sommitale ; cette situation inconfortable n'a sans doute pas été choisie par les constructeurs du 17e siècle, alors que de vastes espaces parfaitement plans s'offraient tout autour, mais perpétue très vraisemblablement l'emplacement de l'église médiévale qui accompagnait le castrum assis sur cette butte en partie artificielle.
Type motte
Vestiges
Site archéologique
Propriété publique
2001
© Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
2002
Sauze Elisabeth
Dossier individuel
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Direction Culture et Patrimoine - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel Grand Horizon, 11-13 boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille - 04 88 10 76 66