Tissage ; filature
Tissage de coton ; filature de coton
Tissage Bornèque, puis de la Société des Filatures et Tissages de Danjoutin
Tissage et filature de coton Bornèque, puis de la Société des Filatures et Tissages de Danjoutin
Bourgogne-Franche-Comté ; Territoire de Belfort (90) ; Danjoutin ; 16 à 30 rue d'Andelnans
Anciennement région de : Franche-Comté
Territoire de Belfort
Danjoutin
Andelnans (rue d') 16 à 30
1827 D 181 à 184 ; 2000 BK 73, 81, 114
En ville
Savoureuse (dérivation de la)
Bureau ; logement d'ouvriers ; entrepôt industriel
19e siècle
1845
Daté par source
Attribution par source
En 1844, Pierre Joseph Bornèque acquiert le moulin de Louis Bourgeois et demande l'autorisation d'établir un tissage mécanique en utilisant la force motrice de ce dernier. Construit entre 1845 et 1847, le tissage est acheté vers 1870 par Frédéric Keller, puis modernisé peu après. Les sociétés Bian et Cie de Sentheim (68) et Viellard-Migeon et Cie (90) s'associent, sous la raison sociale Bian-Danjoutin, pour reprendre l'affaire en 1886. Louis Bian assure la gérance et l'exploitation du tissage, auquel est adjointe une filature vers 1894. Quatre logements ouvriers collectifs, situés aux numéros 34 à 42 de la rue de la Libération, sont vraisemblablement construits en 1909. L'entreprise belfortaine Tournesac installe en 1913 deux turbines hydrauliques et construit un magasin de déchets de coton en 1918. L'année précédente était créée la société en nom collectif Société des Filatures et Tissages de Danjoutin, regroupant également l'usine de la commune voisine de Bavilliers (90). La société cesse sa production en 1934. Le tissage est loué en 1936 à la société Goux et Cie de Luxeuil (70), et les autres bâtiments à la société de la Filature de la Savoureuse en 1937. En 1946, la société des Filatures et Tissages de La Côte (70) achète l'usine ; elle transfère l'activité de tissage en 1966 à La Côte. L'activité de filature est poursuivie dès 1967 par Mme Vandamme. La production atteint 262 000 km de filés en 1978 pour 150 tonnes de coton travaillé par mois. La filature ferme ses portes vers 1986. Tous les bâtiments de production ont été rasés en 1999. Ne subsistent que les logements ouvriers et les bâtiments des bureaux. Une machine à vapeur de 22 ch et une roue hydraulique attestées en 1847 ; un chauffage à la vapeur en 1848 ; une machine à vapeur de 100 ch en 1887. Installation de deux turbines des Ets Singrün (Epinal, 88) en 1913. 278 métiers à tisser en fonctionnement en 1886, 342 en 1896. 348 métiers à tisser et 11 960 broches à filer en 1917. 80 ouvriers en 1856, 200 en 1875, 250 en 1888, 150 en 1946, 200 en 1952, 100 personnes à la filature en 1967, 75 en 1978.
Grès ; enduit ; moellon
Tuile mécanique ; fer en couverture
Sous-sol ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré ; étage de comble
Toit à longs pans ; toit à longs pans brisés ; demi-croupe
Énergie hydraulique ; produite sur place ; énergie thermique ; produite sur place ; énergie électrique ; achetée
Les logements ouvriers collectifs (36 à 42 de la rue de la Libération) comprennent un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble, couverts d'un toit à longs pans en tuile mécanique. Les autres bâtiments à usage de logements et bureaux sont construits en moellon (de grès ?) et enduit, à un étage carré et un étage de comble, toit à longs pans (brisé pour deux d'entre eux), avec demi-croupe, couverts de tuile mécanique. Les initiales J M G (et peut-être une date, cachée par une plaque) sont gravées sur le linteau de la porte du logement situé au n° 16 de la rue d'Andelnans.
Vestiges
Propriété privée
1999
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
1999
Favereaux Raphaël
Dossier individuel