Usine de petite métallurgie ; usine d'horlogerie
Usine de petite métallurgie et d'horlogerie Japy, puisla Pendulerie, actuellementmusée Frédéric Japy
Immeuble à logements ; musée
Usine de petite métallurgie et d'horlogerie Japy dite la Pendulerie, actuellement immeuble à logements et musée Frédéric Japy
Bourgogne-Franche-Comté ; Territoire de Belfort (90) ; Beaucourt ; 16 à 30 rue Frédéric Japy
Anciennement région de : Franche-Comté
Territoire de Belfort
Beaucourt
Frédéric Japy (rue) 16 à 30
1816 C 336 à 347 ; 1979 AL 170, 204 à 207, 219, 220
En ville
Atelier de fabrication ; logement ; cheminée d'usine
Ensemble industriel Japy
IA90000075
1er quart 19e siècle (détruit) ; 4e quart 19e siècle ; 4e quart 20e siècle
1816 ; 1984
Daté par travaux historiques ; daté par source ; porte la date ; daté par travaux historiques ; daté par source ; porte la date
Attribution par source ; attribution par travaux historiques ; attribution par source ; attribution par travaux historiques
Succédant à un petit atelier d'horlogerie établi dès 1773, la fabrique d'ébauches de montres est construite en 1776-1777 pour le compte de Frédéric Japy. Elle permet la production en série des ébauches de montres à une époque où toutes les opérations de fabrication se font manuellement. F. Japy s'associe au mécanicien J.J. Jeanneret-Gris pour la conception de machines-outils et fait édifier sa fabrique, appelée la Pendulerie, par le maçon local Pierre Brand. Ce premier bâtiment comprend un corps central, renfermant des ateliers sur quatre niveaux, et deux ailes abritant cuisines, salles à manger et logements ouvriers. La force motrice était vraisemblablement produite par un manège à chevaux. La production mensuelle atteint 8400 ébauches en 1803. A la fin du 18e siècle, la fabrique est agrandie d'un atelier, adossé à l'aile est, et destiné à la fabrication des ébauches de montres Lépine. Il est converti en 1806 en magasin industriel, au moment où Frédéric Japy diversifie sa production et fabrique des articles de serrurerie, quincaillerie et visserie-boulonnerie. L'usine est incendiée par les Autrichiens en juillet 1815, et reconstruite en 1816. Elle est prolongée vers l'est d'un nouvel atelier de fabrication vers 1892, à l'image de l'usine des Fonteneilles (étudiée : voir le dossier IA90000077). La Pendulerie est réaménagée et modernisée en 1947 et abrite de nouveaux ateliers d'horlogerie produisant des mouvements de réveil et de pendule (50 000 à 60 000 en 1949). L'éclatement des Etablissements Japy Frères en 1955 donne naissance à quatre sociétés indépendantes, mais entraîne l'abandon du département horlogerie, qui est cédé à la société Jaz de Wintzenheim (68). Suite à la fermeture de l'usine vers 1959, les bâtiments sont désaffectés puis détruits en 1978, à l'exception de l'extension de 1892. Acheté par la commune et réhabilité en 1984 par l'architecte Jean-Pierre Varin, ce bâtiment abrite à l'étage de soubassement le musée Frédéric Japy (ouvert en 1986), tandis que les trois niveaux supérieurs accueillent des logements HLM. Une clé d'arcade portant la date 1816 a été réinsérée dans les maçonneries, à l'emplacement de l'atelier reconstruit au début du 19e siècle.
Calcaire ; brique ; enduit ; moellon
Tuile mécanique
Étage de soubassement ; rez-de-chaussée surélevé ; 2 étages carrés
Élévation à travées
Toit à longs pans ; toit en pavillon ; croupe
Énergie animale ; produite sur place ; énergie thermique ; produite sur place ; énergie électrique ; achetée
L'atelier de fabrication construit en 1892 est en brique et moellon de calcaire enduit, à un étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé et deux étages carrés, couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique. La cheminée en brique a été tronquée.
Établissement industriel désaffecté ; restauré
Propriété de la commune
2000
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
1982 ; 2000
Lardière Bernard ; Favereaux Raphaël
Sous-dossier