Usine de mécanique de précision ; usine de quincaillerie ; usine de matériel d'équipement industriel
Usine de mécanique de précision, de quincaillerie et de matériel d'équipement industriel Japy, actuellementusine des Fonteneilles
Usine de mécanique de précision, de quincaillerie et de matériel d'équipement industriel Japy, dite usine des Fonteneilles
Bourgogne-Franche-Comté ; Territoire de Belfort (90) ; Beaucourt ; rue Frédéric Japy
Anciennement région de : Franche-Comté
Territoire de Belfort
Beaucourt
Frédéric Japy (rue)
1816 C 353 à 360 ; 1979 AL 187 à 192
En ville
Atelier de fabrication ; bureau
Ensemble industriel Japy
IA90000075
4e quart 19e siècle ; 3e quart 20e siècle
Daté par source ; daté par travaux historiques ; daté par source ; daté par travaux historiques
Signature
L'usine des Fonteneilles, ou Nouvelle Fabrique, est édifiée en 1806-1807 à l'ouest de la Pendulerie (étudiée : voir le dossier IA90000076). L'établissement, dont la force motrice est assurée par un manège à chevaux, accueille de nouveaux ateliers de fabrication d'ébauches de montres, mais aussi des ateliers de quincaillerie (production de vis à bois). Détruite par un incendie le 23 janvier 1881 (à l'exception du bâtiment à étages longeant la route de Dasle), l'usine est reconstruite peu après par la société d'ingénierie lilloise E. et P. Sée, spécialisée dans la construction de bâtiments industriels incombustibles. Elle est composée de trois corps de bâtiment en brique, disposés en U, les ateliers se répartissant sur un étage de soubassement et deux étages carrés. Tous les poteaux de fonte du rez-de-chaussée portent l'inscription moulée "E. & P. See - Lille". Des ateliers en rez-de-chaussée viennent occuper la cour de l'usine en 1890 ou 1898. Au début du siècle, la production s'étend de la petite et grosse horlogerie aux moteurs à pétrole, à gaz et électriques puis, à partir de 1910, aux machines à écrire. Ayant exploitée à ses débuts la licence Remington, Japy choisit, après la Seconde Guerre mondiale, la licence suisse Hermès-Paillard. L'éclatement des Etablissements Japy Frères (créés en 1928) donne naissance en 1954-1955 à quatre sociétés indépendantes, dont la société de Mécanographie Japy, qui reprend les activités de l'ancien département Machines à écrire. Toute la fabrication de ces machines, dont l'usinage des pièces s'effectuait à Beaucourt et le montage à Arcueil (94), est regroupée dans l'usine des Fonteneilles. Cette dernière connaît d'importants travaux de rénovation, la construction de vastes ateliers de fabrication en 1956-1957, et la destruction de bâtiments anciens (le bâtiment longeant la route de Dasle ?). En 1961, la production atteint 40 000 machines à écrire standard de bureau (S 18) et 35 000 machines portatives (P 18), ainsi que des duplicateurs à alcool. Leur fabrication prend fin en 1971, l'entreprise étant rachetée par la société Hermès-Paillard. Les bâtiments sont ensuite occupés par la société Unelec (filiale d'Alsthom, descendant de la société d'Electromécanique Japy), qui y effectue l'usinage, le bobinage et le montage des petits moteurs, et abritent également le centre de gestion du département Moteurs Industriels. C'est aujourd'hui la société de Constructions Electriques de Beaucourt (CEB), successeur d'Unelec, qui est propriétaire de l'usine. La quasi-totalité des bâtiments est sans affectation, à l'exception de quelques espaces de stockage qu'elle utilise, et d'une petite entreprise de découpage et d'emboutissage métallurgique. Présence de machines à vapeur en 1855 et 1865. 1200 employés en 1969, 630 en 1977.
Brique ; béton ; parpaing de béton ; enduit ; moellon ; béton ; béton armé
Tuile mécanique ; fer en couverture ; verre en couverture
Étage de soubassement ; rez-de-chaussée surélevé ; 2 étages carrés
Élévation à travées
Toit à longs pans ; appentis ; shed ; croupe
Énergie animale ; produite sur place ; énergie thermique ; produite sur place ; énergie électrique ; achetée
L'atelier de fabrication construit vers 1882 possède un étage de soubassement en moellon enduit, un rez-de-chaussée surélevé et deux étages carrés en brique. Il est couvert d'un toit à longs pans et croupe en tuile mécanique. L'extension de 1890 ou 1898 est en moellon enduit, et rez-de-chaussée couvert de sheds. L'extension de 1956 est en parpaing de béton et béton armé, à deux étages carrés, couvert d'appentis et de sheds.
Établissement industriel désaffecté
Propriété privée
2000
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
1982 ; 2000
Lardière Bernard ; Favereaux Raphaël
Sous-dossier