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de la Culture
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Ville






Référence de la notice
IA94000141
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
30 juin 1997
Date de dernière modification de la notice
11 juillet 2019
Rédacteur de la notice
Massary Xavier de
Mentions légales
© Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ville
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
ville
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Val-de-Marne (94) ; Villejuif
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Villejuif
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Le village de Villejuif n'apparaît dans les textes qu'au 12e siècle, tirant vraisemblablement son nom de la présence d'une communauté juive expulsée de Paris ; jusqu'au 19e siècle Villejuif est un village agricole tourne vers l'exploitation des terres du plateau ; mais son développement dès le 16e siècle est lié à sa traversée par la route royale de Paris à Lyon par Fontainebleau, le long de laquelle se sont établis les commerces ; grâce à eux le bourg dépasse déjà le millier d'habitants au début du 19e siècle ; à l'ouest de cet axe, se trouvent l'église dont l'architecture témoigne de campagnes de constructions échelonnées du 12e au 17e siècle, et les rues d'Amont et du Moutier où sont situées les fermes exploitant les terres du plateau ; faisant construire en 1680 au nord du village un nouveau château, Jean Duret cède des 1674 la maison seigneuriale située contre l'église à la communauté des prêtres de Saint-Nicolas-du-Chardonnet qui l'agrandissent dans les années 1740 : c'est l'actuelle mairie ; au cours du 19e siècle, le nord de la commune se couvre de carrières (gypse, sable, argile) induisant quelques industries (briqueteries, fours à plâtre) pour les besoins parisiens, tandis que les fermes du bourg se tournent vers la collecte du lait et du fourrage pour la capitale ; le siège de Paris et les combats se déroulant autour de la redoute des hautes bruyères causent d'importantes destructions et une baisse passagère de la population, qui dépasse cependant les 5000 habitants en 1900 ; plus qu'à la petite industrie qui reste cantonnée au nord dans la plaine, l'urbanisation du bourg est liée à l'implantation à partir des années 1880 de grands établissements hospitaliers : asile d'aliénés (1885) , hospice Paul Brousse (1913) , Institut du Cancer (1934) ; l'ancien parc du château est loti vers 1900, les premiers immeubles sont édifiés avant 1914 le long des actuelles avenue Paul Vaillant-Couturier et rue Jean Jaurès ; dans les années 1920, ce qui subsiste de la plaine agricole se couvre de colonies de bicoques, et la population dépasse les 25000 habitants après 1930 ; cela nécessite un important effort d'équipements publics : 3 chapelles érigées en paroisses après guerre, groupes scolaires Pasteur et Karl Marx, ce dernier de l'architecte Jean Lurçat (1933) ; les axes routiers majeurs tendent à ignorer l'agglomération : la R.N. 7 est déviée en 1934, l'autoroute de sud passe en limite ouest de la commune dans les années 1950, tandis que le métro ne dessert Villejuif qu'à partir de 1984 ; depuis 1945, l'effort de restructuration du tissu urbain est passé par la reconstruction d'une partie du centre ancien