Palais de justice
Palais de justice
Guadeloupe ; Guadeloupe (971) ; Pointe-à-Pitre ; place Gourbeyre
Pointe-à-Pitre centre
Gourbeyre (place)
1986 AL 333
En ville
Cour
2e quart 20e siècle
1930 ; 1931
Porte la date
Attribution par source
Tellier (personnage célèbre)
Le 12 septembre 1928, la Guadeloupe est dévastée par un ouragan qui détruit une grande partie de l'île. Une oeuvre importante de reconstruction est à entreprendre pour remettre en état la majorité des bâtiments publics, détruit ou endommagé. Le gouverneur Tellier, après s'être rendu en métropole pour rendre compte du désastre, engage Ali Tur, un architecte du ministère des Colonies, pour prendre la tête d'une mission de reconstruction des bâtiments publics. Il devra rétablir le plus rapidement possible et avec le plus d'économie, dans une île privée d'entreprise de bâtiments et de travaux publics et de mains d'oeuvre qualifiées, une série d'édifices répondant à des normes de solidité et d'adaptations aux conditions climatiques. Cela est d'autant plus important que la Guadeloupe doit célébrer en 1935 le tricentenaire de l'installation française dans l'île. Arrivée en Guadeloupe en mars 1928, Ali Tur est à l'origine de la construction de plus d'une centaine de bâtiments : palais du gouverneur et du département, mairie, église, écoles... A Pointe-à-Pitre, il construit l'hôpital colonial, le marché couvert, le bureau du port, l'office du tourisme et le palais de justice, son premier chantier. Les travaux débutent en 1930. Le bâtiment est inauguré le 30 juin 1932.
Béton ; enduit
Béton en couverture
Plan carré régulier
Rez-de-chaussée ; 1 étage carré
Élévation ordonnancée sans travées
Terrasse
Escalier de distribution extérieur : escalier droit ; en maçonnerie
Premier bâtiment construit à Pointe-à-Pitre par Ali Tur, le palais de justice témoigne de son style. Le bâtiment est construit en béton armé, matériau préféré aux matériaux traditionnels pour ses qualités de résistances aux intempéries. Toute l'ossature est en béton armé : poteaux, poutres, colonnes, consoles. L'ensemble repose sur une série de semelles, formant la base des poteaux, liaisonnées par des entretoises placées dans les parties basses du bâtiment. C'est sur cette partie que viennent s'asseoir les maçonneries des murs de remplissage constitué d'agglomérés creux enduits au ciment. Le bâtiment s'articule autour d'une cour centrale, ou patio, composée d'un dallage en petits carreaux pour éviter la prolifération des insectes qui, trop souvent, menaçaient les parquets en bois. A l'origine, au rez-de-chaussée se trouvaient les services et les bureaux du procureur, du substitut, des juges, des greffiers et des secrétaires. L'étage était réservé aux deux grandes salles d'audience, le tribunal et la justice de paix. L'élévation est parfaitement symétrique. Deux escaliers droits s'appuient sur le mur en béton de la façade et permet d'accéder à une galerie. Celle-ci est couverte par un toit en terrasse qui tient lieu d'auvent afin de protéger les ouvertures des rayons du soleil. La toiture, qui déborde largement du bâtiment, est supportée par des poteaux ronds. Le système de jalousies en béton, aux angles, calqué sur celui des fenêtres à persiennes, est un ajout postérieur.
Abords d'un monument historique
À signaler
Propriété de l'Etat
2002
© Inventaire général
2002
Kissoun Bruno
Dossier individuel
Conseil régional de Guadeloupe - Service chargé de l'Inventaire 22, rue Perrinon 97100 Basse-Terre - 05.90.41.14.49