Description historique
Au 18e siècle, l'emplacement du marché actuel était occupé par la prison. Le règlement de 1810, réglant le commerce dans la ville, autorise la vente des légumes, des poissons, sur l'ancienne place, près de la vieille batterie et les marchandises comme les bonbons et les végétaux sur la place du pont aux Herbes [place du Marché-aux-Esclaves]. Le commerce ambulant est interdit. Le bois et le charbon doivent être vendus sur le bord de mer, sur le point d'arrivée des embarcations. Pendant l'occupation anglaise, le terrain actuel compris entre la grand-rue et le rivage est libéré pour recevoir le marché. En 1820, Longin note qu'il est fermé par des grilles et qu'un tamarin est planté en son centre. En 1835, les plans et le devis pour la construction d'une halle adossée aux murs mitoyens sont adoptés. En 1858, la décision de paver la place du marché est prise. Sur le plan de la ville de 1867, le marché se compose de 2 halles adossées aux murs des maisons mitoyennes avec 2 pavillons du côté de la mer. En 1892, un marché couvert métallique, composé de 2 pavillons, est construit pour 25 000 F. Sur les cartes postales des années 1910, les 2 pavillons occupent l'espace central de la place et des galeries couvertes en appentis sont adossées aux murs mitoyens des bâtiments entourant la place ; une fontaine de type production du Val d'Osne occupe le milieu du côté de la grand-rue. Ce marché a été détruit par le cyclone de 1928. L'architecte Ali Tur a reconstruit le bâtiment avec un beffroi central inspiré par l'architecture islamique avec des halles en béton autour. En 1980, Jack Berthelot reconstruit le marché avec des halles couvertes de toit bombé. En 2002, l'agence BMC reconstruit une nouvelle halle, en conservant le beffroi d'Ali Tur.