Four à chaux
Four à chaux de l'Aber
Bretagne ; Finistère (29) ; Crozon
Rozan
ES 69
2e quart 19e siècle
1839
Par autorisation du sous-préfet de Châteaulin, le 21 septembre 1839, la société Boulet et Cie put établir au village de Rozan, sur la commune de Crozon, un ensemble de fours à chaux. Un seul fut érigé sur le site, en bordure de l'Aber, ce qui permettait l'approvisionnement en matière première et en combustible par mer, de même que les livraisons des barils de chaux. Le four s'insérait dans un réseau économique qui comprenait la baie de Douarnenez comme la rade de Brest et où étaient installées, depuis le 18e siècle, de nombreuses unités de production de chaux ou de briques. La matière était soit des pierres calcaires de petites carrières disséminées dans la région, soit du calcaire coquillier ou du sable dunaire. Il convient de remarquer ici une qualité remarquable de l'appareillage de granit de l'édifice, mise en oeuvre exceptionnellement soignée et coûteuse pour ce type de constructions en Bretagne. Le four a cessé d'être utilisé à la Première Guerre Mondiale. Son emplacement dans un site naturel, à proximité d'un ensemble parcellaire inscrit à l'inventaire supplémentaire des sites par arrêté du 23 mai 1933, appartient au Conservatoire du littoral dont les statuts interdisent l'investissement sur une propriété bâtie. Un chantier de jeunes scouts bruxellois dégagea, à l'été 1984, l'édifice de la végétation. Le Conservatoire du littoral a aménagé, non loin du four, un parking respectant la qualité esthétique du paysage ; cet effort pourrait être poursuivi par l'installation de panneaux signalétiques expliquant l'origine de l'édifice et la travail du chaufournier.
Établissement industriel désaffecté
Inscrit MH
1988/03/10 : inscrit MH
Four a chaux (cad. ES 69) : inscription par arrêté du 10 mars 1988
Arrêté
À signaler
Propriété publique
Propriété du Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des édifices protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
1992
Dossier de protection