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Logis de Barroux






Référence de la notice
PA00101167
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
8 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Logis de Barroux
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
manoir
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Deux-Sèvres (79) ; Airvault
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Poitou-Charentes
Références cadastrales
AK 317, 318
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
L'architecture du logis le rattache à un ensemble de logis de même importance et distants de quelques dizaines de kilomètres. Leur plan est semblable, avec les mêmes échauguettes aux angles, une porte d'entrée et un escalier très voisins. Au Moyen Age, la seigneurie relevait de Thouars. L'édifice a dû être agrandi au 17e siècle, et orné de peintures au trumeau des cheminées et dans le choeur de la chapelle. Le logis est placé à l'angle d'une cour fermée par des communs. Des tours se dressaient autrefois aux angles de cette sorte d'enceinte. Seule la tour-pigeonnier, au nord-ouest, existe encore. L'accès à la cour se fait par un double portail comprenant une partie cochère et une partie piétonne. De part et d'autre de la cour, les communs ont gardé à peu près leur aspect 17e, avec des portes en plein cintre et à agraphe marquée. Seule une partie de l'aile sud, touchant au logis, a été reconstruite sans doute au 19e siècle. Logis et communs sont construits en petits moellons équarris. Seuls la porte et les encadrements de fenêtres sont en pierre de taille. La hauteur du toit a été diminuée lors d'un remaniement de la charpente. Des échauguettes aux angles attestent encore d'un esprit très féodal. L'intérieur conserve un type d'escalier à une volée droite rampe sur rampe, très fréquent à la fin du 16e et au début du 17e siècle. Dans la pièce du rez-de-chaussée, le trumeau de la cheminée conserve des peintures. De même, à l'étage du dessus, les parties du plafond portaient également un décor peint de feuillages et de fleurs. La chapelle conserve un décor peint. La nef, voûtée en berceau, est constellée d'étoiles qui devaient être peintes sur fond bleu. Dans le retable de pierre, une grande peinture effectuée "a secco" sur la pierre, devait représenter une Vierge. De part et d'autre de ce retable, sont peints des bouquets de fleurs sortant de vases aux anses enroulées, posés dans des niches en trompe-l'oeil.