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Vestiges du pont du Diable




Référence de la notice
PA00102531
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
4 mars 2026
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Vestiges du pont du Diable
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
pont
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Aude (11) ; Alet-les-Bains
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice
l'Aude
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
11008
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Le tracé primitif de la route menant d'Alet à Limoux franchissait le fleuve au Pont du Diable et gravissait la montagne de Brau avant de rejoindre Limoux par Cournanel. Cet ancien trajet devait encore être utilisé en 1573, date de la prise d'Alet par les Protestants. Il est possible que la destruction du pont par la chute d'une des piles ne soit pas due à la crue de 1625, mais volontairement provoquée pour empêcher les incursions protestantes d'Alet vers le nord. L'appareil des piles diffère notablement de celui de la culée orientale, nettement décalée par rapport à l'alignement de la pile existante. Ce décalage pourrait s'expliquer par l'existence, à cet endroit, de deux ponts successifs avec utilisation, par mesure d'économie, des restes du premier pour la réalisation du second. Le pont, très élevé au-dessus de l'étiage, devait comprendre deux piles et trois arches. Il ne reste rien des arches ni de la culée occidentale. De la culée orientale, il ne reste que quelques assises directement bâties sur le roc. La pile orientale, renversée, est couchée dans le lit de la rivière. La seconde pile est encore debout sur une hauteur de quatre mètres environ. C'est une pile à éperons allongés. La naissance de l'arche centrale est encore visible. Celle-ci était voûtée.