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Château






Référence de la notice
PA00104541
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
27 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Château
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
château
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Charente (16) ; Villebois-Lavalette
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Poitou-Charentes
Références cadastrales
AD 30 à 42
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en village
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
17e siècle ; 18e siècle
Description historique
Place-forte existant déjà au 8e siècle. En 1142, construction de l'actuelle chapelle romane à deux étages. Agrandissement de l'enceinte du château au début du 13e siècle, avec six tours semi-circulaires flanquant les murailles, ainsi que de la chapelle. En 1376, le comte Jean de Berry s'empare de château et en chasse les Anglais. En 1589, l'édifice est libéré des Ligueurs qui l'occupaient. Vers 1597, restauration de la porte à double pont-levis et de la tour de vigie. A cette époque, le château accueille Marie de Médicis et Louis XIII. En 1665, une partie de l'ancienne forteresse est rasée pour permettre la construction d'un logis princier dont subsiste l'aile nord. Les sculptures sont réalisées par Jean Tavate, selon un dessin de Bullet. En 1688, une galerie, aujourd'hui disparue, est ajoutée à l'ensemble. Au 18e siècle, les bâtiments se dégradent. La Convention utilise le château comme prison et magasin à vivres. En 1822, un incendie détruit l'aile droite et le dôme des bâtiments classiques ; seule l'aile gauche est préservée. ££L'ensemble présente une enceinte flanquée du 13e siècle avec un portail d'entrée fortifié au 17e et surmonté de mâchicoulis. Cette porte ouvre sur la basse-cour dominée à l'ouest par la terrasse du logis et fermée à l'est par une courtine flanquée d'une tour quadrangulaire, desservis par un escalier en vis en oeuvre. Contre l'enceinte s'appuie la maison du gardien. Au nord, la basse cour est fermée par la chapelle romane. L'enceinte médiévale est flanquée de sept tours demi-circulaires au premier niveau voûté en cul-de-four. Au nord, deux tours doivent correspondre à un ancien châtelet d'entrée. Le chemin de ronde conserve, sur une petite portion, son crénelage d'origine. Le logis du 17e siècle présentait un corps central surmonté d'un dôme majestueux accosté de deux ailes semblables (aile ouest et une partie de l'aile sud épargnées par l'incendie). L'intérieur a perdu son aménagement d'origine au cours des remaniements des 19e et 20e siècles. La terrasse nord du logis est portée par une longue salle, dite "des gardes", à voûte en berceau. Parallèle à cette salle, au sud, une autre grande salle anciennement voûtée en berceau et percée de lancettes, constitue le premier niveau d'un donjon roman dont les dimensions en font l'un des plus grands de l'ouest.