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Abbaye





Référence de la notice
PA00125288
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
12 juillet 1995
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Abbaye
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
abbaye
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Auvergne-Rhône-Alpes ; Haute-Loire (43) ; La Séauve-sur-Semène
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Auvergne
Références cadastrales
A 888
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
La fondation probable de l'abbaye remonte à la fin du 12e siècle ou au début du 13e, époque à laquelle l'ordre de Cîteaux connaît une forte expansion. Ce furent les comtes de Forez qui choisirent la Seauve pour y implanter un couvent de religieuses cisterciennes. Les barons de Saint-Didier offrirent au monastère un vaste domaine foncier qui assura son autonomie matérielle. Pendant les guerres de Religion, l'abbaye sut résister aux attaques des protestants grâce aux travaux de fortification exécutés à l'époque. En 1602, un incendie détruisit l'essentiel du bâtiment, reconstruit à la fin du 18e siècle. A la Révolution, l'abbaye fut vendue comme bien national au conventionnel Balthazar Bonnet de Treyches qui fit détruire l'église. En 1821, une chapelle domestique à l'emplacement d'une partie de l'église détruite. Au 19e ou 20e siècle, une manufacture de confection de lingerie s'y installa, détruisant les décors intérieurs et nombre de cloisons. £L'édifice est composé de trois corps de bâtiments en U, entourant une cour aujourd'hui couverte et correspondant à l'ancien cloître. La quatrième aile, correspondant à l'ancienne chapelle, a été démolie. L'édifice conserve, au rez-de-chaussée, une partie de ses dispositions initiales qui adoptaient un schéma habituel dans les abbayes : l'église était longée au nord par un cloître. Autour d'une vaste cour, ce cloître était composé de quatre galeries dont il en subsiste trois. Le premier étage, composé des trois ailes entourant la cour du cloître et l'église, était à l'origine entièrement compartimenté en chambres ou cellules destinées aux religieuses. L'aile ouest et l'aile nord ont conservé quelques chambres intactes.