Briqueterie
Briqueterie des Chauffetières
Normandie ; Orne (61) ; L'Hôme-Chamondot
Anciennement région de : Basse-Normandie
La Tuilerie des Chauffetières
A 133
Isolé
18e siècle (?) ; 1er quart 19e siècle ; 4e quart 20e siècle
19e siècle
Attestée en 1760 (décrite dans l'Encyclopédie) , la briqueterie des Chauffetières, propriété du marquis de Gontaud-Biron, se composait alors d'un seul four, d'une halle, d'un logement et d'une étable. Elle fut augmentée d'un second four et d'une halle au début du 19e siècle. L'argile, extraite sur place, est encore utilisée pour la fabrication de briques moulées à la main (environ 1 000 par jour) ou au moyen d'une presse mécanique (environ 2 000 par jour). L'un des deux fours a été détruit en 1990. Celui qui subsiste, installé sous l'une des halles, est un four intermittent à flamme directe, à laboratoire non voûté, pourvu d'un foyer et de deux canaux de chauffe. Le four et sa charge sont progressivement chauffés pendant deux jours (petit feu) , puis le foyer est continuellement alimenté pendant trois jours (grand feu). Après extinction du foyer, le four est recouvert de terre pendant huit jours (cuisson à l'étouffée) , puis déchargé. Sa capacité est de 17 000 briques. Environ soixante stères de bois sont nécessaires pour une fournée. Ces briques flammées produites aux Chauffetières sont essentiellement destinées aux chantiers de restauration des Monuments historiques. Un hangar a été ajouté vers 1984.
Inscrit MH partiellement
1995/06/09 : inscrit MH partiellement
Les deux pièces de séchage, ainsi que le four subsistant (cad. A 133) : inscription par arrêté du 9 juin 1995
Arrêté
Propriété privée
(c) Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des édifices protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
1995
Dossier de protection