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POP | Plateforme ouverte du patrimoineMoulin dit à farine
Moulin dit à farine





Référence de la notice
PA59000228
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
26 mai 2025
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Moulin dit à farine
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
moulin
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Hauts-de-France ; Nord (59) ; Villeneuve-d’Ascq ; rue Albert Samain
Adresse de l'édifice
Albert-Samain (rue)
Références cadastrales
2024 RA 403
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1776
Description historique
Le moulin à farine est construit à Bambecque (dans le Nord) en 1776 selon la date inscrite sur l'imposte. Il est l'œuvre du charpentier Joan (Jean). Ses commanditaires sont la famille Le Ceuche. Il reste dans cette famille jusqu'en 1896, quand il est vendu à Jules Bacquet-Bayard, meunier à Ruminghem dans le Pas-de-Calais, qui le déplace dans cette localité en remplacement d'un moulin à farine incendié. Il change ensuite plusieurs fois de propriétaire. Ils le modifient pour le moderniser, ce qui va peu à peu le dénaturer. En 1913 le moulin est équipé d'un moteur à vapeur (pour ne plus dépendre des seuls caprices du vent), qui est par la suite démonté. Dans les années 1930 le moulin est déplacé de 200 mètres et le piédestal, la bluterie et les ailes sont supprimés, et leurs restes servent à réaliser une extension accolée à la cage, tandis qu'un nouveau moteur électrique est installé. L'activité cesse en 1948, et le moulin, dont les meules sont vendues en 1956, est transformé en poulailler et en clapier à lapins. Ses derniers propriétaires avant le rachat par l'ARAM (Association régionale des amis des moulins) s'en servaient de garage et remise. L'ARAM est une association consacrée à la connaissance et au sauvetage des moulins, fondée le 23 juin 1973 par Jean Bruggeman, ébéniste de formation et autodidacte est animé d'une passion sans borne pour les moulins. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de molinologie qui font autorité, notamment des études par cantons et par arrondissements dans le Nord-Pas-de-Calais. A son rôle de vulgarisateur il ajoute une expertise technique reconnue, l'ARAM ayant restaurée dans toute la France une trentaine de moulins à vents et une dizaine de moulins à eau. Le moulin à farine est le deuxième moulin à avoir rejoint le site du musée des moulins de l'ARAM, après le moulin des olieux. Repéré par l'association dès 1967, elle le rachète en 1979, et le restaure de 1984 à 1988, lui redonnant sa configuration originelle. En 1997-1998, pour rendre la mouture plus efficace, il est équipé d'un système demi-dekker (feuille métallique recouvrant une partie de l'aile).
Il est une des pièces maitresses du musée des moulins de Villeneuve d'Ascq, y représentant l'usage le plus courant pour les moulins (moudre la farine), et illustrant la tradition des moulins à vent en bois sous influence flamande, qui firent la richesse de la région mais dont nombre d'exemples ont disparu