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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineAncienne abbaye du Lieu
Ancienne abbaye du Lieu

Référence de la notice
PA74000052
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
9 janvier 2023
Date de dernière modification de la notice
28 juin 2024
Mentions légales
© Monuments historiques
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ancienne abbaye du Lieu
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
abbaye
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Auvergne-Rhône-Alpes ; Haute-Savoie (74) ; Perrignier ; chemin de l’abbaye
Adresse de l'édifice
Abbaye (chemin-de-l’)
Références cadastrales
2022 B 13, 1539
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Située sur la commune de Perrignier dans le Bas Chablais, Notre-Dame du Lieu (ou du « Petit-Lieu ») est une ancienne abbaye cistercienne, accueillant jusqu'au XVIe siècle des moniales issues principalement de la noblesse du Chablais. Sa fondation remonte probablement au milieu du XIIe siècle, mais la première mention date de 1256. La protection et les fréquentes visites de familles aristocratiques, dont celle de Savoie, impliquent l'existence de bâtiments d'accueil en dehors de l'espace de clôture, mais expliquent aussi les travaux d'agrandissement réalisés à la toute fin du XIVe et au début du XVe siècle : l'église fut alors surélevée, lui conférant la hauteur qu'elle a encore aujourd'hui. L'occupation des lieux par les Réformés en 1536 mit un coup d'arrêt à cette évolution, avec la destruction au moins partielle du chœur et du clocher, et la dispersion de la communauté. En 1601, le duc de Savoie autorise Ferdinand Bouvier, gentilhomme vaudois converti au catholicisme par saint François de Sales, à racheter les biens de l'abbaye qui fut transformée en domaine fermier. Au XIXe siècle, les bâtiments tombèrent en ruine, sauf l'hôtellerie, deux petits édicules, une partie du bâtiment conventuel (dortoir des moniales avec salle capitulaire) et l'église, dont la charpente est refaite au détriment de la voûte. En 1880, la construction de la ligne ferroviaire du Tonkin, à cinq mètres du chœur, a entraîné le comblement des ouvertures inférieurs de celui-ci et probablement favorisé le délabrement du logement des moniales.