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Église Saint-Pierre

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église

Titre courant

Église Saint-Pierre

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Haute-Savoie (74) ; La Forclaz

Références cadastrales

2023 A 2525

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1829 ; 1961

Description historique

L'église Saint-Pierre de La Forclaz, édifice néo-classique sarde, a été construite en 1829, et consacrée en 1848 - une église primitive étant cependant attestée dès le XIIe siècle. Elle a été rénovée en 1961 par Maurice Novarina (1909-2002) à l'initiative du maire de La Forclaz. Novarina dépouille alors entièrement l'église de son décor intérieur d'inspiration baroque et néo-classique pour obtenir une esthétique très épurée. Il conçoit également une partie du mobilier. La toiture de la sacristie est surélevée pour laisser place sous ses combles à la chaufferie. Les pathologies de l'édifice exigeant plus d'interventions que prévu, les pilastres sont entièrement refaits en ciment, et l'extérieur est laissé en pierres apparentes jointes au ciment au lieu d'être enduites de chaux comme le voulait le projet originel. Le sol de l'édifice, qui devait recevoir un pavement en dalles d'ardoises de Rimogne, est finalement recouvert de marbre rose d'origine italienne. La conception des intérieurs est complétée par les œuvres d'artistes contemporains, Jacint Salvado (1892-1983) pour les vitraux et la grande mosaïque du chœur, et François Hugo (1899-1981) pour le tabernacle, les fonts baptismaux, la porte de la niche des Saintes Huiles, la croix et le chandelier placés dans le chœur.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

L'église de la Forclaz est située au centre du petit village de 230 habitants, non loin de Thonon-les-Bains et de l'abbaye d'Abondance, avec un panorama exceptionnel sur la vallée de la Dranse de Morzine. Le cimetière attenant a été déménagé assez récemment, dans les années 1980. L'édifice est rectangulaire, à nef unique. Il est recouvert d'ardoises, et doté d'un clocher à bulbe au-dessus de la façade. On entre par une porte en chêne cloutée, créée par Novarina, encadrée par le portail ancien de 1829. La nef est constituée de trois travées, à voûtes d'arêtes sardes, et séparées par des pilastres. Les murs intérieurs sont entièrement dénués de décoration baroque, et recouverts d'un enduit de ciment gris-clair, le sol est recouvert de pierre rose. Novarina a également conçu l'autel, situé sur une estrade et séparé de l'assemblée par une grille liturgique, la nouvelle tribune précédent l'entrée (en fer et bois de chêne), les confessionnaux, les bancs et autres objets mobiliers. Les sept vitraux en dalles de verre de Jacint Salvado, relèvent de l'abstraction lyrique ; quant à la composition murale du chœur, semblable à un retable, elle est mi-figurative, mi-abstraite, et est composée de dalles de céramique jointes en mosaïque. François Hugo a également contribué à l'aménagement de l'église, par des objets mobiliers (notamment l'intéressant tabernacle à deux ouvertures), ou par des éléments encastrés dans l'architecture, comme les fonts baptismaux. L'esthétique privilégiée est d'une grande sobriété. Les murs intérieurs sont entièrement dénués de décors, mis à part les statues de la Vierge Marie et de saint François de Sales, seules rescapées de la décoration du XIXe siècle avec le bénitier en marbre rouge de la Vernaz. Ils sont protégés par un enduit de chaux lui-même recouvert de peinture acrylique gris-clair, sauf au niveau de l'entrée, où les pierres ont été laissées apparentes sous la tribune de bois de chêne et fer, à laquelle on accède par un escalier hélicoïdal. Sous cette tribune est logé le confessionnal fait de lattes de chêne. Le sol de l'édifice est recouvert de marbre rose de l'entrée jusqu'au fond du chœur, sauf à l'emplacement situé sous les bancs de l'assemblée, de part et d'autre de l'allée centrale, où on trouve un parquet de chêne. Novarina a également conçu l'autel, situé au sommet de l'emmarchement du chœur ; derrière cet autel se déploie la mosaïque de dalles de céramique de Jacint Salvado, qui prend la place de l'ancien retable. Mi-figuratif, mi-abstrait, il représente selon l'artiste la Trinité. De Jacint Salvado sont également les sept vitraux en dalles de verre, relevant de l'abstraction lyrique. Le chœur est séparé de la nef par une discrète grille liturgique qui permet un échange fluide entre l'espace du célébrant et celui de l'assemblée. Cette fluidité s'exprime également par l'espace laissé autour de l'autel, qui explique la conception du tabernacle de François Hugo : celui-ci, à deux ouvertures, permet d'officier face ou dos à l'assemblée ; en métal repoussé, il est décoré de colombes d'inspiration archaïsante, et de l'Alpha et l'Oméga. Les fonts baptismaux de François Hugo sont encastrés dans le mur jouxtant l'entrée, le couvercle en métal repoussé représente le baptême du Christ par saint Jean-Baptiste. Les bancs de l'assemblée, les sièges de l'officiant et des desservants dans le chœur, sont confectionnés en bois de merisier et rivés au sol par des éléments de granit ou du métal. On notera l'ambon, dont le voile est une tapisserie représentant une vigne, réalisée par Elisabeth Leyris. La sacristie est meublée de placards et tiroirs conçus par l'architecte

Protection et label

Nature de la protection de l'édifice

Inscrit MH

Date et niveau de protection de l'édifice

2023/12/06 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

L’église Saint-Pierre, en totalité, située sur la parcelle n° 2525, figurant au cadastre section A : inscription par arrêté du 6 décembre 2023

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier de protection

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