Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinemusée des arts décoratifs et du design
musée des arts décoratifs et du design
Identifiant du musée
M0066
Nom de la base
Répertoire des musées de France (Muséofile)
Date de dernière modification de la notice
16 décembre 2025
Mentions légales
Musée des Arts décoratifs et du Design de Bordeaux
Nom du musée
Dénomination officielle du musée
musée des arts décoratifs et du design
Nom usuel
Musée des Arts décoratifs et du Design
Autres noms
MADD
Appellation musée de France
Appellation musée de France
Musée de France, au sens du Code du patrimoine, depuis le 17/09/2003
Date de l’arrêté d’attribution de l’appellation
2003-09-17
Adresse
Rue
39 rue Bouffard
Adresse complémentaire
hôtel de Lalande
Code postal
33000
Ville
Bordeaux
Département
Gironde
Région
Nouvelle-Aquitaine
Contact
Téléphone
05 56 10 14 00
Contact générique du musée
madd@mairie-bordeaux.fr
Site internet du musée
madd-bordeaux.fr/
Collection
Thématiques principales
Arts décoratifs ; Mémoire de l'esclavage ; Design ; Beaux-arts ; Histoire
Historique de la collection
En 1878, ayant cédé à l'administration de la Guerre une partie des terrains et des bâtiments de la rue Vital Carles où se trouvait installée la prison municipale, la Ville de Bordeaux acquiert l'hôtel de Lalande pour y placer les services de la police et des mœurs. Une prison sera construite, quelques années plus tard, dans ce qui était le jardin de l'hôtel. L'hôtel de Lalande est ainsi occupé pendant trente-six ans par les services de la police et ce n'est qu'en 1923 que le corps de logis principal est libéré et affecté à l'usage d'un nouveau musée, le « musée d'Art ancien ». L'ancienne prison-dépôt devient dépôt des objets trouvés et le restera jusqu'au second remaniement du musée. Après quelques années de fonctionnement, le musée d'Art ancien est fermé durant la Seconde Guerre mondiale, puis à la fin de celle-ci, réaménagé par le directeur des Archives municipales, Xavier Védère. Ce nouveau musée, dit désormais des « Arts décoratifs », est ouvert au public le 2 juillet 1955. Au fil des ans, l'enrichissement de ses collections - notamment l'ensemble légitimiste, tout à fait unique en son genre, réuni par Raymond Jeanvrot, le don de Marcel Doumézy offrant un remarquable échantillon de la production de faïence fine à Bordeaux au 19e siècle, la dation de céramique bordelaise du 18e siècle entrée en 1978 - a rendu indispensable un agrandissement des surfaces de présentation. Réaménagé entre 1981 et 1984, le musée dispose, en plus des trois étages de l'hôtel - rez-de-chaussée, étage noble et 2e étage, où sont présentées les collections permanentes. L'aile des communs complètement remaniée pour l'installation de la collection Jeanvrot au rez-de-chaussée et une salle d'exposition de 300 m² est aménagée sur deux étages dans l'ancienne écurie et le grenier à foin qui la surmontait. Quant à la prison, dûment réaménagée, elle est aujourd'hui le siège de vastes réserves, opportunément protégées des variations climatiques par des murs épais. Les ateliers et les salles d'animation pour les enfants s'y trouvent également.
Atouts majeurs
On a tenté de retrouver l'atmosphère d'une maison particulière à Bordeaux au 18e siècle, par l'acquisition puis la mise en valeur des éléments qui constituent le patrimoine bordelais en matière d'arts décoratifs (mobilier, céramique, orfèvrerie, verrerie...).
Trois « period room » évoquent l'opulence des intérieurs bourgeois bordelais des 18e et 19e siècles.
Quatre petits salons, situés dans l'aile des communs, traités dans le goût du 19e siècle, sont consacrés à la collection Jeanvrot sur les Bourbons de la Restauration.
Le 2e étage présente le 19e siècle à travers les œuvres des manufactures de Johnston et Vieillard, ainsi que le mobilier des frères Bonie.
Les années 1930 sont abordées avec les céramiques de René Buthaud, les œuvres graphiques de Dupas et Delorme, ainsi que le travail de l'ébéniste bordelais Triboy.
Enfin, la collection Design commence par les années 1950 avec les œuvres du groupe Memphis, de Roland Daraspe et autres artistes.
Thèmes des collections
Art moderne et contemporain (Design XXe siècle) ; Arts décoratifs : Céramique, Mobilier, Orfèvrerie, Verrerie, Autre(s), (Miniatures sur ivoire) ; Beaux-Arts : Dessin, Estampe et Affiche, Peinture, Sculpture ; Civilisations extra-européennes : Asiatiques, Islamiques ; Collections militaires : Armes
Artistes phares
Jean-Baptiste Perronneau ; manufacture Johnston ; manufacture Jules Vieillard & Cie ; René Buthaud (céramiste) ; Alexandre Bigot ; Henri Hamm ; Émile Gallé ; Jean Dupas ; Delorme ; Triboy (ébéniste) ; Pierre Devaux (sculpteur) ; Alexis Boissonnet (céramiste) ; Alphonse Giroux ; Alphonse Giboin ; Émile Decœur ; Hubert Martinet ; groupe Memphis ; Roland Daraspe ; Martin Szekely ; Sacha Ketoff ; Harry Bertoia ; Alessandro Mendini ; Robert Mallet-Stevens ; Céramique d’Art de Bordeaux (CAB) ; Felipe Ribon ; Fabien Cappello ; Jean-Baptiste Fastrez ; Andrea Branzi ; Ron Arad ; Dan Friedman ; Élisabeth Garouste ; Mattia Bonetti
Personnages phares liés à la collection
Daniel Astruc (1863-1950) ; Georges Guestier (1860-1936) ; Édouard Bonie (1819-1894) ; Raymond Jeanvrot (1886-1966) ; Marcel Doumézy
Année de création du musée
1923
Caractéristiques architecturales du musée
Intérêt du bâtiment
Le fastueux archevêque, prince de Rohan, ayant obtenu par lettre patente, enregistrée par le parlement de Bordeaux, l'autorisation du roi de vendre une large partie des terrains de l'archevêché pour subvenir aux frais de la construction du palais Rohan (l'actuelle mairie), Pierre de Raymond de Lalande, chevalier, marquis de Castelmoron et baron de Vertheuil, achète en 1775 un terrain faisant partie de l'ancien apanage des archevêques de Bordeaux, afin d'y faire construire une grande maison. Pierre de Raymond de Lalande est un riche représentant de la noblesse de robe de la ville. Conseiller au Parlement de Bordeaux, il possède également de vastes plantations de café et de canne à sucre à Saint-Domingue. Pour une demeure qu'il souhaite élégante et confortable, il fait appel à l'architecte Etienne Laclotte (1728-1811), figure dominante d'une dynastie de maîtres-architectes et entrepreneurs bordelais particulièrement actifs. Construit entre cour et jardin, l'hôtel de Lalande est achevé en 1779 et immédiatement considéré par le "Guide de Bordeaux " de 1785 comme l’un des plus intéressants et dignes d'être vus.
Protection du bâtiment
Protection de l'espace
Site Inscrit
Voir aussi
Identifiant du musée
M0066
Identifiant du musée
M0066
Nom de la base
Répertoire des musées de France (Muséofile)
Date de dernière modification de la notice
16 décembre 2025
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