Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinemusée de la résistance et de la déportation
musée de la résistance et de la déportation

Identifiant du musée
M0335
Nom de la base
Répertoire des musées de France (Muséofile)
Date de dernière modification de la notice
20 février 2026
Mentions légales
Musée de la Résistance et de la Déportation
Nom du musée
Dénomination officielle du musée
musée de la résistance et de la déportation
Appellation musée de France
Appellation musée de France
Musée de France, au sens du Code du patrimoine, depuis le 17/09/2003
Date de l’arrêté d’attribution de l’appellation
2003-09-17
Adresse
Rue
99 rue des fusillés
Adresse complémentaire
la citadelle
Code postal
25042
Ville
Besançon
Département
Doubs
Région
Bourgogne-Franche-Comté
Contact
Téléphone
03 81 87 83 12
Site internet du musée
www.citadelle.com/fr/le-musee-de-la-resistance-et-de-la-deportation.html
Collection
Thématiques principales
Art moderne et contemporain ; Histoire
Historique de la collection
Le musée de la Résistance et de la déportation est créé à l'initiative d'une ancienne déportée, Denise Lorach. C’est un musée pionnier qui présente à travers ses collections uniques l’engagement résistant et atteste de la réalité concentrationnaire. Les objectifs qui ont présidés à la collecte sont énoncés clairement dans les deux devises qui introduisent la visite : « Ne pas témoigner serait trahir » ; « Ceux qui ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le revivre ».
A partir de 1969, l'Association des amis du musée de la Résistance et de la Déportation fédère résistants et déportés et collecte sur le territoire comtois des archives et des objets témoignant de l'occupation et de la Résistance en Franche-Comté. La qualité du propos historique incitera les nombreux visiteurs, mais également artistes et chercheurs à enrichir les collections au fil des ans. Ce sont des collections soumises aux statuts des musées de France, inaliénables et imprescriptibles. Elles sont dans la très grande majorité des biens affectés émanant presque exclusivement de dons à titre gracieux. Pour toutes les collections intégrées au musée avant la date de leur dévolution à la Ville de Besançon (de 1969 à 2001), on parle de cessions (au franc symbolique) puis de dons après 2001.
Une des caractéristiques du musée est l’hétérogénéité apparente des collections (dessins, objets, affiches, photographies, livres et brochures, cartes et plans). Toute la richesse du musée provient aussi bien de ces collections « muséales » que des archives qu’il conserve. Collections et archives se renseignent et s’illustrent les unes les autres et cette complémentarité est l'une des singularités et l'une des forces du musée. Les collections révèlent la diversité des donateurs (associations ou privés), des origines (français, étrangers), des thématiques et de l’intérêt qu’elles suscitent pour différents territoires, du local à l’international (européen notamment).
La collecte a été engagée sur les deux axes forts que sont la Résistance et la déportation, souvent consécutifs dans les parcours individuels. La Résistance apparaît comme un axe de collecte structurant, documentant l'organisation de la résistance intérieure dans ces différents aspects (mouvements et réseaux) aussi bien que la Résistance extérieure. La spécificité géographique de la région, à la confluence de toutes les zones d'occupation permet d'illustrer toutes les actions de résistance : presse clandestine (petite imprimerie, et collections d'originaux de cette presse et des tracts), passage (carnets de passeurs, faux papier), maquis dont les maquis école Périclès, actions armées. La répression subie par les résistants est largement évoquée également par les collections : affiche de condamnation, dernières lettres de fusillés, objets témoignant de la survie en prison. Pour ceux qui échappent à la condamnation sur le sol français c'est le départ vers l'inconnu de la déportation. En témoignent ces petits billets jetés des trains attestant de la présence de l'être aimé dans tel ou tel convois. Lors de la conception du musée, les rencontres et les contacts pris par Denise Lorach ont orienté la collecte vers des pièces en lien avec la déportation NN (Nacht und Nebel, nuit et brouillard), une déportation par mesure de répression, ce qui a contribué à forger l’identité du musée. Les collections liées à la déportation témoignent surtout ce type de déportation par mesure de répression (incluant la déportation NN) plutôt que la déportation ayant trait à la Solution finale : témoignages fragiles que sont les dessins et objets réalisés au camp pour conserver un peu d'humanité, faire un présent à un camarade, se remémorer le moment le passé ou l'on mangeait à satiété (petits carnets de cuisine) ou conserver une vie spirituelle (chapelet ou ciboire confectionné au camp).