Intérêt du bâtiment
Au Moyen Âge, le quartier épiscopal de Meaux s'étend du transept nord de la cathédrale Saint-Étienne jusqu'aux remparts de la ville. Comme son nom l'indique, ce quartier est réservé à l'évêque, au chapitre des chanoines de la cathédrale et à leur entourage laïc ou ecclésiastique. La cité épiscopale présente encore la physionomie qu'elle avait au XVIIIe siècle. Cependant, des éléments architecturaux variés, appartenant à des périodes historiques différentes, entrent dans la constitution de ses édifices. Les éléments les plus anciens remontent à la seconde moitié du XIIe siècle (salles basses du palais épiscopal). Jusqu'à la Révolution française, la cité épiscopale de Meaux conserve une fonction religieuse par excellence, quartier ecclésiastique jouxtant la ville laïque. Cette fonction perdure encore pendant le XIXe siècle. En 1905, la loi sur la séparation des Églises et de l’État, fait passer ce patrimoine historique à l’État. En 1911, sous l'impulsion du maire, Georges Lugol, la Municipalité fait l'acquisition du palais épiscopal et de ses dépendances (jardin et remparts), pour les réaménager et les ouvrir au public. Pendant que le jardin reprend l'aspect qu'il avait au temps de Bossuet, les salles du palais retrouvent, les unes leur beauté architecturale du XIIe siècle, les autres leurs belles proportions du XVIIe ou leur grâce du XVIIIe.
Les principaux éléments architecturaux qui composent la cité épiscopale sont : le vieux chapitre, le palais des évêques, et enfin le jardin Bossuet surplombé au nord par le jardin des remparts.
Les collections de beaux-arts sont présentées au premier étage. Des tableaux et objets réunis dans l'ancien cabinet de travail de l'évêque Bossuet, témoignent de l'admiration que la postérité lui porte. Les salles basses du XIIe siècle accueillent les expositions temporaires ainsi que les collections archéologiques de la Ville de Meaux.
Depuis le début du XXe siècle, c'est à une fonction culturelle et patrimoniale que la cité épiscopale de Meaux est destinée. Fonction sans doute différente du passé, mais toujours intimement liée à la riche histoire de notre ville et de son patrimoine.