Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinemusée de la lutherie et de l'archèterie françaises
musée de la lutherie et de l'archèterie françaises
Identifiant du musée
M0538
Nom de la base
Répertoire des musées de France (Muséofile)
Date de dernière modification de la notice
16 décembre 2025
Mentions légales
Musée de La Lutherie
Nom du musée
Dénomination officielle du musée
musée de la lutherie et de l'archèterie françaises
Catégorie de musée
musée de site ; musée en milieu rural
Appellation musée de France
Appellation musée de France
Musée de France, au sens du Code du patrimoine, depuis le 02/08/2002
Date de l’arrêté d’attribution de l’appellation
2002-08-02
Adresse
Rue
cours Stanislas
Code postal
88503
Ville
Mirecourt
Département
Vosges
Région
Grand Est
Contact
Téléphone
03 29 37 81 59
Contact générique du musée
contactmusee@ccmirecourtdompaire.fr
Site internet du musée
www.musee-mirecourt.fr/
Collection
Thématiques principales
Arts décoratifs ; Ethnologie ; Technique et industrie
Historique de la collection
A Mirecourt, il existe une tradition de fabrication d’instruments à cordes et d’archets depuis trois siècles au moins. C’est aussi dans cette petite ville des Vosges que de nombreux artisans et ouvriers français ont appris ces deux savoir-faire – la lutherie et l’archèterie - pour ensuite exercer leur métier sur place ou ailleurs en France et à l’étranger. Aujourd’hui la seule école en France où est enseigné l’art de fabriquer des violons, altos et violoncelles est à Mirecourt.
De 1972 à 1984, Jacques Bernard (1919-1992), luthier exerçant à Liège, rassemble tant des instruments de musique que des accessoires, ouvrages de musique et de lutherie que des enseignes, outils et autres documents iconographiques, visant à réunir à Mirecourt un ensemble témoin de la lutherie française. De 1984 à 1990, l'association PROMIFI développe son action vers les témoins des manufactures et ouvre une section dédiée aux instruments de musique mécanique. De 1991 à nos jours, la conservation s'emploie à compléter l'ensemble des collections de façon à constituer des lots représentatifs souvent liés par un patronyme. Un véritable fonds iconographique a été réuni, le fonds socio-technique s'est enrichi d'objets rares. Les acquisitions onéreuses sont concentrées sur les pièces de première qualité. Le réseau de collecte s'appuie sur les professionnels de la lutherie réunis dans les organisations suivantes : Groupement des Luthiers et Archetiers d'Art de France (G.L.A.A.F.), Association des Luthiers et Archetiers pour le Développement de la Facture Instrumentale du quatuor (A.L.A.D.F.I.), Entente Internationale et les Amis du musée de la Lutherie.
Atouts majeurs
Fonds instrumental : quatuor à cordes (violon, alto, violoncelle, contrebasse, et archets correspondants), guitares (baroque, romantique, classique, moderne), mandolines (rondes, plates, mandole, mandolone), vielle à roue, instruments hybrides (instruments fabriqués en temps de guerre, instruments expérimentaux), instruments de musique à vent, miniatures (quintet, mandoline).
Fonds socio-techniques : mobilier (bancs, établis, ratelier, meules, poëles), petit outillage (rabots, pieds de roi, réglets, canifs, pots-à-colle, modèles, gabarits, béquets...), accessoires (chevalets, cordiers, chevilles, piques, colophanes, couvre-cordes, sourdines, cordes, diapasons...), gros outillage (presses à étuis, four à mouler), pièces en blanc (têtes, tables, fonds en cours de réalisation), vernissage (pots, terre, gomme).
Fonds iconographique : photographies des pièces en collection, photographies de luthiers, tableaux.
Thèmes des collections
Arts décoratifs (objets d'art) ; Ethnologie : Métiers et Outils ; Histoire : Histoire locale et régionale ; Musique : Instruments
Artistes phares
À côté de quelques témoins de la facture instrumentale des XVIIe et XVIIIe siècles ; les violons signés par les deux grands luthiers français ; Nicolas Lupot (1820) et Jean-Baptiste Vuillaume (1855) ; côtoient ; pour illustrer la diversité des productions du XIXe siècle ; le violoncelle d’Augustin Claudot (vers 1840) ; la contrebasse d’Auguste-Sébastien Bernardel (1848) ; les archets d’Étienne Pajeot (1791-1849) ; François-Nicolas Voirin (1833 – 1885) et Charles Nicolas Bazin (1847 – 1915) et la collection de guitares telles celles des Mast ; Beau ; Breton ; Marchal ; Roudhloff ; Petitjean ; Coffe Goguette. Pour le XXe siècle ; le violon issu de l’atelier des artistes de la manufacture Laberte (1914) ; l’archet d’Émile-François Ouchard (vers 1925) ; le violoncelle de Joseph Aubry (1936) et le violon de Jean Bauer (1955) sont quelques exemples parmi ceux conservés au musée.
Caractéristiques architecturales du musée
Intérêt du bâtiment
Ancienne scierie à bois de lutherie réaménagée. Avant d’être utilisé dans la fabrication des instruments et accessoires, le bois était stocké pendant plusieurs années pour sécher dans un endroit aéré et à l’abri du soleil. Dans l’espace d’exposition actuel, les petites ouvertures à claire-voie sous les grandes poutres de charpente, autrefois ouvertes, permettaient alors à l’air de « circuler » et au bois de sécher. L’installation du musée dans ces lieux en 2005 est donc un peu un retour aux origines.
Protection de l'espace
Site patrimonial remarquable.
Voir aussi
Identifiant du musée
M0538
Identifiant du musée
M0538
Nom de la base
Répertoire des musées de France (Muséofile)
Date de dernière modification de la notice
16 décembre 2025
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Musée de La Lutherie
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