Historique de la collection
En 1864, dans la mouvance des impulsions générées par l'Exposition Universelle de 1851, la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon crée le musée d'Art et d'industrie. C'est en 1890 que la thématique se centre sur les tissus. Le musée des Tissus est ainsi né, sous l'impulsion de son fondateur Edouard Aynard, collectionneur, homme politique, banquier et président alors de la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon. Les collections sont enrichies par d'importants dons, legs et acquisitions. De 1914 à 1917, les collections sont mises à l'abri à Lyon, à la Condition des Soies. En 1939, on ferme le musée et les collections sont évacuées dans les châteaux de Chamousset, puis de Bagnols, et enfin de la Bastie d'Urfé. A leur retour, en 1945, la Chambre de commerce décide de transférer le musée historique des Tissus dans l'hôtel de Villeroy. Le musée, inauguré le 4 décembre 1950, est un véritable conservatoire de l'histoire du tissu, tant par l'étendue géographique des pays représentés, que par les périodes couvertes. Les collections sont organisées selon deux grands pôles, l'Orient et l'Extrême-Orient d'une part, et l'Occident, d'autre part.
Le musée consacré aux collections "Arts décoratifs" est inauguré en 1925 dans un bâtiment offert par une société à la Chambre de commerce et de l'industrie de Lyon.
Après une période difficile, le musée entame aujourd'hui sa renaissance avec un programme ambitieux de rénovation générale des bâtiments et un nouveau PSC. Le musée des Tissus et des Arts décoratifs est porté par un groupement d'intérêt public composé de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d'Industrie Lyon Métropole–Saint-Étienne–Roanne et l'Union Interentreprises Textiles Auvergne-Rhône-Alpes.
Le musée a fermé ses portes au public le 30 avril 2021 pour travaux, afin d'entamer sa renaissance comme grand musée du XXIe siècle. Le patrimoine existant sera préservé et embelli. Une rénovation des deux hôtels particuliers, de Lacroix-Laval dans un premier temps, puis de Villeroy, est prévue, ainsi qu’une extension des bâtis et une réorganisation de l’espace.
Les nouvelles constructions permettront de joindre les deux résidences. Une unité entre les bâtiments sera créée. L’architecte ajoute un bâtiment drapé de verre qui entoure les façades et rappelle un tissu qui flotterait dans l’air, créant un écrin pour les hôtels du XVIIIe siècle.
Plus ouvert sur la rue, le musée prendra une place importante dans la vie de la presqu’île de Lyon.
Le musée a entrepris, depuis quelques années, un important travail de réorganisation de ses trois collections (arts décoratifs, textile et bibliothèque & arts graphiques).
S’il s’est toujours affirmé comme un pôle de ressources sur les collections textiles, il entend aujourd’hui renforcer et asseoir son statut de référence à l’échelle internationale.
Sa richesse patrimoniale sans égal, témoin de notre histoire lyonnaise, sera nourrie par les échanges avec les scientifiques, les historiens et les industriels de la filière, et résolument tournée vers l’avenir des collections textiles dans le monde.
Le nouveau musée s’organisera autour de plusieurs espaces :
- un parcours de visite, avec une rotation des collections textiles associées aux arts décoratifs, afin de les préserver pour les générations futures (la pollution, la lumière…étant autant d’éléments qui les fragilisent) ;
- un plateau modulaire de 1.000 m² consacré aux expositions temporaires, mais également à des résidences d’artistes et des ateliers de création ;
- des lieux dédiés aux besoins des visiteurs (approfondissement des savoirs, enseignement, convivialité, etc.) ;
- un pôle de recherche scientifique textile doté d’un centre de conservation et de restauration, expérimentant de nouveaux modes de restauration, de montage ou de mannequinage (l’art de sublimer le costume). En lien avec le CIETA, les analyses techniques et le centre de documentation, ce pôle est un lieu de ressources exceptionnel.