Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinemusée de la nacre et de la tabletterie
musée de la nacre et de la tabletterie

Identifiant du musée
M1117
Nom de la base
Répertoire des musées de France (Muséofile)
Date de dernière modification de la notice
12 janvier 2026
Nom du musée
Dénomination officielle du musée
musée de la nacre et de la tabletterie
Appellation musée de France
Appellation musée de France
Musée de France, au sens du Code du patrimoine, depuis le 23/06/2008
Date de l’arrêté d’attribution de l’appellation
2008-06-23
Adresse
Rue
51 rue Roger Salengro
Code postal
60110
Ville
Méru
Département
Oise
Région
Hauts-de-France
Contact
Téléphone
03 44 22 61 74
Contact générique du musée
contact@musee-nacre.fr
Site internet du musée
musee-nacre.fr
Collection
Thématiques principales
Arts décoratifs ; Ethnologie ; Histoire ; Technique et industrie
Historique de la collection
Les collections d'objets conservés au musée de la Nacre et de la Tabletterie ont été rassemblées au fur et à mesure d'une histoire discontinue, en même temps que se réalisait le projet du musée. Les principaux organismes ayant contribué à constituer des collections d'un intérêt significatif pour les mettre à la disposition du musée au moment de sa création étaient : la mairie et la Maison des Jeunes et de la Culture de Méru, l'Association des « Amis du musée du travail de la nacre », l'écomusée des Pays de l'Oise et le District des Sablons. La mairie et la MJC de Méru étaient elles-mêmes détentrices d'un certain nombre d'objets, inventoriés de façon exhaustive par l'Association AEPTES en 1994. Le fruit de ce travail associatif est une liste complète et détaillée de machines et d'objets, établie en Octobre 1994, et présentée en deux parties intitulées respectivement : « Inventaire Matériel/Objet MJC » (28 fiches/objets en notre possession aujourd'hui) et « Liste et photos des objets présentés dans les vitrines de la MJC de Méru - Complément à l'inventaire des machines et objets entreposés à la MJC et dans l'usine Méruvienne en vue de la réalisation d'un musée de la boutonnerie et de la tabletterie ». Ces deux collections sont regroupées d'emblée parce que, bien qu'appartenant à deux propriétaires distincts, elles sont à l'origine stockées dans le même lieu. Elles contiennent :
- de nombreuses machines de boutonnerie (tours à découper, tours à mécher, tours à percer…) représentatives de l'activité industrielle de 1920 à nos jours ;
- un échantillonnage de produits fabriqués dans la région, néanmoins insuffisant pour présenter la diversité des fabrications locales ;
- un atelier complet de dominotier en fonctionnement (ancien atelier Tartare) ;
- une collection de mobilier réalisé par M. Troisœufs.
L'ensemble de ces objets présente l'avantage d'être déjà inventorié et d'être dans un état de conservation satisfaisant. Mais il ne constitue pas un fonds suffisant pour créer le futur musée, d'autant qu'il est lacunaire en éléments mobiliers tels qu'établis, meubles de rangement, poulies, courroies de transmission... La mise à disposition de ces collections appartenant à la MJC de Méru fit autrefois l'objet d'une convention de dépôt de longue durée au MNT, et nous sommes actuellement en négociation avec cet organisme (échange sous la forme d'une subvention aux associations…) pour obtenir la pleine propriété de ce dépôt, à savoir 378 pièces. On pourrait penser, après avoir parcouru l'historique de la genèse du MNT, que la majorité des objets constituant la collection du musée proviendrait de l'Association des « Amis du musée du travail de la nacre », puisqu'elle s'était explicitement constituée à dessein. Ses collections d'une grande richesse étaient constituées d'une vaste série d'objets et de machines sur la tabletterie et la boutonnerie, ainsi que par des ateliers de boutonniers et de tabletiers complets (machines, mobilier, outillage, poulies…), et enfin par une très belle collection d'objets précieux de tabletterie et de boutonnerie. A la lecture de l'étude de faisabilité sommaire pour un musée de la nacre produite par l'écomusée du Beauvaisis, en Juillet 1990, il semble que plusieurs points précis aient toutefois empêché la contribution de cette association au nouvel établissement. En effet, malgré les tentatives répétées des chargés de mission de l'écomusée et de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Picardie, il ne fut pas possible de disposer d'un inventaire précis, d'une liste ou d'une description des objets et des documents possédés par cette Association. Ses représentants actifs disposaient pourtant de toute évidence d'un matériel important qu'ils ne manquaient pas d'exposer lors de présentations temporaires. Bien souvent, ils emportaient des objets facilement manipulables et de petites dimensions, à l'exclusion du matériel lourd (machines) plus difficile à transporter. Bien que les objets présentés soient d'une grande qualité, leur appartenance n'était pas précisée, et il semblait délicat de faire la part entre la propriété de l'Association et la propriété privée des membres ou des sympathisants. Quant au matériel plus lourd, il était la plupart du temps entreposé chez des particuliers, et la consultation de ces objets par les chargés de mission de l'écomusée en était rendue impossible. Enfin, le dépôt des objets de l'Association était à l'époque soumis à de nombreuses conditions et exigences de la part de ses membres, comme l'obtention d'un local de stockage en préalable à toute forme d'inventaire précis. L'ensemble de cette situation peu claire, fit que les collections de l'Association ne furent pas mises en dépôt au MNT à sa création. Néanmoins, pour ne pas priver le nouvel établissement de telles richesses, alors qu'elles avaient clairement été prises en compte dès le départ pour constituer les collections du musée, le District des Sablons se porta acquéreur de certains des plus beaux objets de la collection de l'Association (environ 120 pièces). Il s'agit essentiellement d'objets de tabletterie de luxe en nacre (boucles de ceinture, porteplumes, jumelles, éventails...). Le District des Sablons fit placer à son tour ses acquisitions en dépôt au MNT. L'EPO possédait également quelques objets de collections, notamment des machines et du mobilier de boutonnerie, ainsi que des objets de tabletterie, mais en des quantités peu importantes. Réunies avec les acquisitions effectuées par le District des Sablons, elles permirent néanmoins de constituer, dans un premier temps, un ensemble cohérent et significatif de l'activité tabletière. Les pièces rassemblées étaient suffisamment nombreuses pour illustrer les différents espaces du musée, et la redondance de certaines machines permit également d'en conserver quelques-unes en l'état et d'utiliser les autres dans la reconstitution des ateliers.