Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Martin
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Soucy ; rue de l'Eglise ; église paroissiale Saint-Martin
02729
Anciennement région de : Picardie
Villers-Cotterêts
Eglise (rue de l')
Église paroissiale Saint-Martin
IA00067122
En village
Il existe peu de documents relatifs à l'histoire de l'ameublement de l'église avant la fin du 18e siècle. Pour l'Ancien Régime, son évolution ne peut donc être abordée qu'à l'aide des objets et meubles subsistants. L'édifice présente la particularité d'avoir conservé un certain nombre d'éléments architecturaux médiévaux (chapiteaux de la nef, enfeus de la base du clocher) et des traces de peinture murale, tandis que de nombreuses réfections les ont souvent fait disparaître dans les églises environnantes. Mais surtout, elle possède encore un exceptionnel autel table médiéval, sans équivalent pour ce doyenné. Contrairement à d'autres édifices, la Renaissance n'est présente que grâce à un Christ en croix et à deux statues qui ont sans doute composé une poutre de gloire. Le 3e quart du 17e siècle voit le renouvellement du décor des deux autels (retables et tableaux). Cette modernisation explique probablement l'absence de mobilier du 18e siècle, si nombreux dans la plupart des églises voisines. A la fin de 1793 et au début de 1794, la municipalité remet au district de Soissons les vases sacrés, les objets en cuivre ou en fer, les linges et les tissus d'or et d'argent. En 1805, le curé qui dresse l'état de sa paroisse précise que l'édifice vient de bénéficier de grosses réparations et décrit un mobilier qu'il juge en bon état et décent, même si l'ostensoir est en fer blanc et les vases sacrés en étain. Pendant une grande partie du 19e siècle, la municipalité se consacre surtout à réparer l'édifice, fissuré en plusieurs endroits. L'église n'est qu'une annexe, desservie par le curé de Vivières, et son mobilier est moins renouvelé qu'ailleurs, même si une nouvelle cloche et des bancs sont installés dans les années 1870. Vers 1895, le desservant signale qu'il n'existe ni table de communion, ni chaire, ni chemin de croix ; le confessionnal, peu convenable, vient d'être enlevé ; quant aux vases sacrés, seule leur coupe est en argent. A l'issue de la Première Guerre mondiale, les objets et les ornements manquants ou endommagés, sont remplacés grâce à l'oeuvre de secours aux églises dévastées des régions envahies (ornements, canons d'autel, calice, burettes, encensoir, sonnette, etc.). Dans le courant du 20e siècle, n'ont été acquis que les objets et meubles indispensables, et toujours avec la plus grande modestie.
Propriété de la commune ; propriété d'une association diocésaine
Présentation du mobilier
Vantaux (2) ; chapiteaux (8) ; lambris de demi-revêtement ; litre ; tableaux commémoratifs des morts (2) ; enfeus (3) ; dalle funéraire ; verrière ; fonts baptismaux ; bénitier ; bancs de fidèles (21) ; fauteuil de célébrant ; stalle ; tabouret de chantre ; tabourets d'église (2) ; chasublier ; brancard funéraire ; brancard de procession ; chandelier des Ténèbres ; chandelier pascal ; couronne de lumières ; chandeliers d'autel (8) ; pupitre d'autel ; calice ; patène ; plateaux de communion (2) ; navette à encens ; seau à eau bénite ; goupillon ; plats à quêter (2) ; croix de procession ; baiser de paix ; chemin de croix ; chandeliers d'église (2) ; chape ; chasubles (4) ; étole ; manipule ; consoles (2) ; lampe ; statues (9) ; peinture monumentale ; estampes (3) ; livres (2) ; cloche
1993
1993
Conseil régional Hauts-de-France - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 21 mail Albert-Ier 80000 Amiens