Plaque commémorative
Plaque commémorative romaine (disparue) : inscription votive au dieu Auguste et au dieu Volkanus
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Saint-Quentin ; Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
02691
Saint-Quentinois
Saint-Quentin
Ancienne collégiale royale, actuellement basilique Saint-Quentin
En ville
Jusqu'en 1917 pilier de la quatrième travée du collatéral sud du chœur
Taille de pierre
Plan (rectangulaire vertical) ; encastré
Marbre (monolithe, noir) : taillé, gravé
La plaque votive était en marbre, de couleur noire. De forme rectangulaire, elle comportait une inscription gravée. Elle était encastrée dans le pilier de la quatrième travée du collatéral sud du choeur.
Dimensions fournies par la documentation MH : h = 40 ; la = 35.
Oeuvre détruite
Lors de sa découverte, il manquait les parties droite et inférieure de la pierre. La plaque a été détruite ou a disparu au cours de la Grande Guerre.
Inscription (gravé, sur l'oeuvre, latin, incomplet, connu par document)
Les parties manquantes de l'inscription ont été restituées à la fin du 19e siècle par des épigraphistes. Le texte conservé était le suivant : [.]VM . AVG . D[...] / KANO . CIVIT . VI[...] / C . SVICCIVS . LA[...] / SAC . ROM . ET . AV[...] / PRAEF . L . VIII . CV[...] / CIVITATIS . SVE[...] / QVISITOR . GA[...] / GATVS [...]. Il devenait, après restitution : [N]VM . AVG . D[EO . VOL] / KANO . CIVIT . VI[ROMAND] / C . SVICCIVS . LA[TINVS] / SAC . ROM . ET . AV[G . P. P .] / PRAEF . L . VIII . CV[RATOR] / CIVITATIS . SVE[SS . IN] / QVISITOR . GA[LL . LE] / GATVS [...]. En tenant compte des abréviations, le texte devient : Numini Augusti, deo Volkano civitatis Viromanduorum, Caius Suiccius Latinus, sacerdos Romae et Augusti, primus pilus, praefectus legionis octavae, curator civitatis Suessionum inquisitor Galliarum, legatus [...]. La traduction donne : Au dieu Auguste et au dieu Volkanus de la cité des Viromandues, Caïus Suiccius Latinus, prêtre de Rome et d'Auguste, centurion du premier rang, commandant de la huitième légion, curateur de la cité des Suessions, contrôleur général de l'impôt des Gaules, légat [...].
Suiccius Latinus Caius (commanditaire)
2e moitié 2e siècle ; 1er quart 13e siècle (?) ; Haut-Empire
Cette oeuvre est découverte en juillet 1870, dans un massif de fondation derrière l'autel de la crypte, à l'occasion de travaux réalisés sous la direction de l'architecte Pierre Bénard. Il s'agit d'un fragment d'une dédicace votive en latin, gravée sur une plaque de marbre noir. L'inscription étant très lacunaire, les recherches de spécialistes en épigraphie, tels Héron de Villefosse, conservateur des Antiquités au Louvre, et Hischfeld, de l'Académie de Berlin, permettent d'en proposer une restitution fiable. La forme des lettres incite à la dater de la seconde moitié du 2e siècle de notre ère ou du début du 3e siècle. Ce texte mentionne le commanditaire de l'oeuvre, Caïus Suiccius Latinus, personnage investi de hautes fonctions religieuses, militaires et administratives. Néanmoins, contrairement à l'opinion émise au 19e siècle, la présence de cette pierre ne permet pas de supposer l'existence d'un temple antique sur le site même de la collégiale. Rien n'est venu corroborer cette hypothèse et il est plus probable que la présence de cette inscription résulte d'un emprunt à un proche monument. Cette pierre a été encastrée en 1900 dans le pilier droit de la quatrième travée du collatéral sud du choeur. Elle a disparu pendant la Première Guerre mondiale, probablement emportée par l'armée allemande.
Propriété de la commune
classé au titre immeuble
À signaler
Sous-dossier
Ensemble des monuments funéraires et commémoratifs de la basilique
IM02004644
2001
2008